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La religion française
Colosimo Jean-François
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204132022
Face aux défis planétaires de l'islam, que peut la France ? Face au retour du religieux, que peut la République ? Ce sont les mille ans de laïcité qui ont fait la France qu'exhume cet essai iconoclaste, éclairant et renversant. Une laïcité qui est synonyme de souveraineté et de liberté. Après son décryptage de l'Amérique, de l'Iran, de la Russie et des théologies qui fondent leurs politiques, après sa dénonciation de nos aveuglements sur les religions, les guerres et les civilisations, Jean-François Colosimo traite ici de la France. De quel malaise ? la laïcité est-elle désormais le nom ? A-t-elle commencé en 1905, débuté en 1789 ? Ou est-elle, traversant les républiques et les monarchies, une invariance de notre histoire, un constituant de notre nation ? De Clovis à Mitterrand, en passant par Philippe le Bel, Louis XIV et de Gaulle, de la destruction des Templiers à la répression des sectes en passant par la création d'une police des cultes, ce sont les mille ans d'une relation singulière entre l'Etat et l'Eglise qu'exhume cet essai iconoclaste. Un livre éclairant, renversant, qui montre en quoi la laïcité est synonyme de souveraineté comme de liberté. Et de quel prix serait son abandon.
Une plongée dans la religion civile de la République impériale. Du Mayflower aux Twin Towers, de George Washington à Donald Trump, des Puritains aux télévangélistes en passant par la Bible, Israël, les Lumières, l'empire, le messianisme, le millénarisme, et l'islam... Voici un voyage aussi inédit que crucial au coeur des Etats-Unis, de leur genèse et de leur histoire. Ainsi que de leur présent, qui annonce des lendemains plus crépusculaires peut-être qu'il n'y paraît. Un ouvrage indispensable pour comprendre l'Amérique.
Résumé : Les archives judiciaires retiennent que, le 3 décembre 1956, Guy Desnoyers, prêtre à Uruffe en Meurthe-et-Moselle, assassina sa jeune maîtresse, enceinte de lui, ainsi que leur enfant, arrivé à huit mois de gestation, qu'il arracha au cadavre encore chaud de sa mère pour le baptiser avant de le mettre à mort. Condamné à la perpétuité pour ce crime rituel, relâché après vingt-deux ans de bagne et de prison, le curé d'Uruffe devait se retirer dans un monastère. Ce roman l'y rattrape pour une simple journée. Journée ordinaire, rythmée par le chant des Heures, les lectures saintes, les sacrements, et où il rumine, se remémore, répète son sacrilège et blasphème. Journée singulière, scandée par les grands récits sacrificiels de la Bible, d'Abraham au Golgotha, et où il connaît solitude, tourments infernaux. Journée à la jointure du temps et de l'éternité que se disputent Dieu et le diable. Qu'en est-il de la colère et de la piété, du jugement et du pardon face au mal dans l'Histoire ? Dieu s'est-il suicidé par une nuit hivernale, sur un chemin de Lorraine, au c?ur de l'Europe, au milieu du siècle ? Récit sans concession, à la fois chronique policière et investigation théologique, ce livre dérangeant et captivant raconte notre versant obscur et notre attente de délivrance.
Résumé : Le christianisme va-t-il mourir sur les lieux qui l'ont vu naître ? Les chrétiens d'Orient sont-ils condamnés à disparaître ? Les images de leur tragédie nous émeuvent, mais que savons-nous vraiment d'eux ? D'Istanbul au Caire, en passant par Bagdad, Beyrouth, Damas, Jérusalem et l'Arménie, l'Iran, ce livre raconte leur passé glorieux pour expliquer leur terrible présent. Comment ont vécu hier et survivent aujourd'hui ces passeurs des premières civilisations de l'écriture, du monde de la Bible, de l'avènement de l'Eglise, de l'apparition du Coran et du conflit millénaire entre l'Occident et l'Islam. Et pourquoi, à l'heure du choc entre les empires et les fanatismes, ces médiateurs sont les sacrifiés de la mondialisation. Ce voyage spirituel et humain à travers vingt siècles d'histoire montre que notre abandon des chrétiens d'Orient signerait notre suicide moral.
Résumé : Coptes, Chaldéens, Arméniens. Nul ne peut plus ignorer leur tragédie. Les journalistes en font leur une, l'opinion s'en émeut, les publicistes l'exploitent. Nul ne sait pourtant vraiment qui ils sont. Hier encore médiateurs entre l'Orient et l'Occident, ces chrétiens des origines sont devenus les otages de la globalisation. Retour du religieux en politique, choc des civilisations, implosion des cultures, éradication des mémoires, sort des minorités, liberté de conscience, avenir de la démocratie, universalité de la laïcité : les voilà placés au cour des plus graves enjeux planétaires. Or, de notre crise, ils ne sont pas que le signe, mais aussi le prisme. En rappelant combien ils incarnent le christianisme des sources, en reprenant les heures glorieuses et terribles de leur chronique deux fois millénaire, en montrant comment ils ont résisté aux invasions et aux massacres, aux croisades et aux djihads, et comment seul le règne des idéologies au XXe siècle a inauguré leur déclin, c'est toute une page méconnue de notre histoire que livre ici Jean-François Colosimo. Mais aussi de notre présent le plus brûlant. A l'heure où la sécularisation semble triompher au Nord, et l'intégrisme au Sud, à l'heure aussi où les urnes paraissent consacrer l'islamisme tandis que l'islam lui-même sombre dans une guerre civile entre sunnites et chiites, il n'est d'autre urgence que de renouveler la traditionnelle " Question d'Orient " qui, aujourd'hui comme hier, commande notre vision du monde. Et notre action sur lui. Car c'est aussi de l'avenir des chrétiens d'Orient que dépend notre futur.
Résumé : Entre dîners chics et cabines de plage, la petite ville de la côte d'Opale est le lieu le plus prisé du couple élyséen. Est-ce bien raisonnable d'en faire le poste d'observation favori pour prendre le pouls du pays ? A un peu plus de deux heures de Paris, Le Touquet, station balnéaire élégante et discrète, est devenue l'annexe privée de l'Elysée où Brigitte se ressource avec ses petits-enfants et où Emmanuel aime à se retirer lorsqu'il veut fuir les tourments de son mandat. Le Touquet, c'est là que Brigitte a passé toutes ses vacances dans la belle maison de famille avant d'y épouser son premier mari, puis le second, le jeune Emmanuel, lui-même tombé amoureux du lieu. C'est là que le candidat à l'Elysée écrit en 2016, Révolution, le livre de son ascension vers le pouvoir... Et c'est là, quand le vent tourne, que le président se réfugie pour manger des crêpes ou jouer au tennis avec son ami Stan, 78 ans, ancien ouvrier d'Usinor reconverti en moniteur de tennis. Où donc, enfin, le président et son épouse sont-ils allés se faire acclamer par leurs fans agglutinés juste avant que le Covid 19 ne fige le pays dans le confinement ? Au Touquet, bien sûr... un certain dimanche de mars et de scrutin municipal. Petit paradis sous cloche et décor privilégié du storytelling présidentiel, le Touquet est la pièce manquante indispensable pour bien comprendre les Macron. Renaud Dély présente 28 Minutes samedi (Arte) et est éditorialiste à France Info. Marie Huret est journaliste indépendante et ex-grand reporter à Marianne.
4e de couverture : Tenter de soustraire au maximum le facteur humain, trop humain, du système hospitalier, c'est prendre le risque que ce système s'effondre. Il faudra quand même, un jour, se demander si c'est bien. Stéphane Velut. Tout juste soixante ans se sont écoulés depuis la création des Centres hospitaliers universitaires. Ces structures sont le coeur d'un système à la réputation excellente. Mais ce coeur s'est emballé. Le corps soignant s'épuise et les patients s'inquiètent. Les crises se succèdent avec leurs ordonnances de vains remèdes. Le malade que nous sommes, ou que nous serons presque tous un jour, a tout lieu de s'inquiéter. Le mal est profond. Il s'entend dans le nouveau langage qui s'est imposé au sein des pratiques hospitalières. Tel est l'éloquent symptôme qui révèle le dessein de faire de l'hôpital une nouvelle industrie, au mépris de son humaine justification. Un dessein indicible, qui rêve de fondre le soin dans la technicité abstraite et gestionnaire de notre société.
En quelques décennies, tout a changé. La France, à l'heure des gilets jaunes, n'a plus rien à voir avec cette nation soudée par l'attachement de tous aux valeurs d'une république une et indivisible. Et lorsque l'analyste s'essaie à rendre compte de la dynamique de cette métamorphose, c'est un archipel d'îles s'ignorant les unes les autres qui se dessine sous les yeux fascinés du lecteur.C'est que le socle de la France d'autrefois, sa matrice catho-républicaine, s'est complètement disloqué. Jérôme Fourquet envisage d'abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de certaines pratiques comme le tatouage et l'incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l'animalité (le veganisme et la vogue des théories antispécistes en donnent la mesure). Mais, plus spectaculaire encore, l'effacement progressif de l'ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet d'" archipelisation " de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d'un réduit catholique, instauration d'une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.À la lumière de ce bouleversement anthropologique, on comprend mieux la crise que traverse notre système politique : dans ce contexte de fragmentation, l'agrégation des intérêts particuliers au sein de coalition larges est tout simplement devenue impossible. En témoignent, bien sûr, l'élection présidentielle de 2017 et les suites que l'on sait...Cette exploration inédite de la France nouvelle est fondée sur la combinaison originale de différents outils (sondages, analyse des prénoms, géographie électorale, enquête-monographie de terrain), méthode permettant de demeurer au plus près de l'expérience de celles et de ceux qui composent la société française d'aujourd'hui.Avec de nombreuses cartes, tableaux et graphiques originaux réalisés par Sylvain Manternach, géographe et cartographe.Jérôme Fourquet est analyste politique, expert en géographie électorale, directeur du département Opinion à l'IFOP.
Résumé : L'auteur constate que les classes populaires, exclues des bénéfices de la mondialisation, sont reléguées dans la France périphérique, soit les petites villes et les territoires éloignés des métropoles. Celle-ci rassemble des bassins industriels asséchés, des zones d'emploi public ou touristiques et concentre l'essentiel des votes pour le Front national.