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Le suicide. Regards croisés
Putallaz François-Xavier ; Schumacher Bernard N.
CERF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782204130851
Alors que le suicide est dépénalisé depuis plus de deux siècles dans nos pays, inciter une personne à se supprimer ou y contribuer activement est d'ordinaire puni par la loi et réprouvé par l'éthique. Démêler ce paradoxe et rendre plus intelligible un acte qui ne le sera peut-être jamais est le but de cet ouvrage. Qu'en ont dit les grands penseurs, des stoïciens jusqu'à saint Augustin, Thomas d'Aquin, Hume, Kant ou Emile Durkheim ? Et aujourd'hui, que peuvent nous apprendre le psychiatre et le travailleur social, le théologien et le médecin en soins palliatifs, ou encore l'économiste, qui lève ici le voile sur un tabou occidental ? Car le suicide d'une personne questionne les valeurs sur lesquelles reposent nos démocraties, comme la dignité humaine, la liberté ou la solidarité. Un livre indispensable à toute discussion raisonnable sur l'euthanasie, l'aide au suicide et la prévention d'actes suicidaires.
La pensée franciscaine du Moyen Age, dont les grands débats philosophiques et théologiques ont abouti à la crise du XIVe siècle mise en scène par Umberto Eco dans " Le Nom de la rose ", est souvent décriée car on ne cesse de la mesurer à l'idéal de Thomas d'Aquin. En présentant quinze penseurs qui se sont engagés dans ces débats brûlants de la fin du XIIIe siècle, l'auteur restitue la diversité et l'originalité de cette pensée. En effet, du cardinal Matthieu d'Aquasparta à Pierre Olivi (ou Olieu), l'enfant terrible de l'ordre des " Frères mineurs ", tous ont contribué aux débats concernant l'assimilation de la pensée d'Aristote, les rapports entre foi et raison, la critique d'une Eglise trop riche, le sens de l'histoire de l'humanité ou la défense de la pauvreté franciscaine. Ce livre montre l'interaction de la doctrine et de l'histoire, de la théologie et de la pauvreté, des institutions et de la philosophie. Il en résulte une image contrastée et vivante où les attitudes franciscaines commandent une idée de la théologie et de la philosophie.
Une contradiction semble au coeur de la pensée thomiste: Thomas d'Aquin soutient que l'essence des choses n'est pas compréhensible mais en même temps il défend un réalisme de la connaissance assurant à cette dernière l'accès jusqu'à l'essence. Comment concilier les éléments de ce paradoxe? Josef Pieper maintient simultanément ces deux affirmations en montrant qu'elles s'appellent mutuellement et s'éclairent l'une l'autre. C'est parce que l'intelligence humaine pénètre jusqu'à l'essence qu'elle ne peut la comprendre. Pour Josef Pieper, cet "apophatisme" philosophique trouve son origine dans le concept de création. "Il est une idée fondamentale et implicite qui détermine presque tous les concepts-clefs de la vision du monde de Thomas d'Aquin: l'idée de création, et aussi l'idée que le fait d'être créée détermine entièrement la structure interne de la créature". Telle est la texture intime du mystère des choses dans leur rapport à notre connaissance. L'intelligence humaine s'en nourrit, y pénètre, et plus elle y pénètre, plus elle se découvre enveloppée de mystère. Plus l'ordinaire apparaît extraordinaire. Mais pour le voir, nous rappelle Josef Pieper, anticipant ici l'enseignement de Benoît XVI, il faut la lumière de la foi, qui seule ouvre la raison à sa pleine capacité de connaissance.
Comment parler du mal ? Comment dire l'innommable ? Le mal bouleverse nos vies. C'est un fait. Tristesse, douleur ou souffrance font irruption dans chaque existence, avant même qu'on y pense. Mais ses formes les plus variées ont un point commun : le mal n'est pas quelque chose. Il se présente comme une fracture au sein de ce qui est : un parasite n'existant que par le bien qu'il ronge. Le bien jouit donc d'une primauté absolue, qui nourrit l'espérance : il sera toujours plus fort. L'expérience du malheur témoigne en creux que nous sommes faits pour être heureux. L'intelligence qui cherche à s'approcher de la question s'efforce ainsi de distinguer, sans les séparer, le mal lui-même et sa résonance subjective. L'entreprise est redoutable, car en ayant le sentiment de faire le bien, l'homme provoque parfois des horreurs, où le mal s'immisce sous couvert de l'amour.
Putallaz François-Xavier ; Schumacher Bernard N. ;
Biographie de l'auteur François-Xavier Putallaz est privat-docent et maître d'enseignement et de recherche en philosophie à l'université de Fribourg. Auteur de nombreux ouvrages, directeur de la collection " Vestigia, pensée antique et médiévale ", on peut lire de lui aux Editions du Cerf : Figures franciscaines. De Bonaventure à Duns Scot (coll. " Initiations au Moyen Âge ", 1997), Insolente liberté, Controverses et condamnations au mir siècle (coll. " Pensée antique et médiévale ", 1995). Bernard N. Schumacher est privat-docent et maître d'enseignement et de recherche en philosophie à l'université de Fribourg. Ses domaines de spécialisation sont l'éthique et l'anthropologie philosophique. Les Editions du Cerf ont publié de lui Confrontations avec la mort (coll. " Passages ", 2005).
Le désir de mort ou la tentative de suicide d'un proche est souvent pour nous une expérience extrêmement douloureuse. Notre incompréhension se double alors d'un sentiment d'impuissance et de désarroi. Psychiatre en unité d'urgence, Emmanuel Granier s'appuie sur ses nombreuses années de pratique au contact de personnes suicidaires. Il apporte dans cet ouvrage des réponses concrètes sur l'attitude à adopter et les actions à entreprendre. Comprendre. Qu'est-ce qui pousse à vouloir mourir ? Dialoguer. Quelle attitude avoir avec quelqu'un en proie à des idées ou à des gestes suicidaires ? Soutenir. Comment décider la personne en crise à s'engager dans des soins ? Comment la soutenir dans l'après-tentative ? Parler, s'engager, accompagner... Et ne jamais baisser les bras : l'envie de vivre est toujours plus proche qu'on le croit.
Le suicide est un cri adressé aux autres, un cri trop souvent étouffé par tous ceux qu'il dérange. Il est un rendez-vous manqué avec les vivants, une protestation, un refus de toutes les injustices sociales qui mènent au désespoir et facilitent le passage à l'acte. Etudiants précarisés, salariés épuisés, harcelés, agriculteurs isolés, enseignants oubliés, policiers stigmatisés, chômeurs fragilisés, femmes violées... il faut aller au-devant de toutes celles et ceux que la société laisse au bord du chemin, entendre leur cri pour prévenir l'irréparable. Mais la prévention n'est possible que par une connaissance précise, approfondie de la réalité du suicide, des groupes les plus exposés et de celles et ceux qui doivent vivre l'épreuve indicible du suicide d'un proche. En interrogeant les idées reçues qui entourent ce sujet encore tabou, cet ouvrage répond à un enjeu essentiel : mieux comprendre afin de mieux prévenir. Car la France, très en retard dans ce domaine, doit de manière urgente faire de ce drame personnel et social une grande cause nationale de santé.
A quels signes reconnaît-on un état maniaco-dépressif? Les causes de la maladie sont-elles génétiques ou biologiques? Les événements survenus au cours de la vie ou la personnalité peuvent-ils également servir de facteurs déclenchants? Comment évolue la maniaco-dépression? Comment le conjoint doit-il se comporter en phase dépressive, puis pendant l'état maniaque? Quand faut-il procéder à une hospitalisation sans consentement? La maniaco-dépression est une réalité relativement méconnue. Puisse le cas exemplaire de Pierre contribuer à mieux faire comprendre cette maladie psychiatrique qui touche plus d'un Français sur cent.
Résumé : Dépression. Dans le langage courant, ce mot est utilisé sans discernement pour désigner la tristesse, l'humeur dépressive, la dépression caractérisée ou la maladie mélancolique qui peut conduire au suicide. Cette confusion de plus en plus fréquente entre souffrance et maladie n'est pas sans conséquence. Certains sont trop hâtivement déclarés malades et se voient prescrire des traitement inutiles ou nuisibles, tandis que d'autres, plus sévèrement atteints, ne sont pas soignés comme ils devraient l'être. Eclairer ces contradictions, illustrer par des récits de cas différentes situations cliniques, faire comprendre le bon usage des thérapies analytiques et des traitements antidépresseurs, tel est l'objectif de ce livre.