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La Suisse romande au miroir de la littérature médiévale
Corbellari Alain
LIVREO ALPHIL
24,00 €
Épuisé
EAN :9782889501199
Ce livre est le premier ouvrage entièrement consacré aux rapports de la Suisse romande médiévale et de la littérature. Ecrit sous une forme attrayante et destiné à un large public, il espère intéresser aussi les spécialistes de la chose littéraire. Son auteur, qui enseigne depuis plus de vingt ans la littérature française médiévale aux Universités de Lausanne et de Neuchâtel, ne s'est en effet pas contenté de réunir des faits rebattus, mais a tenté de mettre en perspective une matière protéiforme, qui frappera le lecteur par sa richesse et sa variété, et même d'apporter au débat quelques éléments nouveaux. Les textes littéraires écrits en Suisse romande au Moyen Age ne sont pas légion. En leur adjoignant tous ceux qui font des allusions à nos régions et en évoquant les personnages et les légendes qui ont pu inspirer des auteurs plus récents, on obtient cependant un beau florilège qui permet, par petites étapes buissonnières, de reconstituer et d'éclairer de larges pans de la littérature du Moyen Age. Même si le concept de "Suisse romande" est anachronique avant la fin du XVe siècle, il se dégage bel et bien de cette enquête le sentiment que, de la Reine Berthe aux Réformateurs, du Chat de Lausanne à Oton de Grandson, de Chalamala à Antitus, il se joue entre Jura, Sarine et Alpes, durant l'époque médiévale, quelque chose de fondateur de notre identité romande.
Près d'un siècle après la mort de Joseph Bédier, la littérature médiévale a encore bien des secrets à nous livrer. Saviez-vous que le sénéchal Keu était un fameux mélomane ? Que les chansons de geste existaient en version pour sourds et malentendants ? Que Jehan Froissart, le chroniqueur de la Guerre de Cent Ans, vouait une admiration sans bornes à Boris Vian ? Toutes ces révélations, et bien d'autres encore, sont exposées dans cette Petite histoire, dans le plus pur style des grands savants médiévistes et sans le moindre souci de vraisemblance. Alain Corbellari, professeur de littérature française médiévale aux universités de Neuchâtel et de Lausanne, est aussi un musicologue confirmé et un maître du pastiche. Parmi ses écrits les plus récents, on compte Moyen Age et critique littéraire (Presses Universitaires de Vincennes, Saint-Denis 2021) et Frank Martin : un lyrisme intranquille (EPFL Press, Lausanne 2021).
Frank Martin (1890-1974) est, avec Arthur Honegger et Emile Jaques-Dalcroze, le plus connu des compositeurs suisses romands, et sans doute le plus emblématique d'entre eux. Le présent ouvrage souhaiterait le débarrasser quelque peu des clichés tenaces qui lui sont attachés, en montrant en particulier que son lyrisme angoissé n'est pas toujours exempt d'humour et que son langage musical représente, dans la musique du 20e siècle, une tentative particulièrement originale de compromis entre diverses tendances majeures qui ont marqué la Modernité. Le parcours à la fois biographique et systématique proposé ici cherche à dépasser le cercle étroit des musicologues. La musique de Frank Martin n'a en effet rien d'ésotérique, elle empoigne et accompagne son auditeur comme peu d'autres à notre époque. A ce titre, elle est tout à fait susceptible de réconcilier avec la musique du 20e siècle des auditeurs habitués aux compositeurs de la grande tradition classique.
Cingria trouvait les troubadours "urgents dans notre culture". C'est assez dire qu'il l'est lui-même plus encore. Charles-Albert Cingria a la réputation d'un auteur génial mais trop dispersé pour être lisible. Ami de Ramuz, collaborateur de la NRF, maître à penser de nombreux écrivains contemporains, il a pourtant développé, au-delà de l'apparence éclatée de sa production, une poétique d'une très forte cohérence, mélange résolument "antimoderne" (donc "moderne en liberté" comme dit Antoine Compagnon) de passion pour les troubadours, d'amour de la musique et de goût immodéré "tout simplement pour ce qui existe". On retrace ici son parcours, de son enfance dorée à sa vie vagabonde de semi-clochard parisien, en insistant sur le destin d'une oeuvre qui, quel que soit l'angle sous lequel on la prend, est une source constante d'émerveillement. La collection Presto remet dans la lumière des personnages ou des thèmes suisses, illustres ou méconnus. Son ambition ? Offrir la synthèse la plus efficace possible (d'où le nom de la collection) sur les sujets les plus divers, mais en visant le public le plus large possible. Tous les titres ne compteront que 64 pages, avec les illustrations.
Résumé : Pourquoi les maillots de l'équipe de football des Pays-Bas sont-ils orange ? Pourquoi un fleuve d'Afrique du Sud s'appelle-t-il l'Orange ? Pourquoi les extrémistes protestants d'Ulster sont-ils dits Orangistes ? Toutes ces questions peuvent recevoir une réponse commune, qui se résume dans un nom : celui de Guillaume d'Orange. Il est vrai que le personnage a de qui tenir : son prototype historique, Guillaume de Toulouse, fut l'un des plus valeureux lieutenants de Charlemagne. Retiré du monde, il deviendra même saint Guillaume et donnera son nom au monastère de Gellone (Saint-Guilhem-le-Désert), qu'il avait fondé. La légende l'a rattaché à la ville d'Orange, près de laquelle il aurait livré la mythique bataille des Aliscamps, en compagnie de son neveu Vivien, qui, comme Roland, meurt tragiquement au combat, et de son beau-frère le bon géant Rainouart. Colérique et généreux, brave entre les braves et roi du déguisement, moine et soldat, amoureux passionné de la belle Guibourc et pourfendeur inlassable de Sarrasins, Guillaume, le " marquis au court nez ", que l'on reconnaît à son fameux coup de poing et à son rire tonitruant, reste l'un des héros les plus complexes et les plus attachants du Moyen Age.
J'ai jamais voulu être infirmière ! Je voulais pas avoir une blouse, être dans un hôpital, faire des prises de sang... Rien ne semblait prédisposer Madame Maceira à devenir infirmière. Voilà pourtant 15ans quelle exerce cette profession avec passion en psychiatrie. Mais sans blouse, sans faire de prises de sang, et loin de l'hôpital. Elle n'est donc pas une infirmière comme les autres. Mais qui sont donc ces autres infirmières ? Existe-t-il une infirmière type ? Est-ce nécessairement une femme qui, touchée par une vocation précoce, exerce dans un hôpital au chevet des patients ? En répondant à ces questions, les auteurs dressent un portrait totalement inédit de la profession qui rompt avec son apparente homogénéité. S'appuyant sur plusieurs dizaines d'entretiens et près de 3000 questionnaires, ils révèlent l'existence d'un espace infirmier fortement différencié et hiérarchisé, dans lequel les différents points de vue professionnels sont étroitement liés aux positions occupées. A l'heure où la profession se trouve confrontée à des enjeux majeurs (pénurie de personnel, vieillissement de la population, rationalisation des soins, académisation des formations et développement de la recherche), ce livre constitue un outil de compréhension précieux pour tous les professionnels de santé et les étudiants. En mobilisant la théorie des champs de Pierre Bourdieu, il contribue plus largement au renouvellement de l'analyse sociologique des professions. Postface de Patrice Pinell
C'est bien". Ce 15 avril 1945, Ruth Fayon est libérée par la 2e armée britannique. Elle a survécu à l'horreur de l'extermination des juifs par les nazis. Mais l'adolescente juive originaire de Tchécoslovaquie n'a pas la force de se réjouir. Elle est clouée sur sa paillasse puante du camp de Bergen-Belsen où les nazis, en pleine débandade l'ont déportée avec sa mère et sa soeur. Ruth, 16 ans, est à bout de force. Elle ne peut que lâcher ces quelques mots avant de sombrer dans le coma. "Je ne pesais plus que 30 kilos", raconte aujourd'hui cette Genevoise d'adoption dans un témoignage exceptionnel qui retrace son parcours dans l'enfer de la Shoah. Theresienstadt, Birkenau, Hambourg et Bergen-Belsen... Celle qui est née à Karlsbad en 1928 est passée par les pires camps de concentration et d'extermination du régime hitlérien. Autre document exceptionnel : une photographie de Ruth Fayon prise par une garde SS.
La peur d'attaques terroristes se fait grandissante. Des prédicateurs itinérants salafistes et des imams radicaux tentent d'exercer leur influence dans les mosquées, sur la place publique au moyen de stands de distribution de textes de propagande et par une présence régulière dans les prisons, les foyers de réfugiés et les écoles. Ils propagent une interprétation ultra-conservatrice de l'islam, empêchant tout renouvellement. Saïda Keller-Messahli se penche depuis des années sur les associations islamiques et leurs mosquées en Suisse et en Europe. Dans son livre, elle révèle des évolutions inquiétantes. Le monde politique est perplexe et les autorités agissent de manière naïve - alors que seule une politique conséquente de tolérance zéro serait à même de freiner les agissements des islamistes.
Toman Sigmund ; Honsberger Michèle ; Mouron Martin
Sigmund Toman fait partie des derniers survivants des camps d'Auschwitz, Blechhammer, Dachau. Dans les entretiens qu'il accorde à ses interlocutrices, Michèle Honsberger et Martine Mouron, il témoigne de l'extraordinaire énergie qui lui permit de survivre à sa déportation. Il nous emmène à travers le récit de ses jours et de ses nuits, nous fait partager ses combats quotidiens, son immense volonté de vivre et de préserver son humanité.