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De Rouge et de Noir. Les vases grecs de la collection de Luynes
Colonna Cécile ; Duyrat Frédérique
GOURCUFF GRADEN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782353401703
Les vases grecs de la collection de Luynes constituent un des plus remarquables ensembles de vases figurés: ces oeuvres au décor spectaculaire apportent une foule d'informations sur la Grèce antique pour qui sait interpréter leur subtil langage. Elles ont été rassemblées par Honoré d'Albert, duc de Luynes (1802-1867), une des plus illustres figures des arts et de l'archéologie du XIXe siècle. Cet aristocrate, érudit et mécène, avait une véritable passion pour l'antiquité; sa fortune lui permit de constituer une collection exceptionnelle de statues, vases, bijoux, monnaies... À la fin de sa vie, il offrit l'ensemble au «Cabinet des Médailles» de la BnF pour prendre place à côté des collections royales. La céramique grecque y forme un ensemble de première importance: les moyens financiers, les connaissances et le goût du duc de Luynes lui ont permis d'acquérir les plus beaux objets qu'il pouvait trouver. Cette collection permet de découvrir comment les artisans athéniens aux VIe et Ve siècles av. J.-C. ont créé une des productions céramiques les plus sophistiquées, dont le décor provient presque uniquement du contraste entre la couleur rouge de l'argile et le beau vernis noir brillant. Utilisés par les élites grecques mais aussi étrusques qui les faisaient venir en Italie, ces vases étaient principalement utilisés dans la vie quotidienne, dans le cadre du banquet ou pour la toilette. Certains étaient aussi choisis pour honorer les dieux ou les morts. Les images qu'ils nous donnent à voir, d'une qualité esthétique indéniable, sont extrêmement précieuses pour nous permettre d'appréhender comment les Athéniens représentaient leurs dieux et leurs héros; Zeus, Dionysos, Héraclès ou les héros de la guerre de Troie y apparaissent, seuls ou dans certains épisodes mythiques. Les peintres ont aussi abordé certains aspects de la vie quotidienne antique: les jeux athlétiques, la guerre, les rites funéraires... Chaque vase éclaire donc une facette de la vie et des croyances antiques, et, rassemblés par le duc de Luynes, tous se font écho pour nous raconter de formidables histoires.
L'histoire de la famille Colonna d'Istria n'aurait qu'un intérêt anecdotique si, en filigrane, on ne pouvait y lire l'histoire de la Corse et celle du monde. Conflits et rapports de force qui ont marqué l'Europe et la Méditerranée, affrontement entre chrétiens et Maures, déplacements des routes commerciales, découverte de l'Amérique, guerres mondiales, colonisation, décolonisation : tous ces événements ont laissé une trace dans le passé de cette famille. A la frontière de l'histoire et de la légende, mais toujours fondé sur des faits rigoureux, le récit de cette épopée court sur une douzaine de siècles, évoque mythes et réalités, tradition et modernité, espérances, faits glorieux, dérisoires misères de la vie quotidienne. Romanesque à souhait, plein de merveilleux, de fracas et de bruit, tissé d'une somme infinie de petites aventures individuelles, il déborde de liberté. Surtout, cet ouvrage permet d'esquisser les contours d'une manière singulière d'habiter la terre et d'entrevoir non pas une identité corse, mais un être corse, c'est-à-dire une manière unique de se situer dans le temps et dans l'espace, et de lutter contre la fondamentale solitude de la nature humaine.
Colonna Cécile ; Denoyelle Martine ; Gaultier Fran
Le musée de Boulogne-sur-Mer possède l'un des plus beaux ensembles français de vases grecs. Celui-ci, acquis par la Ville en 1861, provient pour l'essentiel de la collection constituée par Charles Louis Fleury Panckoucke, fils d'un imprimeur-libraire et lui-même éditeur. Passionné d'antiquités, Panckoucke acquiert en particulier une série de vases grecs ayant Héraclès pour sujet, au point qu'il projeta d'éditer une Héracléide pour diffuser les images du héros auprès du plus grand nombre. C'est cette collection que la Ville acheta, confortée dans son choix par Adrien de Longpérier, conservateur du musée du Louvre : "Si vous achetiez la collection, la Ville de Boulogne aurait la seule belle collection (de vases) qui existe en dehors de Paris ; cela ferait une spécialité pour votre Musée que les savants d'Allemagne viendraient visiter après le Louvre." (Lettre du 22 juillet 1861.) A travers 41 pièces choisies, c'est cette collection qui est à l'honneur dans cet ouvrage : son origine, sa destruction partielle en 1918 quand une torpille allemande réduisit nombre de céramiques en tessons, sa restauration et sa nouvelle présentation après des décennies d'un travail minutieux Malgré les vicissitudes des deux guerres mondiales, le fonds compte toujours plus de 470 numéros, parmi lesquels quelques vases d'artistes majeurs, comme l'amphore représentant le suicide d'Ajax attribuée au potier et peintre Exékias, Eros parle Peintre de Berlin ou encore le vase à partir duquel Beazley forgea l'identité du Painter of the Boulogne Horse. Largement illustré, le lecteur trouvera dans cet ouvrage, auquel ont contribué les plus grands spécialistes français du sujet, les derniers apports de la recherche scientifique sur le sujet tout autant que le bonheur des yeux.
Né d'un père mexicain et d'une mère anglaise, Antonio de La Gandara suit les cours de l'Ecole des beaux-arts et rejoint les classes de Gérôme et de Cabanel en 1878 à l'âge de 16 ans. En 1882, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit sa première médaille. C'est en 1885 qu'il fait la connaissance du comte Robert de Montesquiou et de son ami Gabriel Yturri. Séduit par les oeuvres de l'artiste, inspirées de celles de Goya, Ribot et Vélasquez, Robert de Montesquiou s'active à faire connaître le jeune peintre auprès de l'aristocratie dont il devient un des artistes favoris. Peintre mondain couvert d'honneurs, La Gandara est un familier de la comtesse de Noailles, d'Anatole France, d'Henri de Régnier, de Gabriele D'Annunzio, de Maurice Barrès, mais aussi de Debussy, Saint-Saëns et Satie. Grâce à son frère Edouard, membre de la troupe de Sarah Bernhardt, il pénètre l'intimité du monde du théâtre et de l'Opéra, dont il fréquente les "étoiles". Ce sont ces différentes figures qui peuplent son oeuvre, au point d'en faire un témoignage exceptionnel de la vie artistique et mondaine de la toute fin du XIXe siècle, le monde de Marcel Proust, qu'il a également croisé. S'il est un témoin privilégié de la Belle Epoque, le talent de La Gandara s'exprime aussi dans les nombreuses représentations de jardins, notamment du parc de Versailles, dont il aime représenter les statues et les allées, se délassant ainsi de longues séances de pose avec une clientèle parfois capricieuse.
L'ouvrage présente, sous la forme d'un album élégant et accessible, l'ensemble des sculptures commandées en 1674 par Louis XIV, pour le Parterre d'eau dans le parc du château de Versailles. Il comprend une introduction illustrée par les 5 dessins préparatoires de Charles Le Brun, les dessins du parterre d'eau et des gravures. Cette introduction raconte les circonstances de la commande et détaille la thématique et la réalisation de cet ensemble de sculptures ainsi que la façon dont elle s'est étalée sur une vingtaine d'années. Viennent ensuite les photographies des 27 oeuvres, placées en pleine page de droite avec une légende en page de gauche.