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Saint Hilaire de Poitiers
Corbin Michel
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204106436
Prélude à une nouvelle traduction française et à une lecture complète des douze livres qu'Hilaire écrivit en 356-359 Sur la Trinité, ce petit ouvrage en présente les quatre textes qui leur servent de clé. Qu'il s'agisse de la glorification pascale du Père et du Fils (livre III), du libre abaissement où Jésus devient encore plus le Fils qu'Il était (livre IX, paragraphe 1-14), de sa joyeuse déférence envers le Père qu'Il déclare "plus grand" (Jn 14, 28), de sa soumission quand Il sera "Dieu tout en tous" (livre XI, paragraphe 21-49), sa Résurrection "à la plénitude des temps" (Ga 4, 4) y est confessée comme la répétition débordante, à notre bénéfice, de son éternelle et incompréhensible Nativité "avant les siècles éternels" (Tt 1, 2). Contre la redoutable hérésie d'Arius règne l'annonce que Paul fit dans la synagogue d'Antioche de Pisidie : "La promesse faite à nos pères, Dieu l'a accomplie en notre faveur, à nous leurs enfants : Il a ressuscité Jésus, ainsi qu'il est écrit dans les psaumes : "Tu es mon Fils ; moi, aujourd'hui, je T'ai engendré" " (Ac 13, 32-33).
Résumé : Saint Anselme, enfant d'Aoste (1033), moine et abbé du Bec (1059-1093), archevêque primat de Cantorbéry (mort en 1109), est resté célèbre pour la preuve de l'existence de Dieu qu'il a proposée dans son Proslogion (1078). Voulait-il déduire cette existence d'uni notion préalable, celle de l'Être le plus parfait qui se puisse concevoir ? La teneur négative du Nom qu'il reconnaît à Dieu ; ?" Tu es quelque chose de tel que rien de plus grand ne puisse être pensé "", la procédure négative de la preuve, l'ensemble des textes montrent au contraire, qu'il tente de décrire la percée de la divine Parole au plus intime du c?ur pour le déloger de sa suffisance et le tourner vers plus grand que lui. Comme il n'y a plu, alors de distance entre l'ontologie et la christologie, le Dieu qu'il confesse est bien le Père de Jésus-Christ, Dieu passant toute idée de Dieu dans l'Alliance qu'il scelle " une fois pour toutes" avec l'homme (Rm 6,10).
Les cent onze homélies réunies dans ce deuxième tome d'un recueil qui se distribue selon les quatre grandes divisions du temps liturgique ont été prononcées en plusieurs paroisses, et souvent réécrites, pour que soit retrouvée, plus clairement exprimée, l'intuition ou l'inspiration qui les a destinées à la louange d'une assemblée eucharistique. S'efforçant de rester au service de la Parole qui se livre " en miroir et par énigme " (1 Co 13, 12) dans les écrits de l'Ancien et du Nouveau Testament, désirant mieux faire connaître, ainsi que le prescrit Paul, que " la charité du Christ ", parfaite Image du Père, " surpasse toute connaissance " (Ep 3, 19), elles ne valent qu'à titre de chemins, aussi provisoires que défaillants, vers la douceur sans égale que le Saint-Esprit répand dans nos coeurs pour leur donner le goût d'aimer le Dieu et Père de Jésus en notre vie et plus que notre vie.
Cette introduction à l'oeuvre de S. Anselme, né en 1033 à Aoste, moine du Bec en 1059, archevêque de Cantorbéry en 1093, mort en avril 1109, s'efforce de rétablir la cohérence propre et le style originel d'un itinéraire d'"intellectus fidei" dont trois contresens, aujourd'hui encore, interdisent l'accès. Dénonçant successivement : la prétendue méthode " rationnelle " pour démontrer les vérités de la foi, l'argument dit " ontologique " et la théorie de la rédemption de l'homme par la " satisfaction " vicaire du Christ ; proposant une lecture complète du [? ]ionnel que ce Père et Docteur de l'Eglise reconnaît à son Dieu : " Nous croyons que Tu es quelque chose de tel que plus grand ne se puisse penser " (c. II). Respectant la conjonction d'une négation, d'un comparatif et d'un renversement dans cette formule soigneusement choisie, recherchant comment peuvent y coexister, et même coïncider, une désignation positive, puisque Dieu est " quelque chose ", et une signification négative, puisqu'il est impossible de se placer, même en pensée, au-dessus de Lui, elle montre donc, peu à peu, qu'une telle nomination de Dieu dans la double interdiction de l'idole et de la superbe ne renvoie pas à quelque Etre suprême qui serait le garant d'une raison souveraine, mais à l'Evénement pascal de Jésus Christ où le vrai Dieu déborde la dignité de Dieu par son alliance avec l'homme.
Résumé : L'abbé de Clairvaux (1090-1153) pense-t-il la liberté humaine d'un point de vue métaphysique, comme un pouvoir indéterminé de dire oui ou non au principe de l'être ? S'il en était ainsi, la grâce ne serait pas nécessaire au bon usage du libre arbitre, et les affirmations de la lettre aux Romains sur l'impossibilité d'une justification par les ?uvres perdraient leur pertinence. Aussi, tenant les divines Ecritures pour l'insurpassable attestation du oui toujours plus grand que Dieu prononce en faveur de l'homme quand Il relève jésus d'entre les morts. croyant que cet Evénement attire tous les chemins des hommes au-delà de ce qu'ils peuvent imaginer, saint Bernard avance-t-il vers l'indicible accord de la grâce et de la liberté dans la prière pour que déborde à l'intime des c?urs la force de la Résurrection. N'oubliant pas que l'Evangile est l'annonce conjointe de la grâce de Dieu et de la liberté de l'homme, il mène sa recherche selon l'espérance de la Cité de Dieu. Et, s'il distingue libre arbitre, libre conseil et libre bon plaisir, c'est pour mieux admirer comment les dons de Dieu sont " sans repentance " (Rm 11, 29), comment la Charité donne la charité.
Qui est Augustin ? Les Confessions, rédigées en 401, nous font rencontrer ce romain chrétien, rompu à la lecture des auteurs païens, qui interrogea les textes bibliques à travers les catégories de la culture antique. Plus qu'une autobiographie, elles racontent la quête d'une âme tournée vers Dieu qui trouve son point d'orgue dans une réflexion sur le temps. Le temps inflige à notre existence déchue une redoutable dispersion : enfermés dans le présent, ce que nous avons été est oublié et ce que nous serons est ignoré. Nous pouvons toutefois surmonter cet éclatement temporel : parler, chanter, écrire sont des actes où le présent s'étire entre le passé immédiat, retenu, et le futur proche, anticipé. L'homme, créature temporelle, se rapproche donc de l'éternité divine, non pas en sortant du temps dans de fausses extases, mais en l'accomplissant au contraire dans une quête, tendue vers un avenir qui n'oublie pas le passé. Ce que fait précisément Augustin en composant ses Confessions. Une splendide méditation sur ce qu'est de vivre le temps sans s'y perdre. --Émilio Balturi
Résumé : "Il y avait, proche de nos vignes, un poirier, chargé de fruits qui n'étaient alléchants ni par leur apparence, ni par leur saveur. Entre jeunes vauriens, nous allâmes secouer et dépouiller cet arbre, par une nuit profonde - après avoir, selon une malsaine habitude, prolongé nos jeux sur les places -, et nous en retirâmes d'énormes charges de fruits. Ce n'était pas pour nous en régaler, mais plutôt pour les jeter aux porcs : même si nous y avons goûté, l'important pour nous, c'était le plaisir que nous procurait un acte interdit". Une captivante invitation au recueillement et à la méditation.
Ces deux maîtres spirituels, Thérèse (1515-1582) et Jean (1542-1591), sont aussi deux écrivains de premier plan. Ils furent deux individus engagés dans leur siècle, liés dans la contemplation comme dans l'action, et résolus, pour réformer le Carmel, à affronter le monde auquel ils appartenaient. C'est Thérèse qui initie la Réforme. Elle rédige le Livre de la vie pour y exposer son existence, ses péchés, pour y consigner aussi les «faveurs» que le Seigneur lui a accordées, autrement dit ses expériences mystiques, dont la célèbre «transverbération» : il importe de démontrer aux adversaires de la Réforme et aux tribunaux de l'Inquisition qu'il ne s'agit là ni des simulations d'une illuminée ni de manifestations du démon. Son Livre des fondations décrit non sans humour les difficultés qui émaillent l'installation des couvents de carmélites déchaussées, tandis que Le Château intérieur expose dans une prose empreinte de poésie sa conception du cheminement de l'âme jusqu'à l'union avec Dieu. Quant à Jean de la Croix, dont Thérèse perçut très vite le rayonnement spirituel et dont elle fit son confesseur, c'est pendant son incarcération dans un cachot, alors qu'il est soumis à la solitude la plus absolue et à un traitement inhumain par les opposants à la réforme du Carmel, qu'il compose l'essentiel du Cantique spirituel. Splendide poème du désir et de l'extase, dans lequel expérience poétique et expérience mystique ne sauraient être dissociées, c'est, comme Nuit obscure et Flamme d'amour vive, l'un des textes les plus intenses de la poésie universelle.
Qu'est-ce que le temps ? Comment définir cette réalité inconsistante, qui passe et disparaît ? Augustin apporte à cette énigme une solution originale : le temps n'existe que dans son passage, et c'est seulement dans notre esprit que nous pouvons le mesurer. Ainsi, c'est par notre souvenir du passé, notre attention au présent et notre attente de l'avenir que nous avons conscience de ce qu'est le temps.