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UNE SOCIETE SOUS SURVEILLANCE. Les intellectuels et la Stasi
Combe Sonia
ALBIN MICHEL
26,95 €
Épuisé
EAN :9782226108418
Consacré à l'étude de la violence policière dans un Etat de type soviétique, Une société sous surveillance analyse plus particulièrement le comportement de " mandarins " est-allemands face au pouvoir et à l'idéologie dominante. Vingt dossiers, établis par la police politique de 1950 à 1989, concernant des intellectuels, constituent la matière de cet ouvrage. Leur minutieux examen révèle tant les pratiques répressives - dont fut notamment victime le philosophe Ernst Bloch, l'auteur de Principe espérance - que les formes de résistance au contrôle ou, à l'inverse, les différents modes de collaboration avec la Stasi. C'est donc à partir de ces " biographies " rédigées par une plume policière que le lecteur entre dans l'univers d'une société placée sous surveillance. Mais, au-delà des comportements individuels, c'est avant tout la façon dont la Stasi a exercé son pouvoir qui est ici examinée et, plus généralement, la question des liens que les intellectuels peuvent être amenés à entretenir avec l'Etat.
Où va l'édition savante ? On ne s'étonnera pas du choix de l'autoédition pour un tel sujet. J'avais quand même soumis ce petit essai à plusieurs éditeurs, pas à ceux que j'épingle, ni à ceux dont je dis du bien, naturellement, et la plupart d'entre eux me répondirent de façon encourageante, voire chaleureuse et amusée. Et puis, finalement, je me suis dit que je tenais là un samizdat...
En novembre 1984, Christa Wolf ouvrait la première conférence de l'association des gynécologues psy-chosomaticiens de RDA réunis à Mag-Debourg. Dans son discours intitulé "Maladie et privation d'amour", elle s'interrogeait sur l'évolution de la médecine moderne dont les progrès en matière d'appareils médicaux éloignaient toujours davantage les praticiens de leurs patients. Par-delà son regard sur la relation entre l'âme et le corps, Christa Wolf informait aussi des attentes des femmes qui avaient pris au mot les promesses d'égalité des sexes en régime "socialiste réel". Quelques années plus tôt Georges Canguilhem, résistant au scientisme triomphant, se proposait de continuer à penser la médecine comme un art qui devait s'adapter à chaque individu malade. Déplorant la disparition progressive de la clinique, il plaidait pour un dialogue continu entre le patient et le médecin Tandis que Sonia Combe s'appuie sur le discours de Christa Wolf pour appréhender l'expérience communiste à partir de l'étude de genre, revenant sur la double leçon de Christa Wolf et de Canguilhem, Antoine Spire se demande dans quelles conditions un retour de la médecine à la pratique clinique pourrait se faire et répondre à la demande des malades.
A la fin de la guerre des antifascistes communistes, parmi lesquels de nombreux Juifs, choisissent de construire "le premier Etat allemand des ouvriers et des paysans". Ce sera la République Démocratique Allemande, pays où l'opposition au régime fut la plus faible du bloc de l'Est : il y eut peu de dissidents, pas d'opposition organisée comme en Pologne ou en Tchécoslovaquie avec la Charte 77, pas d'Ecole comme celle de Georg Lukacs en Hongrie. Par loyauté vis-à-vis d'un régime dont ils approuvaient les buts, mais non le style et les méthodes, les marxistes est-allemands n'ont émis leurs critiques qu'au sein du parti, et ce jusqu'à l'automne 1989. Lorsqu'ils prirent la parole publiquement afin de défendre le maintien d'une RDA non "comme elle avait été, mais comme elle aurait dû être", il était trop tard. Ils ne purent empêcher l'annexion sans condition de la RDA à la RFA dont l'Allemagne pourrait payer aujourd'hui le prix avec le vote, trente ans plus tard, en faveur de l'extrême droite et le retour de l'antisémitisme. Tandis que la mise sur le même plan de la terreur nazie et du régime est-allemand tend à se banaliser outre-Rhin, il convient de remonter aux origines de la RDA. Interroger la notion de loyauté constitutive de l'identité de femmes et d'hommes dont "le rêve a été tué par des imbéciles" (Anderson) incite à repenser dans sa globalité l'expérience communiste.
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin