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Des crimes contre l'humanité en République française (1990-2002)
Coquio Catherine ; Guillaume Carol
L'HARMATTAN
34,50 €
Épuisé
EAN :9782296000346
On observe ici, sur près de quinze ans, les comportements de l'Etat français vis-à-vis des crimes de masse qui se sont déroulés en Europe et en Afrique, sur fond d'une montée en puissance du " devoir de mémoire " et de l'éthique " humanitaire ". Cette période a vu d'un côté la laborieuse digestion du passé vichyste, la reconnaissance litigieuse du génocide arménien, et le lent désenfouissement du passé colonial ; elle a vu, de l'autre, les menées de l'Etat français en ex-Yougoslavie, en Algérie, au Rwanda... Certains vont ainsi jusqu'à parler d'une tradition française de déni, voire de " complicité de génocide ". Qu'on veuille ou non aller jusque-là, il faut comprendre pourquoi, confronté à son histoire la plus sombre, et à celle des collectivités qu'il abrite, l'Etat français n'a pas craint de mener certaines guerres en mettant entre parenthèses la réalité du génocide. On veut comprendre ici les clivages qui font qu'un Etat peut se dire le berceau des Droits de l'homme et l'agent de leur mondialisation, tout en poursuivant parfois des politiques qui mènent au pire. Pourquoi le divorce entre la réalité et l'image de soi dans ce pays a-t-il atteint un tel degré ? Quelle part prend le mythe dans la représentation que se fait la République française de sa grandeur et de son histoire ?
Après une longue amnésie, l'Etat français semblait entrer au début des années 2000 dans une phase de confrontation avec son histoire coloniale. Evoquer, par exemple, la "guerre d'Algérie" et le massacre de Sétif ne posait plus de problème à la mémoire collective. Mais, à la faveur du vote d'un texte de loi qui entendait contraindre les professeurs d'histoire à "enseigner de manière positive la présence de la France dans ses colonies et en Outre-Mer" (la fameuse loi de février 2005 finalement abrogée) puis d'un discours régressif du président Sarkozy en juillet 2007 à l'université de Dakar ("Jeunes d'Afrique, je ne suis pas venu vous parler de repentance"; "Ce sont des Africains qui ont vendu à des négriers d'autres Africains"), nous constatons un retour aux heures noires de l'idéologie coloniale. Essai exigeant mais accessible, Retours du colonial? met en perspective la politique de l'État français à l'égard des territoires et des populations issues de ses anciennes colonies, les analyses et recherches consacrées à ces questions, et les idées qui circulent à ce sujet dans l'opinion. Cet ouvrage collectif conduit de manière salutaire une réflexion sur ce qui s'est constitué et perpétué à partir de la relation coloniale aux plans politique, économique et culturel. Biographie: Catherine Coquio est professeur de littérature comparée à l'université de Poitiers et présidente de l'Association internationale de recherche sur les crimes contre l'humanité et les génocides [www.aircrige.org].
Coquio Catherine ; Engélibert Jean-Paul ; Guidée R
Depuis deux cents ans, la littérature, la philosophie et le cinéma s'intéressent toujours davantage à l'apocalypse et aux catastrophes. Est-ce céder à un certain nihilisme ou au contraire chercher une ouverture politique quand l'horizon semble fermé ? Explorant la force et les limites de cet imaginaire politique ambivalent, les contributions rassemblées dans ce volume tentent d'expliquer pourquoi le scénario apocalyptique fait retour dans une civilisation qui n'est plus soudée ni par la croyance religieuse ni par l'espoir révolutionnaire. Qu'est-ce qui distingue l'apocalyptisme contemporain de l'apocalyptisme biblique et de ses avatars ? Comment distinguer un apocalyptisme laïc, qui affronte avec lucidité la perspective d'une destruction par l'homme des conditions nécessaires à la poursuite de son existence et les lubies des marchands d'apocalypse, qui mobilisent et galvaudent à leur profit le scénario religieux ? Enfin, comment restaurer une perspective politique dans ce climat de destruction générale ? En réunissant des contributions d'historiens, de philosophes, de spécialistes de littérature, d'études théâtrales et de cinéma, ce volume de La Licorne entreprend d'approcher de façon critique un art de désespérer avec espoir caractéristique de l'époque contemporaine. Les Auteur. e. s : Roberta Acnese - Jumana Al-Yasiri - Daria Bardellotto - Christine Baron - Céline Barral - Lambert Barthélémy - Philippe Brand - Catherine Coquio - Christophe David - Susannah ELUS - Frédérik Detue - Jean-Paul - Engélibert - Raphaëlle Guidée - Pierre Jailloux - François Hartoc - Aidy Laib - Massimo Olivero - Julie Schutz - David Tuaillon
David Rousset, Charlotte Delbo, Jean Cayrol, Etty Hillesum, Piotr Rawicz, Jean Améry, Imre Kertész, Georges-Arthur Goldschmidt, Aharon Appelfeld... Ces auteurs ont été soumis à une monstruosité systématique : celle des camps nazis, celle de la "destruction des Juifs d'Europe", qui, lorsqu'elle n'annihilait pas sur-le-champ les corps, étouffait tout foyer de pensée et de parole. Contre cet écrasement, Catherine Coquio lit dans les textes l'âpre combat de leurs auteurs pour saisir ce qui excédait toute "expérience", ce qui jamais ne se laisserait ramener à un moment de leur passé. Pour ces oeuvres irremplaçables, ce grand livre se fait tout d'attention et de pensée. Il lui faut aussi revenir sur l'histoire des "paradigmes" qui se sont formés au sujet du témoignage, et défaire les présupposés qui, trop souvent, nous ont rendus aveugles à ce qui s'était déroulé ailleurs, dans l'Est de l'Europe et en URSS. A déchiffrer les récits et fables des revenants des camps à côté des textes de la "Khurbn Literatur" et de la "Littérature des ravins", une vaste et indomptable interrogation se déploie : qu'est-il arrivé à la culture en Europe et à ce qui, édifié au fil des siècles en tant que "littérature", se trouva, sous le coup d'événements démesurés, non pas annulé mais (selon la formule d'Imre Kertész) "mis en suspens" ? Catherine Coquio sait nous rendre contemporaines - si lointaines, si proches - ces voix qui ne cesseront plus de nous accompagner. Ainsi le bouleversant dernier chapitre nous fait-il entendre, et pour jamais, les timides et lucides paroles de ces enfants qui vont disparaître : "Moi, petite créature, écrit Hanus Hachenburg, je demande au monde l'aumône... pour qu'il ne me brûle pas de son brasier ardent..." Claude Mouchard
Coquio Catherine ; Hubrecht Joel ; Mansour Naïla ;
Résumé : Ce livre redonne une voix à celles et ceux que la dictature de Hafez puis Bachar al-Assad s'est employé, et s'emploie toujours, à faire taire en Syrie et ailleurs. Il documente et dénonce des crimes que beaucoup voudraient oublier malgré leurs liens directs avec nos propres hantises (crise de l'accueil migratoire, crispation identitaire, attentats djihadistes, invasion russe de l'Ukraine...). Dans la lignée des grands Livres noirs, il retrace précisément les faits : terreur, emprisonnements massifs, tortures systématiques, sièges des villes, bombardements chimiques, exterminations ethnico-confessionnelles, "assainissement" démographique, dont il éclaire les ressorts historiques, géopolitiques et sociaux. La révolution et la contre-révolution en Syrie nous révèlent certains fondamentaux de notre temps : à la fois la puissante aspiration à la liberté des sociétés longtemps brimées, la radicalisation sans retenue de toutes sortes de régimes autoritaires et l'affaissement des idéaux démocratiques dans les pays occidentaux. Au travers de témoignages, sous forme de récits, de textes littéraires, de photographies et de dessins, éclairés par les analyses des spécialistes des conflits du Proche-Orient ou des violences de masse, cet ouvrage d'une ampleur inédite, fait donc oeuvre de mémoire, d'histoire et d'avertissement. Contre le négationnisme, la banalisation, l'indifférence ou le silence. Et contre l'impunité de ceux qui, en exécutant leur mot d'ordre "Assad ou on brûle le pays" , ont mis la Syrie à feu et à sang.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.