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L'Echancrure du quotidien
Corona René
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782336312002
L'ombre du premier poème dans la marge des cahiers d'école, les premiers vers se reflètent dans le temps qui passe. A partir de l'enfance la poésie envahit l'espace et les dates, dans ce spicilège de la mémoire écrite (mais les poèmes de jeunesse demeurent absents), sont là pour scander le défilé du temps. Enfance, temps, désenchantement, mémoire. Quand la poésie apparaît, paraphrasant les vers de Patrice Dyerval, pour "faire taire / le long brouhaha malchanceux / des villes caquetières" (MIRAGES DU RIEN ET AUTRES NUEES, 2016 : 65), le mot qui naît spontanément sur nos lèvres est le verbe réfléchir qui se redouble sémantiquement - réfléchit et fait réfléchir - et apporte en soi une vague de pensées, un peu comme le ressac de la mer, métaphore de nos existences, image parfaite de la vie humaine. Dans ce quotidien composé d'allers-retours incessants, l'homme moderne trouverait, à travers le poème, la complétude de soi, celle de la générosité et de la pietas, éloignant ainsi la présence pressante de notre finitude ; comme écrivait Angelo Maria Ripellino : "Ecrire des poèmes dans l'état de siège où nous sommes impliqués cela signifie l'obstination de ne pas succomber aux délabrements, de survivre, en tenant à distance avec la magie du bel canto, avec la plénitude pulpeuse des mots, avec les exorcismes des paronomases et des assonances, la Mort." (A PROPOSITO DI AUTUNNALE BAROCCO, in POESIE, 1990 : 252 ; n. tr.). Le Poème sert aussi à mettre de l'ordre dans nos pensées convulsives, comprendre la diversité des nuances de l'existence ce qui signifie, d'une certaine façon, accepter. Outre l'horizon d'une doxa souvent venimeuse, il y a le "naufragare dolce" du Poème. Et cette douceur du naufrage est bienfaisante.
Nos dicos sentimentaux (comprenant Une branche de cerisier fleurie, Tout au fond du grenier nos dicos sentimentaux, Parti sans laisser d'adresse) est un livre qui nous entraîne vers l'amour fou des mots. Dès sa plus tendre enfance, l'auteur a jonglé avec les mots traçant une carte lexicale et passionnée qu'il a élaborée à la lecture des livres et en feuilletant le dictionnaire, véritable invitation au voyage poétique.
Remettre au centre du débat culturel et linguistique la nécessité de la poésie lyrique, tout en soulignant la richesse et la singularité des poètes et des écrivains qui grâce à leurs voix indépendantes ont su donner au lyrisme toute l?intensité nécessaire pour créer une sorte de viatique contre l?indifférence et la froideur de l?époque pourrait être la gageure de ce livre. A partir du Poète, donc, l?auteur a parcouru divers champs linguistiques et sémantiques à l?aide d?un ensemble de relectures linguistico-littéraires (concernant la grammaire, la traduction, le signifiant, la poétique, l?humour, la chanson, la ville, le soir, la nuit, la solitude, la foule) ; il a essayé de montrer comment le lyrisme s?installe un peu partout, et dans la Grande Indifférence ne cesse de donner à voir. Là où la voix singulière exprime par sa profondeur toute la beauté et partant même la misère du monde, le pluriel (les voix du passé, du présent, d?ici et d?ailleurs...) se laisse entendre et touche, au gré de sa diversité originale, toutes les notes universelles. C?est aussi une réponse à la question sempiternelle, à savoir si les poètes sont encore utiles, question aujourd?hui pour l?auteur encore plus actuelle puisque ils ont, en apparence, disparus de la vie publique. Du moins, a-t-on tenté de les faire disparaître.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.