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Le Curé de Soweto
Cormier Jean ; Lafont Emmanuel
DU ROCHER
24,99 €
Épuisé
EAN :9782268070551
Extrait En Afrique, on l'appelle «Senatla» ! «Oui, mais toi tu rentres dans ton hôtel de Blancs...» La scène se passe dans Soweto en septembre 1989. En plein apartheid, là, précisément où tout le monde est noir. Le Blanc que je suis n'est pas pour autant regardé comme un spécimen rare. Même si, pour l'heure, je suis, effectivement, le seul visage pâle à promener ses guêtres dans le township le plus célèbre du bout de l'Afrique. Je discute avec un gamin qui me demande ce que je fabrique hors de ma zone. Je lui explique que j'ai fait une fugue, qu'en fait j'accompagne, en tant que journaliste, des rugbymen français venus intégrer une sélection mondiale pour en découdre avec les massifs Springboks, à l'occasion du centenaire de la Fédération sud-africaine. Un soupçon déstabilisé par sa réaction - qui lui fait dire que je rentre dans mon hôtel pour «White only» - je joue son jeu et lui demande s'il veut que je reste dormir chez lui !... comme je l'avais fait, avec un pianiste de jazz, noir évidemment, un gros pluriel d'années en arrière, dans le Harlem de New York, quand ça chauffait grave, puisqu'à l'époque, Harlem-la-Black était en feu ! Une autre histoire... Là, le noirpiot lève vers moi un regard malinou : «Tu sais, il y a, près d'ici, un Blanc, un prêtre, "Father Lafont", qui vit à Soweto. Je crois bien qu'il est français...» Dans le genre : «Il n'a pas peur, lui...» «Thank you...» et merci pour la nouvelle ! Le lendemain, j'entre dans l'église Saint-Philippe-Neri du quartier Moletsane et me trouve confronté avec un sourire qui émerge d'une barbe à la va comme je te pousse. D'entrée, ce sera «Manu» et ça restera «Manu». Sourire d'une qualité rare, comme on dirait d'une émeraude dont le jardin serait extraordinaire. Je me transforme en buvard, avide que je suis de tout savoir sur cet être qui défie les lois de la terrible pesanteur d'un pays pas comme les autres... Quand il a les yeux ouverts, son regard rappelle celui de Charles de Foucaud. Quand il les ferme, c'est pour dormir à même le sol, laissant sa couche à «ses enfants», comme il les appelle, les gamins auxquels il sert de guide : Machif, Molefi, Olo et Pasika, surnommés les «four bullets», ses quatre balles, ses quatre protecteurs ! Le fait d'assister à une messe dite par le prêtre blanc, en sotho et en zoulou, deux des neuf langues du pays, voilà qui m'a donné l'impression que, dans cette église, on tutoyait Dieu plus directement qu'ailleurs. Simplement parce que les humains qui y sont rassemblés ont vraiment besoin de lui pour les aider à se sortir de l'ineptie historique qui les étouffe. La première fois que j'ai posé les pieds en Afrique du Sud remonte à 1975. Je me fis alors mettre dehors des toilettes «Black only», m'étant trompé d'adresse ! Même chose, n'ayant toujours pas percuté, en attendant mon tour à la poste du centre de Johannesburg, dans la partie réservée aux Noirs... Prenant mal ma présence, la jugeant provocatrice, les Blacks m'envoient dans l'autre aile du bâtiment, où m'attendait un guichet pour Blancs et, derrière les barreaux, un bipède de la même couleur que la mienne !
Cormier Jean ; Guevara Gadea Hilda ; Granado Jimen
2017 célèbre le 50e anniversaire de la mort du Che. Cette sixième édition augmentée prolonge la quête de Jean Cormier, commencée en 1981 en Amérique latine. Avec de nouvelles révélations sur la vie d'Ernesto Guevara, parmi lesquelles l'expérience du centre de recherche agro-botanique de Jovallenos pour soigner le cancer et nourrir le peuple cubain (autour de plantes médicinales brésiliennes dont le moringa qui, ironie de l'histoire, aidera Fidel à vivre plus longtemps) ; de nouveaux témoignages, de Camilo, le fils du Che, qui gère le Centre culturel Che Guevara à la Havane, de deux demi-frères et d'une demi-soeur du Che ; l'éclaircissement du rôle obscur de Mario Monje, qui lâcha le Che sur ordre des Soviétiques, le laissant seul dans la jungle bolivienne avant qu'il ne soit assassiné ; l'apparition d'un étrange personnage, Fernando Escobar, l'espion du Che, qui déminait et préparait le terrain (notamment à Paris) pour le Commandante. On lève aussi le secret sur la lettre du Che qu'il avait écrite au Congo pour être lue après sa mort, et que Fidel a lue de son vivant... Et d'autres choses rendant le Che plus vivant que jamais.
Le lien entre l'histoire et la numismatique est si étroit qu'il rend possible au fil des événements la compréhension de l'évolution des monnaies. De l'empire romain à la fin de la guerre de Cent Ans, leur frappe témoigne des conditions politiques, économiques et de l'évolution des mentalités. Ouvrage d'initiation, Monnaies médiévales se révèle un guide précieux pour qui désire apprendre à lire une pièce mais aussi pour tous ceux que la découverte du patrimoine passionne.
Cormier Jean - Guevara Gadea Hilda - Granado Jimen
Né le 14 juin 1928 à Rosario, en Argentine, Ernesto Guevara débarque à Cuba comme médecin, avec Fidel Castro et quatre-vingt autres révolutionnaires, le 2 décembre 1956, pour combattre le dictateur Batista. Sa bravoure, les soins qu'il donne aux combattants - frères d'armes ou ennemis - et sa science du combat lui valent le surnom de guerrillero heroico. Il est devenu le Che. Après la victoire des Barbudos, en janvier 1959, il occupe des postes-clés à la tête de l'État. Puis, de 1959 à 1965, il parcourt le monde pour plaider la cause de la révolution cubaine. En avril 1965, il retourne à la clandestinité, initie la révolution au Congo, puis en Bolivie, où il est capturé et exécuté le 9 octobre 1967, à la Higuera, sur les contreforts andins. "El Comandante" dérangeait les Américains et - aussi - les Soviétiques, comme il dérangeait les buveurs de sueur de la terre entière. Empêcheur de tourner en rond pour l'impérialisme contre lequel il a livré un combat total pour tenter de libérer le sous-continent américain du joug du Nord, dans l'espoir de permettre à son "Homme nouveau" de fonctionner librement. Pour le quarantième anniversaire de son exécution, les éditions du Rocher publiaient une cinquième édition du livre de Jean Cormier, augmentée d'interviews inédites. Notamment, d'Arsenio Garcia, l'un des rescapés de l'expédition du Granma. Et d'Olivier Besancenot, disciple du Che et porteur de son message. Prolongeant ainsi la quête de l'auteur, commencée en 1981, en Amérique latine. Cinquante après le triomphe de la Revoluciôn de janvier 1959, Jean Cormier nous propose une autre attaque de sa biographie. Basée sur les nouvelles donnes de l'économie mondiale dont l'effet dévastateur permet d'annoncer le retour du Che.
L'histoire d'une rencontre entre trois compagnons d'un même voyage. Trois hommes différents vont devenir le trio complice d'une aventure livresque innovante. Trois mousquetaires dont le d'Artagnan n'est autre que le ballon du quotidien, autrement dit la vie rassembleuse et pleine de rebonds, qu'ils se renvoient mutuellement. Pour retracer le portrait de cet atypique personnage à multiples facettes qu'est Raphaël Ibanez, rugbyman et fier de l'être. Raphaël Ibanez, le joueur de rugby: capitaine des vice-champions du monde 1999, qui a repris les galons contre la Nouvelle-Zélande en novembre 2006, en course pour une troisième Coupe du Monde. "Un grand compagnon de campagne, un leader philosophe", comme le décrit Fabien Galthié. Un capitaine auquel, selon Jean Cormier, "le Bleu de France va si bien, en connivence avec ses yeux, avec le clair horizon d'une vie harmonieusement équilibrée, avec la couleur des eaux plus ou moins profondes où il traque la truite, l'esprit libre". Et un père de famille de déjà quatre enfants. Il a libéré, dans ses notes personnelles manuscrites, un Raphaël intime, né de l'émotion provoquée par les illustrations de Frédéric Brandon. Frédéric Brandon, le peintre: peintre contemporain, rattaché au mouvement de la nouvelle figuration, il a mis en images les idées et les mots de Raphaël Ibanez, à partir de situations qui ont marqué sa vie. Ce dernier a réagi sur les peintures proposées, entraînant de nouvelles illustrations, dans une suite de passes croisées entre le rugbyman, le peintre et le "plumitif". Jean Cormier, "le plumitif": journaliste-écrivain; grand reporter au Parisien; biographe du Che; coauteur, avec Pierre Albaladejo, du Livre d'or du rugby; réalisateur de cinéma, il a retracé le parcours exceptionnel de Raphaël Ibanez, ce rugbyman latin "sang pour sang", densifié à l'anglaise aux Wasps de Londres. Entre peintures et notes manuscrites, son texte chaleureux court, selon ses mots, "comme un gave plus ou moins tranquille".
Résumé : Dans la mémoire populaire, le nom de Georges Brassens reste indélébile. Riches et pauvres, agriculteurs et ouvriers, vieux et jeunes, tous se retrouvaient dans les chansons de cet homme de coeur et de conviction. Mais connaît-on tous les lieux et les personnes qui se cachent derrière le chanteur à la célèbre moustache : de sa ville de Sète à l'impasse Florimont, avec Joha Heiman, alias "Püppchen", l'amour de sa vie, un parcours en chanson et en image. Avec des titres inoubliables comme "Copains d'abord", "L'auvergnat", "mauvaise réputation", il reste indéniablement l'un des grands chanteurs poète du siècle.
Résumé : Il y a dans le ciel des étoiles, "des stars" éteintes depuis longtemps et dont les lumières nous arrivent encore... Joe Dassin en fait partie et son éclat brille toujours! C'est ainsi que débute le récit des treize années passées par Robert Toutan auprès de celui qui, trente ans après sa tragique disparition, reste l'un des plus grands noms de la chanson de variétés des sixties et seventies. Avec une lucidité pétrie d'humour et de dérision, Robert Toutan, Attaché de presse avec un "A" majuscule, nous livre ses révélations et ses secrets, écrits en toute vérité et sans concession, sur "son artiste numéro 1", comme il le dit encore, Joe Dassin. Un artiste qu'il a soutenu dans les" hauts et les bas" de sa vie, ne l'ayant pratiquement jamais quitté pour l'aider à devenir et rester celui que l'on surnomme encore "l'homme en smoking blanc". L'auteur lève le voile sur un personnage secret, inquiet, jamais satisfait, fragile, avec un ego hors du commun, mais restant toujours un professionnel à l'américaine, un Joe Dassin dont personne n'avait osé jusqu'à maintenant nous montrer le vrai visage.
Résumé : "J'ai passé ma vie à soigner, accompagner et conseiller des malades du cancer. De cette expérience, j'ai retiré de nombreux fruits que je souhaite vous faire partager. Le stress est au coeur de cette maladie et de nombreuses autres. Vaincre le stress, c'est reconstruire son capital santé." Il n'y a pas de cancer sans stress. Il fait partie des conséquences. Il est même démontré qu'il accroît les récidives qui peuvent mettre la vie en danger. Mais le stress aigu ou chronique à lui seul peut-il être à l'origine d'une localisation cancéreuse dans notre corps ? Les cancers ont des causes multiples : le tabac, la pollution, les mauvaises habitudes alimentaires, l'alcool, les excès hormonaux, les médicaments immunosuppresseurs, les virus, la génétique... et le stress qui, par voie hormonale, réduit les défenses immunitaires. Comprendre le stress, savoir d'où il vient, comment il agit, comment le gérer au mieux par de saines habitudes alimentaires, une vie intellectuelle, affective et intérieure apaisée, voici ce que propose le professeur Joyeux, pour qui la lutte contre le stress est l'un des premiers remèdes contre le cancer.
Résumé : Pour tous ceux qui désirent bien enchérir + La nouvelle présentation plus visuelle simplifiera votre lecture avec de nombreuses Fiches d'exemples. + Les conseils et conventions. les meilleures et les plus récentes pour joueurs expérimentés, sont traités séparément à la fin du livre avant les chelems. + Vous serez surpris de voir avec quelle facilité vous trouverez la bonne enchère en face de votre partenaire.
Dans le premier tome des Décisions absurdes (Folio Essais n°445), Christian More! a posé les bases d'une "sociologie des erreurs radicales et persistantes". Il arrive que les individus prennent collectivement des décisions singulières et agissent avec constance dans le sens totalement contraire au but recherché. Aujourd'hui, Christian Morel reprend son enquête où il l'avait laissée et se penche sur l'émergence, dans des univers à haut risque, de dynamiques visant à favoriser la décision éclairée, à partir de cas d'école saisissants : le débat contradictoire a été déterminant pour la fiabilité des réacteurs nucléaires de la Marine américaine; l'introduction d'une check-list de bloc opératoire a réduit la mortalité chirurgicale dans des proportions considérables; ou bien encore, l'armée de l'air ne sanctionne plus les erreurs pour faciliter la remontée d'informations. A partir de ces expériences, l'auteur esquisse des "métarègles de la fiabilité", synthèse de lois sociologiques et de prescriptions cognitives, comme la formation aux facteurs humains, les politiques de non-punition, les processus d'avocat du diable ou l'interaction généralisée. La sociologie des décisions hautement fiables qu'il propose va à l'encontre des idées reçues et s'applique, par sa vision étendue, à toute activité.
Peu d'idées sont autant galvaudées aujourd'hui que celle de " réalité ". Hommes politiques, chefs d'entreprise, mais aussi économistes, romanciers s'en réclament : seul le réalisme semble recevable, et il suffit à tout justifier. La réalité constitue désormais, dans notre mentalité collective, la valeur étalon. Elle est le nouveau dieu que nous vénérons ; le dernier qui reste en magasin, peut-être. Mona Chollet épingle l'usage pernicieux de cette notion dans tous les types de discours et démontre pourquoi l'injonction réaliste relève de l'imposture. Dans ce livre mordant et salutaire, elle met à nu l'idéologie implicite de certains " réalistes ", elle ouvre aussi joyeusement un chemin de traverse. Elle nous rappelle les bienfaits de l'imagination et du rêve, non pas pour " fuir la réalité ", mais au contraire pour se donner une chance de l'habiter pleinement.
La longue marche du salariat Le salariat, en un siècle, était parvenu à endiguer précarité et exclusion. Le retour de ces plaies du travail moderne, qui frappent les plus démunis, marque le délitement de cet édifice. Pas de solutions au chômage dans cette somme minutieuse qui décortique la construction du salariat au fil du siècle qui s'achève. Mais une analyse précise des racines de cette condition qui est passée de celle d"indignité sociale à un statut capable de rivaliser avec celui du travail indépendant et de la propriété. Envisagé et vécu comme une forme moderne du servage - il s'agissait de fixer les émigrants des campagnes -, le salariat s'est petit à petit organisé au gré des rapports de forces et de l'action collective comme un rempart à la précarité et à l'exclusion. Deux fléaux, insiste l'historien sociologue, que nos sociétés industrielles ont certes déjà connus, mais de façon sinon plus brutale, du moins plus mortelle qu'aujourd'hui. Différence notable, note-t-il, l'exclusion hier s'accompagnait de famine. Aujourd'hui, Ed et autres distributeurs à prix cassés sont venus y remédier. C'est pourquoi Robert Castel préfère parler de désaffiliation plutôt que d'exclusion. Et de mettre le doigt sur les zones grises de l'emploi qui se répandent entre l'intégration totale dans l'entreprise, dotée de tout l'arsenal conquis collectivement, et la rue: ce monde flou où se croisent CDD, intérimaires, stagiaires, contrats de réinsertion, érémistes. Un constat qui n'en fait pas pour autant un militant de l'insertion, dont il dénonce les risques de néophilanthropie, proche des tentatives de moralisation de la classe ouvrière au xixe. A ceci près qu'alors les moralisateurs offraient en contrepartie à la bonne conduite une réelle intégration dans le monde du travail, tandis qu'aujourd'hui le bon chômeur ne se voit plus offrir qu'un maigre filet de sécurité avant la marginalisation totale. Sans contester le bien-fondé des analyses qui posent les jalons de la société postsalariale, Robert Castel souligne néanmoins le prix payé par les plus démunis et les plus fragiles pour cette mutation historique. La société salariale, reconnaît-il, n'est pas une entité éternelle. C'est une formation sociale relativement récente, et qui aura une fin. Le problème étant de gérer l'intermède. Le statut du salariat, dit-il, correspondait à une forme de compromis social, à l'acceptation d'une certaine domestication du marché. Le marché s'est réveillé, l'action collective s'est délitée. Elle est sans doute à réinventer, sous d'autres formes, pour l'édification d'un nouveau compromis. --Pascale-Marie Deschamps-- "