Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La France sans Mitterrand
Colombani Jean-Marie
FLAMMARION
16,30 €
Épuisé
EAN :9782080667861
La France, à peine sortie du référendum sur le traité de Maastricht, s'interroge déjà sur le nom du successeur de François Mitterrand. Sans prendre garde qu'elle est non seulement en train de sortir du mitterrandisme mais aussi de changer d'époque et d'univers. Elle ne peut plus se contenter d'être une honnête intermédiaire entre l'Est et l'Ouest ni d'exploiter la rente de situation politique qui lui donnait, depuis 1945, une prime sur l'Allemagne. La voici qui risque à son tour de succomber au vertige identitaire et flirte avec la tentation autoritaire qui, aujourd'hui, menace l'Europe de l'Est. Qui, au sein d'une gauche à "refonder" ou d'une droite à "rénover", sera le mieux à même d'affronter cette mutation et de répondre aux attentes de cette "France sans Mitterrand" ? Qui saura le mieux la garder de la tentation d'un Etat brutal et vaincre sa dépression nerveuse collective ? Entre l'impossible retour à l'âge d'or de l'Etat-nation et l'abdication dans une impuissance collective, il y a place pour le choix d'une France qui se réveille et se réforme. Pour lui éviter une évolution régressive, maîtriser le royaume des humeurs qu'est devenue la démocratie française, résister à la tentation du temps des purges, il faut à la fois changer de République, refaire l'Etat et recomposer la France. Pour donner enfin aux Français ce qu'ils sont en droit d'attendre de la politique : une volonté de refaire le lien social.
Résumé : " Nous sommes tous Américains ! " Cet éditorial, écrit dans la nuit du 11 au 12 septembre 2001 et publié à la une du Monde, était-il autre chose que la manifestation d'une nécessaire et absolue compassion ? Je ne cesse de me poser la question, non pas tant à cause du nombre des critiques ou des interpellations suscitées par ce texte, que du fait même du cours des choses. Entre ce 11 septembre et, mettons, le 5 février 2002, le choc a été si puissant ! Le défilé des événements si rapide ! Entre l'effondrement des Twin Towers et cette vue de Guantanamo Bay, base américaine à Cuba et zone de non-droit où sont enfermés et privés de droits les premiers prisonniers d'Al Qaida, que s'est-il passé ? Alors, toujours " tous Américains " ? Ce livre est né non d'un remords de plume, mais bien de la nécessité d'aller plus avant, d'expliciter un propos qui n'était pas, à mes yeux, que de circonstance. J.-M. C.
Au terme de deux septennats, peut-on parler des "années Mitterrand", marquées par l'empreinte en profondeur d'un homme et d'une démarche politique ? Ou bien la succession de gestions très contradictoires (gauche radicale, gauche réformiste, droite libérale) et de climats très contrastés (apogée et déclin des idéologies, guerre froide et post-communisme, passion et désintérêt pour la politique) rend-elle cette unité purement formelle ? Que restera-t-il, en fin de compte, d'une expérience unique dans sa durée et si ambitieuse lorsqu'elle fut entamée ? Dressant le bilan synthétique, en autant d'entrées, des politiques gouvernementales et des débats essentiels, retraçant l'évolution des institutions, des groupes d'intérêt et des partis, cet ouvrage fait la part des mouvements de fond et des phénomènes de conjoncture, de ce que la politique tenta d'imposer et de ce qu'il dut se résoudre à accepter.
Résumé : La chute du mur de Berlin a sonné le glas du bloc soviétique, mais elle a aussi gravement ébranlé la social-démocratie européenne, dont la raison d'être avait été la lutte contre un communisme hégémonique et fidèle à Moscou. Ainsi, le reflux électoral de la gauche démocratique ces dix dernières années s'est trouvé doublé d'une crise d'identité, liée précisément à cette perte des références anticommunistes. Aujourd'hui, l'ancienne gauche " non communiste " doit faire face à un double défi : se redéfinir, retrouver une légitimité, et renouer avec les origines du mouvement socialiste. Avec la même rigueur d'analyse, la même ampleur de vues qui a fait le succès de ses précédents ouvrages, Jean-Marie COLOMBANI se penche ici sur les raisons profondes -crise identitaire et panne du modèle social-démocrate classique- du recul de la gauche, à la fois en France et en Europe. Tirant les leçons de l'histoire du socialisme, il s'efforce de définir la ligne de partage entre le parti de l'ordre et celui du mouvement et de cerner les raisons du retour possible de la gauche. Celle-ci, pour rester fidèle à elle-même, doit survivre aux socialistes : seule une nouvelle synthèse, à la fois libérale et sociale, permettra de faire face à la menace national-populiste.
Résumé : La Phratrie n'est pas la fratrie... Le dernier terme s'applique aux groupes formés par les frères et les s?urs ; le premier qui, à l'origine, dans la Grèce antique, concernait les divisions de tribus, désigne les clans. A ce titre, il s'est imposé aux auteurs pour définir la Ve République. A se pencher sur les dernières décennies, il apparaît en effet que les principales décisions n'ont pas été le fait des partis politiques, mais de petits groupes constitués autour - et par - une personnalité exceptionnelle. A la " République des Ducs " ou " des Notables " que fut la IIIe République, a donc succédé la " République des phratries ", puisque ce sont les divisions au sein des familles qui la caractérisent. L'expression fait évidemment écho à l'expression " régime des partis ", employée par de Gaulle pour dénoncer la IVe République. La volonté des auteurs est d'embrasser d'un seul regard quarante ans qui ont marqué l'Histoire récente, à travers quatorze problèmes clés qui déterminent notre avenir, qu'il s'agisse entre autres de la construction européenne, du chômage, de la politique de santé, de l'enseignement, de la justice...
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.