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Penser l'alimentation. Entre imaginaire et rationalité
Corbeau Jean-Pierre ; Poulain Jean-Pierre
PRIVAT
20,30 €
Épuisé
EAN :9782708942028
Cet ouvrage propose d'approcher l'acte alimentaire, le "manger", à une époque où il a été largement évalué en tant que risque. Mais manger n'a-t-il pas toujours présenté un danger, à commencer par celui de l'empoisonnement? Le livre se situe au croisement de différentes disciplines des sciences humaines et sociales, les deux auteurs étant respectivement sociologue, Jean-Pierre Corbeau, et socio-anthropologue, Jean-Pierre Poulain. A travers cette "réflexion à deux voix", ils nous invitent à reconsidérer nos pratiques en matière d'alimentation tout en en restituant la dimension imaginaire, ainsi que le laisse entendre le sous-titre. Cette double approche du manger en France situe le mangeur comme acteur principal: plus qu'à l'ingénieur agro-alimentaire, le gestionnaire ou le politique, c'est à lui que revient la décision de quoi et comment manger. Selon Jean-Pierre Corbeau, les "mangeurs" ne sont pas de simples consommateurs. Il les saisit, à travers une série d'entretiens et d'observation de terrain, dans l'aval et l'amont de leur pratique, que celle-ci soit solitaire ou quelle engage une convivialité. Il définit ainsi une typologie du manger dont il ressort la notion de métissage: nous sommes des mangeurs pluriels. Jean-Pierre Poulain, lui, confronte les textes historiques de la gastronomie française au modèle structural initié par Claude Lévi-Strauss. Ce sont les modes de cuisson qui sont alors analysés. Cet ouvrage s'inscrit dans le cadre de l'OCHA (Observatoire Cidil de l'harmonie alimentaire). Il fait suite à Manger Aujourd'hui du seul Jean-Pierre Poulain. Ce dernier prolonge ici son appel à une "éducation alimentaire" qui ne se réduirait pas au seul aspect nutritionnel, alors qu'un Programme national nutrition santé semble s'engager. Au delà du discours médical, manger devrait pouvoir rester un plaisir. --Stéphanie Buttay
Dans un contexte de vigilance accrue, l?articulation entre alimentation et santé devient centrale. Il ne s?agit pas seulement d?une médicalisation de notre alimentation. L?étude circonstanciée et approfondie des pratiques et des discours de mangeurs qui revendiquent cette évolution, met en évidence les raisons de cette réflexivité et montre comment chaque incorporation se transforme en "incorporaction". Fondées sur une éthique de responsabilité, les morales alimentaires conduisent à des écologies de soi, qui englobent tous les domaines de la vie et renforcent l?impression d?une maîtrise et d?un contrôle sur l?avenir. L?ouvrage questionne ainsi l?ensemble des dimensions du manger : la connaissance relative à la production des aliments, l?approvisionnement, la préparation des mets, la volonté de mettre en relation les propriétés caloriques et nutritionnelles de ces derniers avec l?exercice du corps et le sport ; les excretas et leurs conséquences. En somme, s?alimenter sainement n?est pas qu?une occasion de répondre à des exigences sanitaires et alimentaires propres à la construction d?un corps sain, c?est aussi une manière de penser le monde et de le pratiquer. Le devenir sain est exercice critique face aux conséquences d?une société réflexive, où l?incertitude devient le maître mot du rapport à la connaissance et aux institutions. Il exprime les exigences d?une société orthorexique et cherche à les transcender.
Résumé : Tous les produits alimentaires - nourriture ou boissons - sont à la fois sociaux, culturels, économiques et sensoriels, mais dans le cas du vin, ces traits ont été davantage sublimés. Si l'importance sociale et symbolique de sa consommation publique et/ou ostentatoire est attestée depuis l'Antiquité, la mise en discours - esthétique, savante et normative - de son point nodal entre production et consommation est historiquement récente et là encore, plus marquée que celle d'autres produits alimentaires transformés. Mais surtout, les pratiques discursives à son sujet sont foisonnantes, polémiques, intéressées, jamais définitives, émanant de sources multiples - et malgré cette profusion, la figure culturelle de l'oenophilie s'est détachée clairement et sa normativité inhérente s'est singularisée. Cet ouvrage s'inscrit dans le cadre d'une micro-sociologie des pratiques alimentaires, mais à la différence de travaux qui portent sur les pratiques corporelles, il s'intéresse à la production du sens de ces pratiques en partant de la transmission d'injonctions explicites ou de normes implicites. Ce livre montre également comment s'opère un travail de subjectivation qui relie la pratique oenophilique à l'expérience sociale (centrée sur soi, sur la vie sociale ou sur l'objet- ici le vin). Le travail s'inscrit ainsi dans une discussion approfondie d'une sociologie du goût qu'il contribue à ouvrir et à renouveler.
Qu'est-ce que l'équilibre alimentaire? Comment y parvenir? Comment prévenir le surpoids? Comment faire découvrir en douceur de nouveaux goûts à son enfant? Faut-il le forcer à manger s'il refuse? Le petit déjeuner est-il vraiment indispensable? Du point de vue alimentaire, comment gérer le passage à l'adolescence? Les parents jouent un rôle très important dans la relation que leur enfant aura à la nourriture. Bien nourrir ses enfants et leur donner l'exemple, leur faire découvrir en famille un univers alimentaire varié, éduquer leurs sens et partager le plaisir de manger... Autant d'atouts pour que nos enfants se régulent naturellement et qu'ils deviennent des adultes à l'aise avec leur alimentation et en bonne santé. L'alimentation est un acte quotidien et naturel, mais il peut se révéler compliqué à un moment ou à un autre de la vie: surpoids, peurs alimentaires, rejet de certains aliments, informations contradictoires sur l'alimentation... Avec les conseils et le carnet de recettes de l'auteur, faites face sereinement à toutes les situations!
A travers un corpus de publicités balayant la seconde moitié du xxe siècle, ce travail de recherche apporte des éléments pour comprendre comment les industriels se sont adressés aux mères pour faire accepter une véritable innovation alimentaire contemporaine : " l'alimentation industrielle pour enfant ". En utilisant diverses méthodes d'analyse, la sémiologie ou encore l'analyse quantitative, cette recherche a pour but de comprendre l'histoire d'un produit devenu la star du caddie des jeunes mères. Comment a-t-on adopté cette catégorie de produit dans les familles françaises ? Comment les industriels l'ont développé et comment en ont-ils parlé ? Qui les consomme et pourquoi ? Autant de questions posées, qui mènent l'analyse vers une réflexion sociologique très contemporaine.
Dans Le Rêve perdu de La sagesse grecque, Bertrand Vergely exprime ce qui fait l'essence de la Grèce, de sa beauté, de sa sagesse et du bonheur qu'elle dispense quand on a la chance de pouvoir y voyager, avec comme fil conducteur l'homme divin, modèle de l'homme idéal recherché autrefois par les Grecs. Une passionnante odyssée littéraire et vécue, philosophique et spirituelle, à la recherche d'une sagesse perdue qui nourrit et qui apaise. Le Rêve perdu de la sagesse grecque. Bertrand Vergely est philosophe. Ancien professeur en khâgne, à Sciences Po et à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, il est l'auteur de nombreux ouvrages remarqués, dont Notre vie a un sens ! chez Albin Michel.
Le Caravage de Toulouse, c'est une histoire que l'on a du mal à croire. Dans un mystérieux grenier en Haute Garonne, un jour, on trouve un mystérieux tableau. Maître Labarbe, commissaire priseur à Toulouse est appelé pour estimer la toile. Une fois sur place, il passe un coton imbibé d'eau sur un regard qui l'a tout de suite frappé, celui d'une personne âgée au visage tout ridé. Là il a une révélation. Ce tableau n'est pas commun, il doit dater du XVIIe siècle. Il prend une photo et l'envoie sur le champ au cabinet d'Eric Turquin, expert parisien. Ainsi commence l'incroyable histoire du tableau attribué à Caravage, ce peintre maudit qui passera sa vie à fuir pour mourir, à 38 ans, sur une plage de Toscane. C'est à Naples en 1607, que le maître du clair obscur aurait peint cette scène dramatique, puissante et violente tirée de la Bible : Judith décapitant le général assyrien Holopherne sous les yeux de sa servante Abra. Abra, celle dont le regard avait frappé Maître Labarbe le jour où il vit le tableau pour la première fois. Tableau qui cinq ans plus tard sera vendu à un prix astronomique à un riche collectionneur étranger deux jours avant que ne se tienne la vente aux enchères attendue depuis des semaines comme un grand show à la Halle aux grains, lieu emblématique toulousain. Et ce tableau n'a pas encore livré tous ses secrets.Notes Biographiques : Patrick Bonazza habite à Toulouse. Après des études à Science Po et Science Éco à Grenoble, il a été amené à travailler pour L'Express et le Nouvel Observateur. Journaliste spécialisé en économie et auteur de nombreux ouvrages, il a travaillé pendant vingt ans comme rédacteur en chef de la section économie du Point avant de venir s'installer à Toulouse en 2015. Aujourd'hui encore, il collabore avec Le Point dans la rédaction d'articles économiques de portée nationale qu'il signe sous le nom d'André Trentin.
Porel Jacques ; Périer Jean-Marie ; Baudot Françoi
Réjane ou la Belle Epoque, c'est l'histoire d'un destin hors du commun : celui de Gabrielle-Charlotte Réju, dite Réjane, l'immense actrice qui fascina la France et l'Amérique à l'aube du XXe siècle. Dans un récit autobiographique puissant de tendresse et d'esprit que nous a laissé Jacques Porel, son fils, se dessine ainsi le portrait d'une femme talentueuse, insaisissable et passionnée qui dédia sa vie au théâtre, depuis sa vocation précoce jusqu'à son dernier souffle. Réjane ou la Belle Epoque. En préambule, Jean-Marie Périer, arrière-petit-fils de Réjane, rend un vibrant hommage à sa famille complété par un texte de François Baudot sur cette reine du Boulevard et son époque.
Le 29 août 2019, nous fêterons les quatre cents ans de Jean-Baptiste Colbert. Ministre de Louis XIV de 1661 jusqu'à sa mort, en 1683, Colbert fut un travailleur acharné qui cumula les fonctions de contrôleur des finances, secrétaire d'Etat de la maison du roi et de la Marine, surintendant des Bâtiments... Orchestrant à la fois les finances du royaume, son industrie, son commerce, la police, l'aménagement du territoire ou encore les travaux publics, le tout dans une vision globale du destin de la France, il n'eut cesse de lui donner une indépendance économique et financière. Encensé par les uns, décrié par les autres, car il n'était pas un humaniste, Colbert fut avant tout un administrateur, soucieux de rationaliser les rouages d'un pays déchiré par les factions et les coteries. En s'appuyant sur des sources historiques solides, Anne Cauquetoux livre le portrait d'un homme d'Etat qui a cumulé de nombreuses fonctions. Loin des stéréotypes dont a parfois été victime Colbert, ce livre montre un homme obnubilé par l'autonomie financière de la France et prêt à tous les sacrifices pour y arriver.