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Saint Anselme
Corbin Michel
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204073943
Saint Anselme, enfant d'Aoste (1033), moine et abbé du Bec (1059-1093), archevêque primat de Cantorbéry (mort en 1109), est resté célèbre pour la preuve de l'existence de Dieu qu'il a proposée dans son Proslogion (1078). Voulait-il déduire cette existence d'uni notion préalable, celle de l'Être le plus parfait qui se puisse concevoir ? La teneur négative du Nom qu'il reconnaît à Dieu ; ?" Tu es quelque chose de tel que rien de plus grand ne puisse être pensé "", la procédure négative de la preuve, l'ensemble des textes montrent au contraire, qu'il tente de décrire la percée de la divine Parole au plus intime du c?ur pour le déloger de sa suffisance et le tourner vers plus grand que lui. Comme il n'y a plu, alors de distance entre l'ontologie et la christologie, le Dieu qu'il confesse est bien le Père de Jésus-Christ, Dieu passant toute idée de Dieu dans l'Alliance qu'il scelle " une fois pour toutes" avec l'homme (Rm 6,10).
Résumé : Quand nous récitons le symbole du premier concile de Constantinople (381) et y confessons notre foi dans le Saint-Esprit de Dieu, nous employons des vocables qui viennent en droite ligne du traité de saint Basile Sur le Saint-Esprit (375). Devant des hérésies qui faisaient de l'Esprit un ange supérieur aux autres, ce Père de l'Eglise d'orient n'a pas réutilisé à son sujet la notion de consubstantialité, élaborée pour le Fils au concile de Nicée (325), mais parlé plus originellement en méditant la prière liturgique de l'Eglise. Elle est à la fois de gratitude pour les dons que le Père dispense par le Fils dans l'Esprit, et de louange pour ce Père avec qui, de toute éternité, sont le Fils et l'Esprit. Et, de même qu'elle reconnaît le Fils d'autant plus un avec le Père que la surabondance de sa grâce en manifeste la bonté plus que bonne, de même elle admire que l'Esprit soit d'autant moins séparable du Père et du Fils qu'il éclaire en nous, comme Hôte plus intime que notre intime, " l'excès de charité - (Ep 2, 4) qui Les a poussés à nous sortir de la nuit pour nous conduire en leur intimité. C'est de ce traité qu'il est fait ici lecture, chapitre après chapitre, à seule fin de redire avec son auteur que la confession du Fils et de l'Esprit mec le Père met le croyant dans la joie de voir Dieu passer toute idée de Dieu en se faisant son Dieu.
Dans la littérature monastique du XIIe siècle qui clôt l'ère patristique, il y a deux admirables traités sur la foi chrétienne : Le Miroir de la foi et L'Enigme de la foi que Guillaume, alors simple moine de l'abbaye cistercienne de Signy, publia en 1143 pour répondre à certaines propositions étranges de Pierre Abélard. Si le premier se déploie selon la manière ancienne, latine ou grecque, de confesser la Trinité ou l'Excès de Dieu, le second se confronte à la théologie trinitaire plus tardive d'Augustin. Après l'avoir exposée, il en montre si clairement la faille qu'il permet un retour à une Tradition qui n'oubliait jamais que, dans les Ecritures, le nom du Fils éternel de Dieu est " le Seigneur Jésus ", dont l 'Esprit est donné à l'Eglise comme l'Amour même du Père et du Fils. Une telle audace suppose une exceptionnelle liberté intérieure, et ce livre tente d'en esquisser le chemin de croissance.
Achevées en 394, les Quinze homélies de saint Grégoire de Nysse sur le Cantique culminent dans une contemplation du Mystère pascal de Jésus. S'Il monte encore plus haut, s'Il manifeste davantage la bonté du Père quand Il descend vers notre nuit et traverse notre mort, c'est en allant "de commencement en commencement", en acceptant de n'être "rien" sans l'Esprit de leur Seigneur, que ses amis montent, eux aussi, comme l'Epouse du Cantique, de plus en plus haut vers et dans l'abîme sans terme de "la Nature bienheureuse". Ils sont "tendus vers ce qui est en avant" (Ph 3, 13) et leur élan ne se sépare pas de leur vie fraternelle, puisque chacun peut et doit apparaître à chacun comme un visage de plus pour le Christ, pour Celui qui se "façonne un Corps" (He 10, 5) dans l'humanité entière à dessein de rassembler en Lui tout l'univers pour la gloire plus grande de Dieu son Père.