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Revue d'éthique et de théologie morale N° 295, septembre 2017 : Travail et revenu universel
Colosimo Jean-François ; Thomasset Alain
CERF
18,50 €
Épuisé
EAN :9772204352964
La Revue d'Ethique et de Théologie Morale (RETM) est une revue oecuménique qui publie des articles et des dossiers scientifiques sur les débats et les questionnements éthiques contemporains. Seule revue francophone spécialisée en éthique théologique, elle se veut ouverte aux interrogations venant de diverses disciplines : théologie, philosophie, sociologie, histoire, sciences humaines. Elle édite des articles varia et des dossiers thématiques sur des sujets divers (bioéthique, éthique fondamentale, éthique sociale, questions politiques, familiales, environnementales...) dans une perspective chrétienne attentive aux questionnements du monde présent. L'animation intellectuelle de la revue est assurée par l'Association de Théologiens pour l'Etude de la Morale (ATEM), association oecuménique internationale francophone. La revue livre quatre numéros par an et un numéro hors-série qui reprend les actes du colloque annuel de l'ATEM. Chaque numéro, sauf exception, présente un dossier thématique, des articles varia, des comptes-rendus critiques, et des résumés en français et en anglais. Les articles proposés à la rédaction sont soumis de manière anonyme à un examen par deux réviseurs spécialistes de la question.
Résumé : Le christianisme va-t-il mourir sur les lieux qui l'ont vu naître ? Les chrétiens d'Orient sont-ils condamnés à disparaître ? Les images de leur tragédie nous émeuvent, mais que savons-nous vraiment d'eux ? D'Istanbul au Caire, en passant par Bagdad, Beyrouth, Damas, Jérusalem et l'Arménie, l'Iran, ce livre raconte leur passé glorieux pour expliquer leur terrible présent. Comment ont vécu hier et survivent aujourd'hui ces passeurs des premières civilisations de l'écriture, du monde de la Bible, de l'avènement de l'Eglise, de l'apparition du Coran et du conflit millénaire entre l'Occident et l'Islam. Et pourquoi, à l'heure du choc entre les empires et les fanatismes, ces médiateurs sont les sacrifiés de la mondialisation. Ce voyage spirituel et humain à travers vingt siècles d'histoire montre que notre abandon des chrétiens d'Orient signerait notre suicide moral.
Face aux défis planétaires de l'islam, que peut la France ? Face au retour du religieux, que peut la République ? Ce sont les mille ans de laïcité qui ont fait la France qu'exhume cet essai iconoclaste, éclairant et renversant. Une laïcité qui est synonyme de souveraineté et de liberté. Après son décryptage de l'Amérique, de l'Iran, de la Russie et des théologies qui fondent leurs politiques, après sa dénonciation de nos aveuglements sur les religions, les guerres et les civilisations, Jean-François Colosimo traite ici de la France. De quel malaise ? la laïcité est-elle désormais le nom ? A-t-elle commencé en 1905, débuté en 1789 ? Ou est-elle, traversant les républiques et les monarchies, une invariance de notre histoire, un constituant de notre nation ? De Clovis à Mitterrand, en passant par Philippe le Bel, Louis XIV et de Gaulle, de la destruction des Templiers à la répression des sectes en passant par la création d'une police des cultes, ce sont les mille ans d'une relation singulière entre l'Etat et l'Eglise qu'exhume cet essai iconoclaste. Un livre éclairant, renversant, qui montre en quoi la laïcité est synonyme de souveraineté comme de liberté. Et de quel prix serait son abandon.
Comment, dès 1917, le monastère des Solovki, orgueil de l'empire tsariste, est-il devenu le premier camp d'extermination de l'Union soviétique? Comment le nihilisme, le terrorisme; le totalitarisme sont-ils apparus dans la Sainte Russie des ermites, des fois en Christ, du peuple souffrant et "théophore"? Qu'en est-il des slavophiles, des occidentalistes, de Pierre le Grand, de la Troisième Rome et de Byzance dans la genèse du mythe russe? Le communisme a-t-il été un accident? Et les Russes sont-ils condamnés au despotisme?. Retrouvant, à la jointure de la mystique et de l'histoire, la déchirure originelle entre l'Occident et l'Orient chrétiens, cet essai constitue le deuxième volet d'une grande enquête théologique sur les mutations modernes de Dieu en politique. On y lira pourquoi, des vieux-croyants immolés dans les flammes aux inventeurs des attentats-suicides et aux "constructeurs de Dieu" bolcheviques, la Russie a connu une suite d'apocalypses recommencées. Pourquoi, aussi, les voix des Démons, traversant les âges, résonnent désormais de Pétersbourg et Moscou aux quatre coins du monde. Et pourquoi, enfin, les prophéties conjointes de Dostoïevski et de Soljénitsyne sont appelées à éclairer, plus que jamais, le siècle qui s'ouvre Biographie de l'auteur Editeur, essayiste, Jean-François Colosimo enseigne la philosophie et la patrologie à l'Institut Saint-Serge de Paris. Il est l'auteur de films documentaires, dont Moscou ou la Renaissance de l'orthodoxie (Artline, France 3), et a récemment publié, chez Fayard, Dieu est américain
Résumé : Coptes, Chaldéens, Arméniens. Nul ne peut plus ignorer leur tragédie. Les journalistes en font leur une, l'opinion s'en émeut, les publicistes l'exploitent. Nul ne sait pourtant vraiment qui ils sont. Hier encore médiateurs entre l'Orient et l'Occident, ces chrétiens des origines sont devenus les otages de la globalisation. Retour du religieux en politique, choc des civilisations, implosion des cultures, éradication des mémoires, sort des minorités, liberté de conscience, avenir de la démocratie, universalité de la laïcité : les voilà placés au cour des plus graves enjeux planétaires. Or, de notre crise, ils ne sont pas que le signe, mais aussi le prisme. En rappelant combien ils incarnent le christianisme des sources, en reprenant les heures glorieuses et terribles de leur chronique deux fois millénaire, en montrant comment ils ont résisté aux invasions et aux massacres, aux croisades et aux djihads, et comment seul le règne des idéologies au XXe siècle a inauguré leur déclin, c'est toute une page méconnue de notre histoire que livre ici Jean-François Colosimo. Mais aussi de notre présent le plus brûlant. A l'heure où la sécularisation semble triompher au Nord, et l'intégrisme au Sud, à l'heure aussi où les urnes paraissent consacrer l'islamisme tandis que l'islam lui-même sombre dans une guerre civile entre sunnites et chiites, il n'est d'autre urgence que de renouveler la traditionnelle " Question d'Orient " qui, aujourd'hui comme hier, commande notre vision du monde. Et notre action sur lui. Car c'est aussi de l'avenir des chrétiens d'Orient que dépend notre futur.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...