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Textes et documents (1969-1985)
COM THEOLOGIQUE INT
CERF
39,00 €
Épuisé
EAN :9782204101400
Composée de trente théologiens provenant de différents horizons, la Commission théologique internationale, créée en 1969 par le pape Paul VI, est un organisme proprement théologique, et non pas magistériel, rattaché à la congrégation pour la Doctrine de la Foi. Examinant des thèmes d'actualité, elle offre une perspective théologique commune. Elle réunit dans ce premier volume des documents élaborés durant les trois premiers quinquennats, de 1969 à 1985, traitant divers sujets de théologie fondamentale, sacramentelle et morale, de christologie et d'ecclésiologie : Réflexions sur les buts et les méthodes (1969) ; Le sacerdoce catholique (1970) ; L'unité de la foi et le pluralisme théologique (1972) ; L'apostolicité de l'Eglise et la succession apostolique (1973) ; La morale chrétienne et ses normes (1974) ; Magistère et théologie (1975) ; La promotion humaine et le salut chrétien (1976) ; Le sacrement du mariage (1977) ; Questions choisies de christologie (1979) ; Théologie, christologie et anthropologie (1981) ; La réconciliation et la pénitence (1982) ; Dignité et droits de la personne humaine (1983) ; La conscience que Jésus avait de lui-même et de sa mission (1985).
Résumé : On sait que la culture médiatique a pris l'habitude de parler des "trois monothéismes", sans que les catholiques sachent toujours prendre garde aux équivoques de la formule. D'une part, l'histoire des religions connaît d'autres monothéismes, d'autre part, la doctrine chrétienne ne peut se satisfaire de l'alignement en symétrie de trois phénomènes religieux conçus de l'extérieur, alors que, de l'intérieur, elle professe l'accomplissement de la foi au Dieu unique d'Israël dans l'énonciation trinitaire du Nouveau Testament. Mais le travail de la Commission théologique internationale s'est aussi confronté avec une circonstance plus urgente : la même culture médiatique a diffusé un nouveau lieu commun, issu de certains milieux savants mais décliné partout avec désinvolture, selon lequel le monothéisme en tant que tel serait porteur de violence. Ce livre veut répondre, arguments à l'appui, à cette polémique, sans éviter les "pages difficiles" de l'Ancien Testament ni celles de l'histoire de l'Eglise. Il demeure bien clair, en tous les cas, que la doctrine du Crucifié Ressuscité a dissocié radicalement le sacré authentique de toutes formes de violence.
Avec ce nouveau texte, la Commission théologique internationale livre le fruit d'un long travail sur un sujet capital: l'art et la manière de faire de la théologie. Loin d'être réservé au seul cercle des théologiens, ce document concerne tous les fidèles et même, très au-delà, tous ceux et celles qui souhaitent comprendre ce que signifie "faire de la théologie". Il revient aux théologiens de penser la foi chrétienne au regard des défis d'aujourd'hui et de permettre aux chrétiens, à partir de leurs travaux, de rendre compte de l'espérance qui est en eux (voir l P 3, 15). Benoît XVI insiste sur le nécessaire rapport entre foi et raison. Il souligne également la nécessité de prendre en compte la culture contemporaine. La théologie est donc appelée à élaborer sa réflexion dans un monde où le terme "Dieu" revêt plusieurs significations. Il lui faudra pour cela toujours revenir à l'Ecriture, l'envisager dans son contexte pour que les hommes de notre temps puissent l'interpréter. La Théologie aujourd'hui: un document important qui donne des clefs pour comprendre comment l'Eglise cherche sans cesse à mieux appréhender la foi dont elle vit pour toujours mieux la partager.
Le second concile du Vatican a remis à l'honneur le diaconat. Mais qu'en est-il de ce ministère qui peu à peu retrouve sa place dans la vie concrète de l'Eglise? L'histoire est intéressante: après la période ancienne, il est entré en déclin au Moyen Age, il a disparu comme ministère permanent et n'a subsisté que comme transition vers le presbytérat et l'épiscopat. Cela n'a pas empêché que, depuis la scolastique jusqu'à nos jours, on s'est intéressé à sa signification théologique et notamment à la question de sa valeur sacramentelle comme degré de l'ordre. Le présent document n'est pas le dernier mot de la réflexion en la matière. La Commission théologique internationale entend simplement livrer quelques fruits d'une "recherche attentive aux divergences qui caractérisent le ministère du diaconat au cours des diverses époques historiques et qui encore aujourd'hui animent le débat qu'il suscite". Menée avec minutie et rigueur, cette démarche ne laisse rien de côté. Pas même la question des "diaconesses" mentionnées dans tel ou tel document ancien. Patiemment instruit, rigoureusement articulé, et marqué par une grande largeur de vues, ce dossier sur le diaconat - et, plus largement, sur l'ensemble du ministère ordonné - est passionnant
La loi naturelle est la norme de l'éthique que tous les hommes peuvent découvrir en eux, au coeur irréductible de la personne humaine, que nous appelons sa nature. Ce n'est donc pas seulement la constatation empirique de la convergence des éthiques qui peut motiver l'agir humain, mais la conscience que l'éthique a un fondement dans l'humanité même de l'homme, et qu'elle crée par là même des droits et des devoirs pour tous les hommes. Puisque nous prétendons que cette loi existe dans l'humanité de l'homme, elle n'est pas à inventer, mais à découvrir, à déceler dans les différentes cultures humaines qui l'expriment chacune d'une manière singulière. Notre travail tente de discerner dans les grandes traditions philosophiques et religieuses de l'humanité le surgissement de cet universel humain (...). Nous avons fait le pari que la notion revisitée de loi naturelle n'effrayera pas le lecteur. Notre travail s'adresse en premier lieu aux acteurs de l'Eglise catholique qui pratiquent le dialogue avec la culture contemporaine, dans les domaines qui aujourd'hui demandent des réponses communes aux grands défis de la bioéthique, de l'économie, de l'environnement. Nous souhaitons ainsi contribuer au dialogue interculturel et interreligieux, en poursuivant la recherche éthique, et en invitant les grandes traditions religieuses et philosophiques à opérer cette même maïeutique qui permet de dégager l'universel humain sur lequel nous devons construire nos relations en ce monde. Roland Minnerath, archevêque de Dijon.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.