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Nous avons mangé la forêt de la Pierre-Génie Gôo. Chronique de Sar Luk, village Mnong Gar (tribu pro
Condominas Georges
MERCURE DE FRAN
33,50 €
Épuisé
EAN :9782715224193
Contrairement à ce que quelques décennies d'existence ont pu laisser croire, la rédaction de ce livre ne fut pas dictée par le désir de soutenir une thèse universitaire, ni par celui de produire une oeuvre littéraire. L'ouvrage répondait simplement à la volonté d'exprimer un ultime message d'amitié, une amitié qui primait sur la carrière et m'imposait en toute priorité de porter témoignage envers ceux qui m'avaient accueilli parmi eux pendant deux ans. Publié au Mercure de France en 1957, Nous avons mangé la forêt relate l'expérience de Georges Condominas : deux années passées à Sar Luk, à partir de 1946, avec les Mnong Gar, semi-nomades des Hauts Plateaux viêtnamiens. Présentant les différents aspects de la vie de ce groupe et dressant un tableau structuré de la société mnong au milieu du XXe siècle, ce livre a d'emblée été loué par les plus grands ethnologues (Claude Lévi-Strauss) et encensé par la critique littéraire (Maurice Nadeau, Edouard Glissant). Presque un demi-siècle plus tard, il reste un grand classique.
On entend dire ici et là que, dans la conjugalité violente, la nature du lien qui unit les partenaires est différente de l'amour. Les personnes qui y sont confrontées ne sont-elles pas sous emprise, aliénées ? Peut-être même qu'"elles aiment ça" comme on l'entend dire parfois... Cet imaginaire collectif dénie le caractère amoureux de la relation, parce que dérangeant probablement. Et si on s'autorisait à penser le lien par le prisme de ce sentiment, que pourrait-on découvrir ? C'est ce que partagent avec nous six femmes : Lise, Manon, Amel, Sarah, Edith et Carole qui ont accepté de témoigner et d'analyser leur histoire sentimentale. Elles ont aimé, souffert et, malgré les atteintes psychologiques, ont développé des stratégies de dégagement. De l'éclosion du sentiment amoureux au détachement, puis à la séparation et ses conséquences, elles parlent du meilleur et surtout du pire. Ce faisant, elles nous livrent des clés de compréhension des impératifs psychiques inhérents à la relation affective, de ses réaménagement au fil du temps et du sens, toujours subjectif, qui lui est attribué. Sont exposées les "bonnes et moins bonnes" raisons à vivre en couple, de même que les ressources mobilisées si vient le temps de trouver une autre issue. Se dessinent alors des pistes pour un accompagnement social, psychologique, voire juridique, soucieux de valider les choix et cheminements de chacun.
J'insisterai sur le dépouillement minutieux des archives de l'époque coloniale qui ont permis à l'auteur de découvrir des documents de toute première importance qui ont échappe jusque là au flair de la plupart de ses devanciers_.. L'auteur montre qu'il est nécessaire de tenir compte d'une zone d'autonomie peu apparente à l'extérieur, dans laquelle les acteurs circulent a l'aise dans un enchevêtrement des réseaux déterminés par la famille, la parenté, les diverses associations d'origine religieuse et politique : la conjonction de ces différents réseaux offrant au nouvel arrivant un soutien moral et financier qui lui permet de se dégager assez vite du système d'accueil métropolitain... Ces constatations permettent à l'auteur de se poser des questions originales et pertinentes sur l'avenir de la communauté immigrée vietnamienne en France que l'on peut d'ailleurs transposer à d'autres pays.
Les travaux d'ethnologie et de sociologie de Georges Condominas ont marqué plusieurs générations de chercheurs et apporté une contribution majeure à l'ethnographie contemporaine. Les textes repris ici pour cette seconde édition proviennent essentiellement de travaux de terrain portant sur les peuples proto-indochinois du Centre Vietnam, ainsi que sur les différentes ethnies du Laos, de Thaïlande et du Nord du Vietnam. Un second tome rassemble les travaux inédits en volume, ainsi qu'une étude originale de Georges Condominas que " l'espace social ".
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...