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Eglise et papauté. Regards historiques
Congar Yves
CERF
30,80 €
Épuisé
EAN :9782204069144
Le Père Congar ne fut pas seulement un expert très écouté au concile de vatican II. Par ses très nombreuses recherches historiques et théologiques, il fut un pionnier qui a préparé le tournant ecclésiologique du concile. Après Entretiens d'automne (1987), il a tenu, en dépit de l'âge et des infirmités, à rassembler les études historiques dont l'enjeu lui semble le plus décisif pour comprendre le renouveau de l'ecclésiologie au XXe siècle. A la lecture des articles savants qui composent le présent volume, on mesurera mieux l'importance proprement historique du tournant de Vatican II. En cherchant à l'inverser, le Père Congar a passionnément scruté cette lente dérive historique qui va de la réforme de Grégoire VII (XIe siècle) à la veille de Vatican II. Mais dans ce long parcours, il situe en même temps la portée exacte pour la compréhension catholique de l'Eglise et de la papauté de ces relais célèbres que furent les conciles de Trente et de Vatican I.
Voici la grande synthèse historique d'Yves Congar sur la notion de tradition. Elle était bien nécessaire, car le mot " tradition ", tel qu'il était employé dans le vocabulaire chrétien, tel qu'il est encore souvent compris, désigne des choses très diverses en même temps qu'apparentées. De l'Ancien Testament à l'Eglise d'aujourd'hui se sont succédé un grand nombre de conceptions de la Tradition qui se trouvent ici groupées en six grandes périodes. Mais il ne s'agit pas pour autant d'une sorte d'encyclopédie historique comportant une suite de monographies sur chacun des auteurs considérés et chacune des périodes analysées : le père Congar, utilisant toutes les études existantes, a cherché à dégager les grands moments d'une histoire d'ensemble qui, comme telle, a son mouvement et sa logique. Le premier tome de La Tradition et les traditions, qui parut en 1960, un peu avant le concile Vatican II, a apporté à l'époque, et apportera encore aux chrétiens, des raisons nouvelles de croire en l'Eglise et de l'aimer.
Résumé : Le cardinal Congar fut sans doute l'un des plus importants théologiens du XXe siècle. Dans ce livre, paru en 1959, il aborde de manière prophétique le rapport entre l'Eglise et le monde. Il évoque les sujets controversés de la réincarnation, de l'apocalypse, de l'existence éventuelle d'autres créatures intelligentes dans l'univers. Il propose, dans un exposé remarquable de clarté et de précision, une réflexion sur le Salut de l'humanité : qui sera sauvé ? et surtout : qui doit apporter le Salut ? La question est donc posée à chaque membre de l'Eglise, dans une dynamique de témoignage de la foi.
Un trait caractéristique du renouveau de l'Église est le rôle actif qu'assument les laïcs, conscients de la dignité et des responsabilités que leur confère la consécration baptismale, en communion avec les évêques, les prêtres et les religieux, plutôt qu'en subordination par rapport à eux. On aurait tort de voir dans cette situation nouvelle uniquement la conséquence de la rareté des vocations sacerdotales, ou encore de la promotion sociale, qui assure de plus en plus à chaque homme le droit de prendre sa part dans les décisions communes. Il s'agit plus profondément d'une motion de l'Esprit Saint qui anime l'Église du Christ et la rajeunit sans cesse dans la réalisation de sa mission. Il y a changement sans doute, mais « changement dans la continuité ». C'est ce que montre ce petit ouvrage qui retrace brièvement, mais de manière précise et documentée, l'histoire du laïcat à travers les siècles, et offre en conclusion les éléments fondamentaux d'une spiritualité des laïcs.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.