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La forêt. Perceptions et représentations
Corvol Andrée ; Arnould Paul ; Hotyat Micheline
L'HARMATTAN
44,50 €
Épuisé
EAN :9782738453525
Notre société a oublié que la forêt avait et a toujours pour vocation de produire du bois, qu'il fut longtemps la seule Source de chaleur et un matériau de première importance. La forêt étai(aussi considérée comme un espace nourricier. On y traquait les bêtes fauves et le menu gibier. On y menait paître les chevaux et les bovins. On y prenait des herbes, des champignons. On y cueillait des fruits. Cet héritage-là, oui, nous l'avons gardé : nous voyons ainsi dans la Foret une étendue qui fournit des biens précieux, un couvert qui abrite le bien suprême : la liberté. Et pourtant, l'emploi de ses richesses fut toujours plus ou moins réglementé : gare à qui les dérobait ! Et pourtant, les hors-la-loi, infâmes larrons ou pauvres persécutés, s'y regroupaient. Voilà le legs de nos ancêtres. Le monde contemporain a recueilli ces perceptions, les modifiant, les amputant. La Forêt demeure le vert paradis, des amours enfantines ou non. Elle devient le terrain de prédilection des sportifs. A l'aube du XXIe siècle, d'après les sondages, elle ne serait plus une formidable machine à fabriquer du bois. Au mieux semble-t-elle purger l'atmosphère du gaz carbonique. Mais le lien entre les deux n'est pas vu, à savoir le cycle du carbone. L'homme moderne accepterait de dispenser ses forêts de tout prélèvement. Il prêche ainsi le bon exemple, lui qui gémit sur les forêts tropicales et défend ce poumon qu'offrirait l'Amazonie. L'industrie réclame des grumes, des panneaux, des papiers ? Qu'on les importe ! Les immenses forêts nordiques ne sont-elles pas là pour ça ? Avec cette conception simpliste, les forestiers canadiens et scandinaves ont de beaux jours devant eux, alors que les sylviculteurs français éprouvent des inquiétudes croissantes, qu'ils soient propriétaires publics, collectifs ou particuliers. Eux voudraient bien que leurs efforts pour entretenir et améliorer les bois soient enfin reconnus et correctement rétribués. La Forêt suscite donc plus que jamais des images contradictoires. Leur écheveau demeure complexe, embrouillé, et c'est sur sa structure que le présent ouvrage invite à réfléchir. Comment voyons-nous la forêt, les forêts ? Quels éléments sont privilégiés ? Pourquoi les représentations en font-elles un étrange kaléidoscope, un puzzle éclaté ?
L'arbre grandit et grossit, dépérit, brûle ou casse (on l'a encore constaté en janvier 2009 dans le Sud-Ouest de la France). Ces phénomènes reflètent le nombre des années ou la colère des cieux. Voilà 400 millions d'années qu'il démontre ses capacités évolutives. Il connaît le sort de tous les vivants: l'éloignement des anciens conditionne le développement des jeunes - leçon de tout temps difficile à admettre. Mais si les individus meurent, l'espèce demeure. Pourtant, inerte, l'arbre semble immuable, immortel même. Son espérance de vie excède celle des hommes et des animaux. Comment imaginer qu'un sujet si familier puisse disparaître? Comment ne pas honorer un individu très vieux? Comment ne pas lui attribuer des pouvoirs extraordinaires? Comment ne pas conserver, parfois à tout prix, ce témoin de notre existence? Il la rappellera peut-être lorsqu'elle sera éteinte. Jadis, les arbres furent des dieux ou des messagers. Naguère, ils fournissaient de quoi soulager les gens souffrants, combattre les maladies, éviter le malheur, obtenir le bonheur. Hier encore, en plantant un arbre, l'homme célébrait la naissance et le mariage; il espérait la prospérité de la famille et la tranquillité de l'au-delà. Mais aujourd'hui, victimes des pollutions et des déboisements, les arbres n'écartent plus tous les maux de la terre: ils les dévoilent. Sans conteste, l'arbre est un objet d'histoire fascinant. Cette histoire-là, trop mal connue du public, réserve des surprises innombrables et est souvent plus prenante que celle de beaucoup de personnes ou de collectivités humaines. Biographie de l'auteur Directrice de recherche au CNRS, présidente du Groupe d'histoire des forêts françaises (CHEF), spécialiste de l'histoire des forêts et de la place du bois dans la civilisation occidentale, Andrée Corvol a déjà publié, chez Fayard, en 1987, L'Homme aux bois. Histoire des relations de l'homme et de la forêt (XVIIe - XXe siècle).
La Marine, des siècles durant, fut tributaire de la fourniture en bois, qu'il s'agisse des mâts, des coques, des contenants. Le métal ne servait qu'à renforcer le vaisseau ou à accroitre sa glisse. Les étapes d'une substitution, somme toute tardive, montrent qu'à l'heure même de la révolution industrielle les architectes navals n'estimaient pas périmé l'emploi du bois. Ce mode de construction avait donc ses avantages, des inconvénients aussi. Il imposait ses règles aux administrateurs et aux propriétaires, le bois étant considéré comme matériau stratégique. Les populations riveraines des forêts soumises à de telles contraintes dénonçaient les restrictions apportées à leur liberté d'en user et craignaient que des excès de prélèvement n'entraînassent quelque jour une grave pénurie. L'édification d'une marine. La Marine dépend de l'approvisionnement en bois, jusqu'au milieu du XIXe siècle même si des pays comme l'Angleterre et la France engagèrent plus tôt que d'autres le processus de substitution. Le livre présente ce que furent ses exigences en qualité et en quantité, les techniques de construction, la diffusion des innovations, le coût et le financement des programmes, le maniement et la fiabilité des navires. La prospection du territoire. Une nation bien dotée en bois de marine est favorisée au regard de celle obligée d'en importer. Dans l'un et l'autre cas, des infrastructures sont nécessaires pour l'acheminer, l'entreposer et le conserver. Comment est conduite la sélection ? Quels sont les circuits d'approvisionnement ? Quels sont les aménagements routiers, fluviaux ? Quels volumes accueillent les arsenaux ? Quels traitements y sont employés ? La garantie des livraisons. En vue d'une politique extérieure ambitieuse, les gouvernements maintiennent des réserves sur pied importantes ; ils défendent aussi les voies d'importation. Il y a là une dimension géostratégique de premier plan, sans parler de l'observation des méthodes et des expériences adverses. Le livre révèle le recrutement des ingénieurs navals et la nature des périmètres d'approvisionnement. Les effets sur le patrimoine. Les contraintes que les Etats ont imposées aux propriétaires forestiers comme aux pays fournisseurs ont-elles contribué au passage bois-métal ? Quelle part tient dans cette conversion les recherches en matière de performance ? de longévité? Quelles forêts naquirent des politiques navales ? Comment évoluèrent celles qui furent intégrées aux périmètres d'approvisionnement ? Et celles qui cessèrent de l'être ? On le voit, l'ouvrage concerne autant les passionnés de la Marine que les amoureux de la Forêt.
On a souvent abordé l'extrême sensibilité du second XVIIIe siècle, celui des " torrents " de larmes et des rires "en cascade". Ce vocabulaire témoigne de l'imbrication des phénomènes naturels et des sentiments humains. On a aussi beaucoup glosé sur le spleen des jeunes, leur désenchantement lorsque s'écroule le rêve impérial alors qu'aucun grand dessein ne se profile plus à l'horizon européen. On n'a guère discuté en revanche des fils tissés d'une période à l'autre tant la cassure de 1789 focalisait l'attention. Là est l'originalité de cet ouvrage, éclairer différemment les réalités françaises. Le projecteur révèle des spectacles inouïs pour les générations antérieures et dévoile l'ordonnancement d'une France unifiée, d'une Europe conquise. Y contribuent tous ceux qui lancent des ponts, percent des canaux, ouvrent des routes. Ils brisent l'isolement. Ils façonnent les villes. Ils incarnent le Progrès. Celui de la technique. Celui de l'homme. L'homme régénéré, voilà qui inquiète aujourd'hui mais hier, qu'en était-il ? Cet homme nouveau que les politiques annonçaient, ils ne le concevaient que dans le cadre d'une Nature revigorée, une nature qui mérite d'être protégée, une nature, aussi, où chacun exprime sa récente liberté. Cette liberté qui signifie jouir de ses biens ne compromet-elle pas le bien de tous, cette Nature dont on entrevoit déjà la fragilité ? Toutes les angoisses actuelles sont au rendez-vous du VXIIIe siècle finissant. Les réponses du XIXe siècle sont hésitantes, contradictoires. Elles préfigurent plus d'une fois les attitudes présentes : profiter de la Nature tout en la préservant mais sans réviser modes de vie et de pensée. La nature en révolution invite donc le lecteur à regarder agir ses ancêtres, lesquels ont cru qu'il suffisait de le vouloir pour embellir le monde et ses habitants.
Longtemps, la forêt a été considérée comme hostile aux déplacements et aux combats d'une année régulière. Aussi les populations qui y menaient des actions de guérilla étaient-elles réputées farouches. Mieux valait éviter le couvert des arbres et choisir comme terrain d'opération un espace découvert. D'où l'idée que les forêts renforçaient la défense naturelle que constituaient fleuves et montagnes. On a vu pendant la Seconde Guerre mondiale que l'obstacle se franchissait dès qu'existait une route. On a déploré alors l'inefficacité des leçons prodiguées tant parle XIXe siècle que par le premier conflit mondial. Le legs des guerres anciennes, de l'Antiquité à la Révolution, est toujours perceptible, qu'il s'agisse des mentalités ou des paysages. Pourtant, les forêts actuelles ne pourraient arrêter une armée régulière : le soldat est entraîné aux méthodes de guérilla ; les techniques de bombardement anéantissent le couvert végétal. La forêt demeure cependant associée à la guerre ou, plutôt, à l'après-guerre : lorsque la paix revient, c'est en créant des forêts que l'on cache les cicatrices du paysage et que l'on emploie les terrains devenus incultivables. Reste à savoir comment évolueront ces massifs et, demain, de quelle valeur seront leurs récoltes.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.