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Figures du corps. Une leçon d'anatomie
Comar Philippe
ENSBA
18,00 €
Épuisé
EAN :9782840563235
Aucune question n'a occupé autant d'art occidental que celle qui touche à la représentation du corps, à ses conventions et à ses licences. Scandée par des querelles, des ruptures, des crises iconoclastes, la transmission d'un savoir sur le corps, sous forme de règles de proportions, de modèles anatomiques, de poses de référence, est une des missions majeures que se sont données les écoles d'art. À cet égard l'École des beaux-arts de Paris, forte d'une tradition de près de quatre siècles, est exemplaire. Le fonds patrimonial qu'elle conserve est d'une richesse exceptionnelle, et même unique en Europe. Il montre que l'École, depuis sa création en 1648,a été au centre des enjeux esthétiques les plus importants. De l'Écorché de Michel-Ange à celui de Houdon, des dessins anatomiques de Géricault aux premiers films d'Étienne-Jules Marey, à travers plusieurs centaines d'oeuvres qui traversent le champ de l'histoire de l'art et de la science, voici un panorama inédit des instruments pratiques et des outils conceptuels qui ont servi à élaborer les représentations du corps.
Revue de presse Plasticien, scénographe, commissaire d'expositions et écrivain, Philippe Comar est professeur de morphologie aux Beaux-Arts de Paris. Peau de femme est son deuxième roman.
Rupture, cassure, décalage, échappée, dissidence sont les mots-clés de l'histoire de l'art moderne. Depuis Manet et Cézanne, l'art rompt avec son milieu, rompt avec la tradition, rompt avec les idées ou les valeurs dominantes. Que reflète alors cet art déchaîné hormis sa propre errance ? Existe-t-il, sinon des liens tenaces, à tout le moins quelques fils ténus qui rattachent encore l'oeuvre à une histoire qui ne serait pas seulement celle des artistes, de leur production ou de leur ghetto ? " Les textes repris et développés dans cet ouvrage trouvent leur origine dans des préfaces, notices, articles ou actes de colloque, écrits au cours des trente dernières années par l'auteur. Fort d'une riche expérience en tant que commissaire ou conseiller scientifique d'expositions, il s'est interrogé tout au long de sa carrière sur cette question du lien - lien entre l'art, la religion, la littérature, la psychanalyse, la science. L'ensemble des textes, qui se répondent entre eux, se fait l'écho de cette réflexion sur la question du lien. Ils ont tous été revus, certains profondément remaniés, et constituent désormais la version de référence. Quelques-uns ont été écrits pour des ouvrages étrangers et n'avaient jamais été publiés en français.
Des statuettes préhistoriques aux images obtenues par résonance magnétique nucléaire, le corps humain, tour à tour sculpté, peint, dessiné, tatoué, écorché, radiographié, a suscité de multiples représentations.Confrontant l'approche du savant et celle de l'artiste, Philippe Comar montre comment ces images renvoient au désir de connaître, mais aussi à la morbidité ou à l'érotisme.
Depuis leur parution, au XVIIIe siècle, les traités anatomiques de Jacques-Fabien Gautier d'Agoty (1711-1785) fascinent historiens et amateurs d'art tout autant que praticiens de la médecine. Les Beaux-Arts de Paris rééditent pour la première fois les célèbres planches et textes de ses principaux "cours" et "dissertations" dans un format accessible à tous. Page après page, l'ouvrage invite le lecteur à plonger dans un univers étrange et fantastique ; celui des multiples figures disséquées qui exposent au regard leurs veines, nerfs et muscles. L'Ange de l'Anatomie est depuis une référence pour les artistes ; les surréalistes ont célébré la Myologie qui représentait pour eux "beauté convulsive" et "splendeur viscérale". Mais une autre figure, tout aussi insolite, émerge à la lecture : celle de Gautier d'Agoty, graveur en manière noire, qui se passionna pour la reproduction des oeuvres d'art et l'anatomie. Cet entrepreneur qui se voulait être à la fois artiste et scientifique, a développé l'impression en quadrichromie pour ses tableaux "en couleur & de grandeur naturelle", nous léguant des estampes d'une indéniable beauté. Les traités - la Myologie complète, l'Anatomie de la tête, l'Anatomie générale des viscères, l'Hermaphrodite et l'Exposition anatomique de la structure du corps humain - sont reproduits dans leur intégralité. Les 68 planches anatomiques, présentées en pleine page couleur, sont accompagnées de leurs tables explicatives retranscrites dans une version modernisée.
Résumé : Le Tractatus de herbis est un magnifique herbier peint de la fin du XIVe siècle, exécuté à Padoue. Il s'apparente à un recueil d'images richement illustré qui présente des plantes, des pierres et des animaux, classés par ordre alphabétique et ayant très certainement une vocation médicinale. On en connaît trois versions au monde dont l'une, enrichie, aux Beaux-Arts de Paris. L'herbier présente des plantes médicinales, potagères, des fleurs, des arbres... L'artiste qui l'a exécuté l'a personnalisé avec des personnages et des animaux imaginaires qui interviennent dans de petites saynètes, ce qui constitue sa rareté et son originalité. La reproduction en fac-similé de l'ouvrage original est accompagnée d'un texte d'Alexandre Leducq, conservateur des manuscrits aux Beaux-Arts de Paris, de Bruno Laurioux, professeur d'Histoire du Moyen Age et d'histoire de l'alimentation, de Iolanda Ventura, spécialiste des savoirs scientifiques du Moyen Age et de Remy Cordonnier.
Les écrits de Max Beckmann s'imposent au rang des plus importants écrits d'artistes du XXe siècle. Les journaux, correspondances, conférences, préfaces, réunis dans cet ouvrage, et pour la première fois traduits en français, couvrent la période 1903-1950. Ils donnent à la fois un remarquable témoignage sur les deux guerres mondiales et sur le mode-de-vie et le processus de création de Beckmann. Il convient comme le souligne Philippe Dagen dans sa préface, de lire "cet ouvrage autant comme un manuel de résistance pour le présent que comme un livre d'histoire du passé".