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Les mots de l'enfermement. Clôtures et silences : Lexique et rhétorique de la douleur du néant
Corona René
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782296557345
Pour Giorgio Agamben " le camp est l'espace qui s'ouvre quand l'état d'exception commence à devenir la règle " ; les camps quels qu'ils soient suscitent aussi les écritures de l'après. L'après n'est jamais facile, il continue, en quelque sorte, la souffrance intérieure qui est née de l'enfermement. Si le point de départ de ce travail était l'oeuvre mémorielle et littéraire du camp à travers le regard aigu et la conscience lucide de quatre écrivains français (Georges Hyvernaud, Henri Calet, Raymond Guérin et Alexandre Vialatte), soldats prisonniers durant la deuxième guerre mondiale, l'auteur n'a pu contourner l'horreur des autres camps, ceux dont la mémoire officialise, de temps en temps et distraitement, le souvenir. C'est de ces camps que surgit la douleur du néant et cet essai tente de décrire la façon dont le témoignage, à travers la poésie, la force des mots et la rhétorique, devient pure littérature. Dans la dernière partie, l'auteur a cherché à montrer comment les mécanismes de la langue du pouvoir et de l'indifférence peuvent générer, à nouveau, l'enfermement et la douleur. Ces clôtures paraissent différentes mais, ici également, la réduction de l'espace et l'intensité de la souffrance se rejoignent dans la perte de la dignité. Encore une fois, la connaissance et l'écriture, produisant la parole de chacun, peuvent offrir, une voie, sinon d'issue, d'espoir.
Pour ceux qui sont nés avant le grand froid des années quatre-vingt, les souvenirs restent indéniablement en noir et blanc, comme les vieux films de naguère et comme les chansons qu'autrefois l'on chantonnait ou sifflait dans les rues. En général la couleur est un ajout ultérieur qui peut, parfois, embellir l'image sans cependant la renforcer. La chanson représente au mieux le Zeitgeist, l'esprit du temps et les essais que nous trouvons regroupés ici vont chercher à le prouver. Chacun conserve en soi "un air qui nous ressemble" , il s'agit simplement de s'en rappeler et de le fredonner de nouveau. Les essais sur la chanson sont suivis de textes sur le cinéma. La chanson et le cinéma commencent à s'imposer dans les universités (bien que le cinéma ait déjà fait un bon chemin), le livre que voilà va dans cette direction, sans pour cela oublier la langue et la littérature française qui restent la source de toute chose.
Remettre au centre du débat culturel et linguistique la nécessité de la poésie lyrique, tout en soulignant la richesse et la singularité des poètes et des écrivains qui grâce à leurs voix indépendantes ont su donner au lyrisme toute l?intensité nécessaire pour créer une sorte de viatique contre l?indifférence et la froideur de l?époque pourrait être la gageure de ce livre. A partir du Poète, donc, l?auteur a parcouru divers champs linguistiques et sémantiques à l?aide d?un ensemble de relectures linguistico-littéraires (concernant la grammaire, la traduction, le signifiant, la poétique, l?humour, la chanson, la ville, le soir, la nuit, la solitude, la foule) ; il a essayé de montrer comment le lyrisme s?installe un peu partout, et dans la Grande Indifférence ne cesse de donner à voir. Là où la voix singulière exprime par sa profondeur toute la beauté et partant même la misère du monde, le pluriel (les voix du passé, du présent, d?ici et d?ailleurs...) se laisse entendre et touche, au gré de sa diversité originale, toutes les notes universelles. C?est aussi une réponse à la question sempiternelle, à savoir si les poètes sont encore utiles, question aujourd?hui pour l?auteur encore plus actuelle puisque ils ont, en apparence, disparus de la vie publique. Du moins, a-t-on tenté de les faire disparaître.
L'ombre du premier poème dans la marge des cahiers d'école, les premiers vers se reflètent dans le temps qui passe. A partir de l'enfance la poésie envahit l'espace et les dates, dans ce spicilège de la mémoire écrite (mais les poèmes de jeunesse demeurent absents), sont là pour scander le défilé du temps. Enfance, temps, désenchantement, mémoire. Quand la poésie apparaît, paraphrasant les vers de Patrice Dyerval, pour "faire taire / le long brouhaha malchanceux / des villes caquetières" (MIRAGES DU RIEN ET AUTRES NUEES, 2016 : 65), le mot qui naît spontanément sur nos lèvres est le verbe réfléchir qui se redouble sémantiquement - réfléchit et fait réfléchir - et apporte en soi une vague de pensées, un peu comme le ressac de la mer, métaphore de nos existences, image parfaite de la vie humaine. Dans ce quotidien composé d'allers-retours incessants, l'homme moderne trouverait, à travers le poème, la complétude de soi, celle de la générosité et de la pietas, éloignant ainsi la présence pressante de notre finitude ; comme écrivait Angelo Maria Ripellino : "Ecrire des poèmes dans l'état de siège où nous sommes impliqués cela signifie l'obstination de ne pas succomber aux délabrements, de survivre, en tenant à distance avec la magie du bel canto, avec la plénitude pulpeuse des mots, avec les exorcismes des paronomases et des assonances, la Mort." (A PROPOSITO DI AUTUNNALE BAROCCO, in POESIE, 1990 : 252 ; n. tr.). Le Poème sert aussi à mettre de l'ordre dans nos pensées convulsives, comprendre la diversité des nuances de l'existence ce qui signifie, d'une certaine façon, accepter. Outre l'horizon d'une doxa souvent venimeuse, il y a le "naufragare dolce" du Poème. Et cette douceur du naufrage est bienfaisante.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !