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Croquer le marmot sous l'orme
Corona René
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782343186931
Le temps dévale les pentes de l'existence sans crier gare. En attendant, il n'y a qu'un seul moyen, nous dit le poète, pour freiner cette avalanche de résignation et de quotidien, et c'est la poésie. Le poème se donne alors généreusement, il murmure ses sonorités et ses richesses lexicales, ses jeux et l'émotion première que chaque mot suscite chez le poète, grâce aux vers qui se construisent, "se font" , au fur et à mesure que le temps passe et que la neige fond. Le nouveau printemps qui s'offre à nos yeux a souvent, par magie, des couleurs automnales et une légère teinte de mélancolie qui rend l'ensemble élégiaque, mais au bout du compte, c'est un déversement torrentiel de mots et de lyrisme qui réchauffe nos curs restés jeunes tandis que le temps qui passe s'est enfin arrêté de passer une fois n'est pas coutume pour prendre un verre à la taverne en compagnie du poète.
Nos dicos sentimentaux (comprenant Une branche de cerisier fleurie, Tout au fond du grenier nos dicos sentimentaux, Parti sans laisser d'adresse) est un livre qui nous entraîne vers l'amour fou des mots. Dès sa plus tendre enfance, l'auteur a jonglé avec les mots traçant une carte lexicale et passionnée qu'il a élaborée à la lecture des livres et en feuilletant le dictionnaire, véritable invitation au voyage poétique.
Etymologiquement, admiratio signifie étonnement, et le Grand Robert définit l'admiration comme un " sentiment de joie et d'épanouissement devant ce qu'on juge beau ou grand ". Ce livre réunit toutes les joies de lire et d'apprendre que l'auteur a pu éprouver au contact de grammairiens, linguistes, poètes, rhétoriciens, de tous ceux qui pratiquent la langue, l'utilisent, la chamboulent parfois. Aussi se divise-t-il en trois parties : la première traite de la Langue, de ses règles et de ses normes ; la deuxième examine la parole, plus personnelle et intime, de certains poètes et écrivains ; la dernière enfin examine des oeuvres poétiques à proprement parler.
Dans cette recherche effrénée, linguistique et littéraire d'un imaginaire sous le signe bénévole des études bachelardiennes qui soit, tout à la fois, personnel et à partager, le point de départ sera le passage du temps et des courants (la polysémie n'est pas innocente). Ce livre se présente divisé en quatre grandes sections : tout d'abord, toute la représentation que nous pouvons nous faire, dès notre plus tendre enfance, du monde maritime à travers l'image du "Bateau" , ensuite les voix du "Paysage" que l'on peut diviser entre paysage parisien et autres paysages, puis la période de l'arrière-saison "Les Mots de l'automne" , avec tout ce que comporte l'arrivée d'une saison aussi évocatoire que l'automne. Pour terminer, la quatrième et dernière section que nous avons appelée "Ombres et Lumières" : quand le spectacle est terminé, le rideau tombe et les lumières s'éteignent.
Pour Giorgio Agamben " le camp est l'espace qui s'ouvre quand l'état d'exception commence à devenir la règle " ; les camps quels qu'ils soient suscitent aussi les écritures de l'après. L'après n'est jamais facile, il continue, en quelque sorte, la souffrance intérieure qui est née de l'enfermement. Si le point de départ de ce travail était l'oeuvre mémorielle et littéraire du camp à travers le regard aigu et la conscience lucide de quatre écrivains français (Georges Hyvernaud, Henri Calet, Raymond Guérin et Alexandre Vialatte), soldats prisonniers durant la deuxième guerre mondiale, l'auteur n'a pu contourner l'horreur des autres camps, ceux dont la mémoire officialise, de temps en temps et distraitement, le souvenir. C'est de ces camps que surgit la douleur du néant et cet essai tente de décrire la façon dont le témoignage, à travers la poésie, la force des mots et la rhétorique, devient pure littérature. Dans la dernière partie, l'auteur a cherché à montrer comment les mécanismes de la langue du pouvoir et de l'indifférence peuvent générer, à nouveau, l'enfermement et la douleur. Ces clôtures paraissent différentes mais, ici également, la réduction de l'espace et l'intensité de la souffrance se rejoignent dans la perte de la dignité. Encore une fois, la connaissance et l'écriture, produisant la parole de chacun, peuvent offrir, une voie, sinon d'issue, d'espoir.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !