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Farinelli. Il castrato
Corbiau Andrée
ACTES SUD
15,50 €
Épuisé
EAN :9782742703753
Voici l'histoire d'une voix dont la réputation, à partir de 1728, gagne l'Europe, émerveille des musiciens comme Haendel, surprend par son exceptionnelle étendue les gens de Cour les plus blasés, et souvent conduit les femmes qui l'entendent à une sorte d'extase. Cette voix est celle du grand castrat Carlo Broschi, dit "Farinelli". Or, en même temps qu'il suit dans sa course cette vedette de l'apogée baroque, le lecteur découvre que la castration, bien qu'elle n'ait rien enlevé aux ardeurs amoureuses du "divin Farinelli", ne cesse de l'humilier. Car seule sa voix androgyne lui permet de prouver au monde son existence et d'affirmer sa dignité. Gérard Corbiau (cinéaste que rendit célèbre son fameux Maître de musique) a consacré à Farinelli un film somptueux dont le scénario a été novélisé par Andrée Corbiau, coscénariste. Il en est venu un roman qui retrace les tribulations, les prouesses, les amours d'un homme qui fut en son siècle ce que sont aujourd'hui certaines stars du rock, roman chatoyant et fiévreux qui est en même temps d'histoire, de musique et de passion.
Cet ouvrage propose d'approcher l'acte alimentaire, le "manger", à une époque où il a été largement évalué en tant que risque. Mais manger n'a-t-il pas toujours présenté un danger, à commencer par celui de l'empoisonnement? Le livre se situe au croisement de différentes disciplines des sciences humaines et sociales, les deux auteurs étant respectivement sociologue, Jean-Pierre Corbeau, et socio-anthropologue, Jean-Pierre Poulain. A travers cette "réflexion à deux voix", ils nous invitent à reconsidérer nos pratiques en matière d'alimentation tout en en restituant la dimension imaginaire, ainsi que le laisse entendre le sous-titre. Cette double approche du manger en France situe le mangeur comme acteur principal: plus qu'à l'ingénieur agro-alimentaire, le gestionnaire ou le politique, c'est à lui que revient la décision de quoi et comment manger. Selon Jean-Pierre Corbeau, les "mangeurs" ne sont pas de simples consommateurs. Il les saisit, à travers une série d'entretiens et d'observation de terrain, dans l'aval et l'amont de leur pratique, que celle-ci soit solitaire ou quelle engage une convivialité. Il définit ainsi une typologie du manger dont il ressort la notion de métissage: nous sommes des mangeurs pluriels. Jean-Pierre Poulain, lui, confronte les textes historiques de la gastronomie française au modèle structural initié par Claude Lévi-Strauss. Ce sont les modes de cuisson qui sont alors analysés. Cet ouvrage s'inscrit dans le cadre de l'OCHA (Observatoire Cidil de l'harmonie alimentaire). Il fait suite à Manger Aujourd'hui du seul Jean-Pierre Poulain. Ce dernier prolonge ici son appel à une "éducation alimentaire" qui ne se réduirait pas au seul aspect nutritionnel, alors qu'un Programme national nutrition santé semble s'engager. Au delà du discours médical, manger devrait pouvoir rester un plaisir. --Stéphanie Buttay
Le pastel a une fleur, un velouté, comme une liberté de délicatesse et une grâce mourante que ni l'aquarelle, ni l'huile ne pourraient atteindre." Cette technique subtile, exaltée par le critique d'art Huysmans, se prête tout autant aux portraits intimistes, aux scènes modernes, qu'aux paysages ou aux visions oniriques. Signes d'un véritable renouveau du pastel dans la seconde moitié du XIXe siècle, les oeuvres de Millet, Degas, Manet, Redon ou Lévy-Dhurmer témoignent de cet âge d'or. Cet ouvrage dévoile près de cent chefs-d'oeuvre du pastel précieusement conservés dans les collections du musée d'Orsay.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.