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Familles et société : quels choix pour demain ? Colloque des 1er et 2 octobre 2011
CONF EVEQUES FRAN.
CERF
13,20 €
Épuisé
EAN :9782204100595
L'actualité du thème de la famille ne se dément pas. La famille est plébiscitée dans tous les sondages, même si les familles ont pris des visages diversifiés. A l'initiative du Conseil Famille et Société de la Conférence des Evêques de France, un colloque s'est tenu les 1er et 2 octobre 2011 à la Cité universitaire à Paris. Les participants y ont mené une réflexion de fond, ouverte, interdisciplinaire et documentée. On le verra à la lecture des contributions réunies ici où les auteurs explorent, vérifient et mettent en lumière la richesse que représentent les familles et leur indispensable rôle social. L'enjeu, pour la société comme pour l'Eglise, est de trouver les moyens de soutenir cette réalité humaine aujourd'hui fragilisée. Le lecteur ne s'y trompera pas : les fruits de ce colloque sont dans la droite ligne de l'héritage intellectuel de Jean-Paul II, développant à la fois une anthropologie trinitaire et inscrivant résolument la famille dans la pensée sociale de l'Eglise. Deux qualités caractérisent son enseignement en matière sociale. D'un côté, cet enseignement est constant parce qu'identique dans son inspiration de base, dans ses "principes de réflexion", dans ses "critères de jugement", dans ses "directives d'action" fondamentales et surtout dans son lien essentiel avec l'Evangile du Seigneur ; d'un autre côté, il est toujours nouveau, parce que sujet aux adaptations nécessaires et opportunes entraînées par les changements des conditions historiques et par la succession ininterrompue des événements qui font la trame de la vie des hommes et de la société (Sollicitudo rei socialis, n° 3, 30 décembre 1987). Ces pages témoignent d'un moment important dans l'élaboration de la pensée sociale de l'Eglise sur la famille. Elles sont portées par la conviction que la famille est une bonne nouvelle pour l'humanité et pour tous une grande espérance.
Résumé : Le chômage de masse touche notre pays depuis des décennies, nourrissant chez les personnes concernées un fort sentiment d'inutilité sociale. Au-delà de la dimension individuelle et familiale, c'est l'ensemble de la société qui pâtit de cette situation, car la mise à l'écart de tant de personnes est une perte énorme de talents inemployés, d'opportunités manquées et de liens familiaux ou sociaux brisés. La cohésion sociale et le vivre ensemble s'en trouvent fragilisés. Nous ne pouvons-nous satisfaire de cette "culture du déchet". Cette situation est d'autant plus paradoxale qu'il existe dans notre pays des besoins considérés comme essentiels qui ne sont pas satisfaits. Nous n'avons pas tout essayé. Des pistes de solutions existent qui requièrent la mobilisation de tous les acteurs pour construire une société de confiance et inclusive. C'est à cela que ce texte appelle.
Nous tous, croyants par héritage, nous sommes très sensibles aux sondages, surtout quand ils nous disent la baisse de la pratique religieuse, la perte d'une certaine mémoire chrétienne et la montée d'une indifférence tranquille. Mais sommes-nous aussi sensibles aux signes insistants, qui manifestent une disponibilité nouvelle à la recherche du dieu vivant ? C'est cette nouveauté de la foi, dans le contexte de la société actuelle, que met en relief le rapport présenté par Mgr Claude Dagens à l'assemblée des évêques de France, à Lourdes, en novembre 1994. Ce rapport peut devenir un instrument de réflexion et de travail. Il est dédié à ses inspirateurs réels : - aux hommes et aux femmes qui demandent le baptême et dont la foi naissante interroge celle de tout le peuple de dieu, - aux jeunes qui reçoivent le sacrement de confirmation et qui cherchent dans la foi des raisons de vivre et d'aimer la vie, en un temps d'incertitude, - à tous ces croyants qui osent dire comment leur foi au Christ construit et soutient leur existence, - à ces responsables de la société civile qui nous révèlent que l'Evangile est aujourd'hui attendu d'une façon nouvelle : comme une ressource pour vivre et pour fonder des engagements durables. Ce rapport n'a pas d'autre but que de susciter cette libre proposition de la foi, qui vaut pour notre société entière.
« À de nombreuses reprises, depuis 1966, la Conférence des évêques de France s'est préoccupée du rétablissement puis du développement du diaconat permanent pour le service des communautés catholiques de notre pays. » En 1967, le Comité national du diaconat, avec l'approbation de Rome, était chargé de la formation des premiers diacres permanents. Puis les régions apostoliques et les diocèses se sont eux-mêmes organisés dans la poursuite de cette tâche en coordination avec le Comité national. Aujourd'hui 1500 hommes environ se sont déjà engagés à servir le Christ et son Église. Tous les diocèses de France bénéficient de leur ministère. C'est pourquoi les évêques de France n'ont cessé de marquer leur intérêt pour les diacres, leur formation et leur place dans les communautés chrétiennes. Ce document, adopté à l'Assemblée de Lourdes en 1999, vient donc compléter les orientations votées en 1996, le directoire et les normes rendus publics par Rome en 1998 et publiés en France sous le titre « Les Diacres permanents. Directoire et normes ». « Comme toute "ratio", celle-ci relève d'un genre littéraire un peu austère... Mais c'est bien sûr l'expérience vivante, et elle seule, qui peut faire découvrir toute la richesse et toute la saveur d'une vie donnée au service du Christ et de son Église. » [Mgr Hippolyte Simon, évêque de Clermont]
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.