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Le portrait du président
Colombani Jean-Marie
GALLIMARD
12,11 €
Épuisé
EAN :9782070705030
Cinq ans après son accession au pouvoir suprême, François Mitterrand demeure une énigme : attaqué à droite comme homme de gauche, à gauche comme homme de droite, a-t-il réalisé les transformations qu'il souhaitait pour la France ou s'est-il contenté de gérer l'inévitable ? A-t-il résolu, cherche-t-il seulement à résoudre ses contradictions ? Est-il victime de son habileté ?... La devise de Pierre Mendès France était claire : "Gouverner, c'est choisir". Celle de François Mitterrand serait-elle simplement : "Gouverner, c'est doser" ? Sur son bureau à l'Elysée, le président garde trois photos : celles de Victor Hugo, de Jean Jaurès et de Georges Clemenceau. Trois symboles : le romantisme républicain, le socialisme, le sens de l'Etat, qui manifestent clairement l'image que François Mitterrand veut laisser dans l'histoire. Mais en fait son action semble souvent allier les contraires : pragmatisme et maximalisme idéologique, archaïsme et modernisme. Le dessein de ce républicain de gauche est clair : "Une gauche apte au gouvernement, un parti socialiste large et solide qui ait vocation à l'alternance". Quel que soit le jugement que l'on porte sur lui, il faut reconnaître que cet homme d'Etat, homme de mouvement, restera comme l'instrument d'une mutation de la société française. Relevant les propos et les actes du président de la République, contant, analysant sans complaisance ni parti pris, Jean-Marie Colombani nous dresse de celui-ci un portrait passionnant, où l'esprit critique n'exclut pas la sympathie.
La France, à peine sortie du référendum sur le traité de Maastricht, s'interroge déjà sur le nom du successeur de François Mitterrand. Sans prendre garde qu'elle est non seulement en train de sortir du mitterrandisme mais aussi de changer d'époque et d'univers. Elle ne peut plus se contenter d'être une honnête intermédiaire entre l'Est et l'Ouest ni d'exploiter la rente de situation politique qui lui donnait, depuis 1945, une prime sur l'Allemagne. La voici qui risque à son tour de succomber au vertige identitaire et flirte avec la tentation autoritaire qui, aujourd'hui, menace l'Europe de l'Est. Qui, au sein d'une gauche à "refonder" ou d'une droite à "rénover", sera le mieux à même d'affronter cette mutation et de répondre aux attentes de cette "France sans Mitterrand" ? Qui saura le mieux la garder de la tentation d'un Etat brutal et vaincre sa dépression nerveuse collective ? Entre l'impossible retour à l'âge d'or de l'Etat-nation et l'abdication dans une impuissance collective, il y a place pour le choix d'une France qui se réveille et se réforme. Pour lui éviter une évolution régressive, maîtriser le royaume des humeurs qu'est devenue la démocratie française, résister à la tentation du temps des purges, il faut à la fois changer de République, refaire l'Etat et recomposer la France. Pour donner enfin aux Français ce qu'ils sont en droit d'attendre de la politique : une volonté de refaire le lien social.
Jean-Marie Colombani a été directeur du Monde entre 1994 et 2007. Grand spécialiste de la politique française, il est l?auteur de plusieurs ouvrages dont Les Infortunes de la République (Grasset, 2000), Tous Américains? Le monde après le 11 septembre 2001 (Fayard, 2002), Au fil du Monde (Plon, 2007) et Un Américain à Paris (Plon, 2008). Jean-Marie Colombani est aujourd?hui le patron de Slate.fr, magazine d?actualités en ligne. Catherine Vincent a été journaliste spécialisée dans les médias de 1997 à 2010. Rédactrice en chef du quotidien professionnel La Correspondance de la presse de 1998 à 2008, elle a ensuite été rédactrice en chef et manager de E24, le site d?information économique du groupe de presse norvégien Schibsted. Elle est aujourd?hui directrice de la communication de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD).
Résumé : La chute du mur de Berlin a sonné le glas du bloc soviétique, mais elle a aussi gravement ébranlé la social-démocratie européenne, dont la raison d'être avait été la lutte contre un communisme hégémonique et fidèle à Moscou. Ainsi, le reflux électoral de la gauche démocratique ces dix dernières années s'est trouvé doublé d'une crise d'identité, liée précisément à cette perte des références anticommunistes. Aujourd'hui, l'ancienne gauche " non communiste " doit faire face à un double défi : se redéfinir, retrouver une légitimité, et renouer avec les origines du mouvement socialiste. Avec la même rigueur d'analyse, la même ampleur de vues qui a fait le succès de ses précédents ouvrages, Jean-Marie COLOMBANI se penche ici sur les raisons profondes -crise identitaire et panne du modèle social-démocrate classique- du recul de la gauche, à la fois en France et en Europe. Tirant les leçons de l'histoire du socialisme, il s'efforce de définir la ligne de partage entre le parti de l'ordre et celui du mouvement et de cerner les raisons du retour possible de la gauche. Celle-ci, pour rester fidèle à elle-même, doit survivre aux socialistes : seule une nouvelle synthèse, à la fois libérale et sociale, permettra de faire face à la menace national-populiste.
Résumé : Par définition, un journal quotidien est éphémère. Il se jette aussitôt lu. Le Monde, en ce sens, n'est pas un journal comme les autres : on le garde. C'est sans doute qu'il permet, mieux que d'autres, de se situer, de se repérer dans un monde qui est au contraire censé avoir perdu ses repères. Au-delà du flot des informations quotidiennes, qu'il hiérarchise et contextualise au mieux, il prend position. Pendant treize ans, il m'est revenu la charge d'incarner et de définir ses prises de position, ses engagements. Ils permettent, au fil des ans, de relire l'histoire immédiate. La période qui est ici rythmée, plus que relatée, dans mes éditoriaux couvre les années 1994 à 2007 : rien moins que le tournant d'un siècle, la fin définitive de la guerre froide et la brève illusion d'un " nouvel ordre mondial ", l'entrée dans une période dominée par le terrorisme international, hantée par un possible conflit de civilisations ; l'avènement d'une " Union européenne " élargie, substituant au glacis soviéto-russe une aire de liberté et une promesse de prospérité pour une Europe qui n'est plus l' " Europe de l'Ouest" ; et en France, le passage de l'ère mitterrando-chiraquienne à une nouvelle page, celui d'une génération à une autre, d'une société à une autre, plus diverse dans sa composition comme dans ses aspirations.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.