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La tradition et les traditions. Tome 2, Essai théologique
Congar Yves
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204092500
Dans ce second tome, Yves Congar aborde la question de la tradition d'un point de vue théologique. Il procède d'abord à une sorte d'inventaire et de classement. Puis il étudie successivement les aspects les plus décisifs de la question, sans prétendre constituer un traité didactique rigoureusement articulé. Il s'agit davantage d'un essai que d'une synthèse, d'une recherche prenant en compte les débats du moment, tant dans le cadre du dialogue oecuménique qu'à l'intérieur du monde catholique. La question de la Tradition et de ses rapports avec l'Ecriture fut abordée par le second concile du Vatican dès sa première session. Ce second tome, paru en 1963, Yves Congar l'avait dédié " spécialement aux membres et aux présidents des Commissions qui, au compte du Conseil oecuménique des Eglises, à New York, à Copenhague, ou à Rome, au compte du concile oecuménique du Vatican, oeuvrent aujourd'hui dans ce champ de travail, en vue de ce réavoisinement des chrétiens que SS Jean XXIII indiquait comme la première étape à accomplir dans la voie de l'unité ".
Ce premier volume de la collection "Foi vivante", paru pour la première fois en 1965, manifeste le propos de la collection : mettre à la portée d'un large public des ouvrages de référence qui soutiennent la réflexion. Le cardinal Congar contemple ici le mystère du Christ, vrai Dieu et vrai Homme, sacrement de Dieu. La ferveur qui rayonne de ces pages s'appuie sur une théologie solide, nourrie de l'Ecriture, des Pères et de la liturgie.
Le P. Congar a publié trois volumes théologiques (1979-1980), qu'on a pu présenter comme une somme sur le Saint-Esprit. Des amis ont réclamé un texte plus bref, plus accessible, qui reste cependant substantiel. Il faut en effet que la connaissance soit à la hauteur de la ferveur. L'auteur a essayé de répondre à ces requêtes. Il part des objections qu'on peut soulever contre l'affirmation de l'existence d'une force d'en haut qui nous habite. Il montre quelle source d'énergie et de liberté est cet Esprit. Il esquisse ou évoque enfin une théologie de la troisième personne, qu'on a pu appeler le " divin méconnu ". Mais il y a des réalités qui ne se révèlent que dans la prière.
Le Père Congar ne fut pas seulement un expert très écouté au concile de vatican II. Par ses très nombreuses recherches historiques et théologiques, il fut un pionnier qui a préparé le tournant ecclésiologique du concile. Après Entretiens d'automne (1987), il a tenu, en dépit de l'âge et des infirmités, à rassembler les études historiques dont l'enjeu lui semble le plus décisif pour comprendre le renouveau de l'ecclésiologie au XXe siècle. A la lecture des articles savants qui composent le présent volume, on mesurera mieux l'importance proprement historique du tournant de Vatican II. En cherchant à l'inverser, le Père Congar a passionnément scruté cette lente dérive historique qui va de la réforme de Grégoire VII (XIe siècle) à la veille de Vatican II. Mais dans ce long parcours, il situe en même temps la portée exacte pour la compréhension catholique de l'Eglise et de la papauté de ces relais célèbres que furent les conciles de Trente et de Vatican I.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.