
La loyauté à tout prix. Les floués du "socialisme réel"
A la fin de la guerre des antifascistes communistes, parmi lesquels de nombreux Juifs, choisissent de construire "le premier Etat allemand des ouvriers et des paysans". Ce sera la République Démocratique Allemande, pays où l'opposition au régime fut la plus faible du bloc de l'Est : il y eut peu de dissidents, pas d'opposition organisée comme en Pologne ou en Tchécoslovaquie avec la Charte 77, pas d'Ecole comme celle de Georg Lukacs en Hongrie. Par loyauté vis-à-vis d'un régime dont ils approuvaient les buts, mais non le style et les méthodes, les marxistes est-allemands n'ont émis leurs critiques qu'au sein du parti, et ce jusqu'à l'automne 1989. Lorsqu'ils prirent la parole publiquement afin de défendre le maintien d'une RDA non "comme elle avait été, mais comme elle aurait dû être", il était trop tard. Ils ne purent empêcher l'annexion sans condition de la RDA à la RFA dont l'Allemagne pourrait payer aujourd'hui le prix avec le vote, trente ans plus tard, en faveur de l'extrême droite et le retour de l'antisémitisme. Tandis que la mise sur le même plan de la terreur nazie et du régime est-allemand tend à se banaliser outre-Rhin, il convient de remonter aux origines de la RDA. Interroger la notion de loyauté constitutive de l'identité de femmes et d'hommes dont "le rêve a été tué par des imbéciles" (Anderson) incite à repenser dans sa globalité l'expérience communiste.
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| Titre | La loyauté à tout prix. Les floués du "socialisme réel" |
| Auteur | Combe Sonia |
| Editeur | BORD DE L EAU |
| Largeur | 165 |
| Poids | 390 |
| Date de parution | 20190911 |
| Nombre de pages | 235,00 € |
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