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La Trinité ou L'excès de Dieu
Corbin Michel
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204055659
Ce livre n'est pas un traité " de la Trinité " au sens classique du mot. Son auteur n'entend pas spéculer à propos de quelque Essence suprême, cause première ou fondement de toutes choses, que la foi chrétienne qualifierait ultérieurment comme Nature - une subsistant en trois Personnes distinctes. Guidé par la lecture que certains Pères de l'Eglise ont faite de quelques textes majeurs des Ecritures, il désire rappeler que, si nous sommes baptisés " au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit " (Mt 28, 19), nous ne pouvons jamais séparer le " Nom au-dessus de tout nom " (Ph 2,9) dont Dieu a gratifié Jésus le matin de Pâques, et l'Esprit d'amour qui fait déborder, à plus intime que nos cœurs, leur éternelle communion de Père et de Fils. Il espère ainsi déplacer le regard croyant de la représentation d'où le sujet parlant s'absente vers le symbole dans lequel s'unissent le Dieu qui ne cesse de se donner et l'homme qui fait fructifier cet excès en l'accueillant avec joie. Bref, il s'efforce de penser une phrase magnifique de S. Irénée sur la signification biblique du mot " Dieu " : " Personne n'a été proclamé par l'Esprit Dieu et Seigneur de façon absolue en dehors du Dieu qui règne avec son Verbe sur toutes choses, et de ceux qui reçoivent l'Esprit de la filiation " (Contre les hérésies, IV, I, 1).
Le récit que le quatrième évangéliste a laissé de la surprenante découverte de la tombe ouverte, le matin de Pâques, et des soudaines apparitions de Jésus à ses amis est un récit fondateur au sens strict. C'est à partir de lui que l'Église a formulé, dans ses premiers conciles, sa foi au Christ, Fils de Dieu. Une lecture suivie de ce texte, en dialogue avec celles des anciens et des modernes, montre que le témoignage pascal n'est pas l'illustration anecdotique d'une doctrine dont les notions affineraient celles de la métaphysique, mais une parole indépassable qui met en cause et mouvement toutes nos ressources de langage et de réflexion. Si Dieu " nous a élus dans le Christ, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour " (Ep 1, 4), on peut et on doit tenir que la Résurrection de son Fils unique, " à la plénitude des temps " (Ga 4, 4), est la débordante confirmation, à notre bénéfice, de son éternelle Nativité, " avant que fût le monde " (Jn 17, 5). Le propre de l'Amour est de surabonder en s'offrant librement.
Achevées en 394, les Quinze homélies de saint Grégoire de Nysse sur le Cantique culminent dans une contemplation du Mystère pascal de Jésus. S'Il monte encore plus haut, s'Il manifeste davantage la bonté du Père quand Il descend vers notre nuit et traverse notre mort, c'est en allant "de commencement en commencement", en acceptant de n'être "rien" sans l'Esprit de leur Seigneur, que ses amis montent, eux aussi, comme l'Epouse du Cantique, de plus en plus haut vers et dans l'abîme sans terme de "la Nature bienheureuse". Ils sont "tendus vers ce qui est en avant" (Ph 3, 13) et leur élan ne se sépare pas de leur vie fraternelle, puisque chacun peut et doit apparaître à chacun comme un visage de plus pour le Christ, pour Celui qui se "façonne un Corps" (He 10, 5) dans l'humanité entière à dessein de rassembler en Lui tout l'univers pour la gloire plus grande de Dieu son Père.
Les dix-huit premiers versets de l'évangile de Jean relèventils d'une spéculation intemporelle se présentant sous une forme mythique, comme une histoire d'avant l'histoire, ou bien forment-ils le vrai " prologue " du récit qui les suit, étant eux-mêmes un " récit au carré " qui en dit autrement le centre, le Verbe de Dieu se faisant " chair " quand Il montre ses cinq plaies le soir de Pâques, et quand ses amis attestent qu'ils ont " contemplé sa gloire " (v. 14) ? La lecture croisée de quelques exégèses anciennes (Thomas d'Aquin, Jean Chrysostome, Augustin, Origène) et d'autant d'études modernes permet de trancher l'alternative en excluant toute mise entre parenthèses de l'Evénement tel que ni plus digne de Dieu ni plus bénéfi que pour les hommes ne se puisse penser.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.