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Au fil du Monde
Colombani Jean-Marie
PLON
20,50 €
Épuisé
EAN :9782259206822
Par définition, un journal quotidien est éphémère. Il se jette aussitôt lu. Le Monde, en ce sens, n'est pas un journal comme les autres : on le garde. C'est sans doute qu'il permet, mieux que d'autres, de se situer, de se repérer dans un monde qui est au contraire censé avoir perdu ses repères. Au-delà du flot des informations quotidiennes, qu'il hiérarchise et contextualise au mieux, il prend position. Pendant treize ans, il m'est revenu la charge d'incarner et de définir ses prises de position, ses engagements. Ils permettent, au fil des ans, de relire l'histoire immédiate. La période qui est ici rythmée, plus que relatée, dans mes éditoriaux couvre les années 1994 à 2007 : rien moins que le tournant d'un siècle, la fin définitive de la guerre froide et la brève illusion d'un " nouvel ordre mondial ", l'entrée dans une période dominée par le terrorisme international, hantée par un possible conflit de civilisations ; l'avènement d'une " Union européenne " élargie, substituant au glacis soviéto-russe une aire de liberté et une promesse de prospérité pour une Europe qui n'est plus l' " Europe de l'Ouest" ; et en France, le passage de l'ère mitterrando-chiraquienne à une nouvelle page, celui d'une génération à une autre, d'une société à une autre, plus diverse dans sa composition comme dans ses aspirations.
Colombani Jean-Marie ; Finkielkraut Alain ; Jullia
Le débat entre le directeur du journal Le Monde et celui du Nouvel Observateur, avec le philosophe, est loin d'être banal et ouvre des perspectives sur le XXIe siècle.
Au terme de deux septennats, peut-on parler des "années Mitterrand", marquées par l'empreinte en profondeur d'un homme et d'une démarche politique ? Ou bien la succession de gestions très contradictoires (gauche radicale, gauche réformiste, droite libérale) et de climats très contrastés (apogée et déclin des idéologies, guerre froide et post-communisme, passion et désintérêt pour la politique) rend-elle cette unité purement formelle ? Que restera-t-il, en fin de compte, d'une expérience unique dans sa durée et si ambitieuse lorsqu'elle fut entamée ? Dressant le bilan synthétique, en autant d'entrées, des politiques gouvernementales et des débats essentiels, retraçant l'évolution des institutions, des groupes d'intérêt et des partis, cet ouvrage fait la part des mouvements de fond et des phénomènes de conjoncture, de ce que la politique tenta d'imposer et de ce qu'il dut se résoudre à accepter.
Résumé : La Phratrie n'est pas la fratrie... Le dernier terme s'applique aux groupes formés par les frères et les s?urs ; le premier qui, à l'origine, dans la Grèce antique, concernait les divisions de tribus, désigne les clans. A ce titre, il s'est imposé aux auteurs pour définir la Ve République. A se pencher sur les dernières décennies, il apparaît en effet que les principales décisions n'ont pas été le fait des partis politiques, mais de petits groupes constitués autour - et par - une personnalité exceptionnelle. A la " République des Ducs " ou " des Notables " que fut la IIIe République, a donc succédé la " République des phratries ", puisque ce sont les divisions au sein des familles qui la caractérisent. L'expression fait évidemment écho à l'expression " régime des partis ", employée par de Gaulle pour dénoncer la IVe République. La volonté des auteurs est d'embrasser d'un seul regard quarante ans qui ont marqué l'Histoire récente, à travers quatorze problèmes clés qui déterminent notre avenir, qu'il s'agisse entre autres de la construction européenne, du chômage, de la politique de santé, de l'enseignement, de la justice...
Résumé : De A à Z, Evelyne Lever nous invite à découvrir la part féminine de la royauté et nous propose un éclairage nouveau, original et passionnant sur le destin des souveraines d'Europe depuis l'époque médiévale jusqu'à nos jours. Peu de femmes ont régné. Reines par mariage, la plupart des princesses ont dû lutter pour s'imposer. Donner des héritiers au royaume était leur premier devoir. Malheur aux reines stériles ! Mais, par leur charme, leur patience et leur intelligence, certaines sont parvenues à exercer une réelle influence. L'amour était rarement au rendez-vous dans ces couples unis par la raison d'Etat. Epouses de monarques volages, elles n'avaient souvent pour seule consolation que la prière. Toute liaison leur était interdite, pourtant, l'entrée Amants est l'une des plus longues de ce dictionnaire ! Il faut attendre le XIXe siècle et surtout le XXe pour que les mariages d'inclination soient possibles. Femmes de pouvoir, héroïnes tragiques ou simples incarnations du devoir, ces souveraines ont, elles aussi, tissé l'histoire de l'Europe.
Bordeaux vu par l'artisan de son renouveau. "Je ne suis pas né à Bordeaux. Ma ville natale est Mont-de Marsan, le chef-lieu du département des Landes, à 120 km environ au sud de Bordeaux. J'y ai vécu toute mon enfance et mon adolescence. Et Bordeaux dans tout cela ? Mes grands-parents paternels habitaient Bordeaux. Nous leur rendions visite, mes parents, ma soeur et moi, de loin en loin. J'en garde peu de souvenirs. A chaque rentrée scolaire, ma mère nous traînait, ma soeur et moi, chez Mod, la boutique "chic" de la place de la Comédie où elle nous habillait pour l'hiver. Elle n'aimait pas vraiment Bordeaux. Nous nous sommes installés à Bordeaux, Isabelle et moi, en 1994. Nous trouvâmes la maison de nos rêves, dans un vieil immeuble de l'impasse des Tanneries. Nous y fûmes heureux. J'ai sottement vendu cette maison en 2004, sur un coup de tête. J'étais sous le choc de ma condamnation et j'avais besoin de rupture. Nous voici aujourd'hui en plein coeur de ville, entre deux sites stratégiques : la librairie Mollat et le Palais Rohan. Quel bonheur d'aller à pied, chaque matin, à mon bureau de l'Hôtel de Ville. Je repense à la ville telle qu'elle était il y a plus de deux décennies. Elle était certes déjà belle mais elle s'était assoupie. "La belle endormie", disait-on. Les touristes qui la traversaient sur le chemin du sud lumineux la trouvaient noire et ne s'y arrêtaient pas. Elle était noire en effet. Elle y mettait une sorte de coquetterie. Quand j'ai lancé ma première campagne de ravalement, je me souviens qu'un écrivain bordelais s'est affligé, dans la presse, de voir s'effacer la ville de suie... et sa poésie très particulière. Bien vite les Bordelais se sont aperçus que ravaler, c'était aussi restaurer des bâtisses qui en avaient souvent besoin ; que c'était surtout révéler les détails d'une architecture dissimulés sous la crasse. La contagion a vite joué et les Bordelais ont redécouvert leur ville. En présentant mon premier projet urbain, j'avais deux idées directrices : d'abord doter l'agglomération d'un transport collectif moderne et puissant pour prévenir la congestion naissante des déplacements ; et reconquérir ou conquérir les deux rives de la Garonne pour ouvrir résolument Bordeaux sur son fleuve. La rive gauche avait été désertée par le port qui n'y avait laissé que des hangars en ruine. Quant à la rive droite, c'était encore, pour les Bordelais "classiques", un espace quasiment inconnu, un autre monde qu'on ne fréquentait pas. "Obscur tabou ? Loi non écrite ?" se demande J.M. Planes dans son opuscule sur les Quinconces. Les temps ont changé. Le tramway est devenu une sorte de cordon ombilical entre la rive gauche et la rive droite qui n'est plus "le rognon racorni" dans le méandre du fleuve dont parlait J.M. Planes dans un autre texte. Le pont de pierre désormais réservé aux transports en commun et aux déplacements doux accueille jusqu'à 10 000 cyclistes par jour et une nuée de piétons. L'aménagement des quais est plébiscité. Il a transformé un no man's land en lieu de vie quotidiennement fréquenté tant par les habitants de la ville et de la métropole que par les touristes. Quel bonheur pour moi d'y rencontrer des citoyens heureux, et fiers de leur ville !".
La psychanalyse est l'une des aventures les plus fortes du XXe siècle, un nouveau messianisme, né à Vienne entre 1895 et 1900, et inventé par des Juifs de la Haskala en quête d'une nouvelle terre promise : l'inconscient, la clinique des névroses et de la folie. Pour ce Dictionnaire amoureux, j'ai adopté le style de la leçon de choses afin d'éclairer le lecteur sur la manière dont la psychanalyse s'est nourrie de littérature, de cinéma, de voyages et de mythologies pour devenir une culture universelle. D'Amour à Zurich, en passant par Animaux, Buenos Aires, La Conscience de Zeno, Le Deuxième Sexe, Göttingen, Sherlock Holmes, Hollywood, Jésuites, La Lettre volée, Marilyn Monroe, New York, Paris, Psyché, Léonard de Vinci, etc., on trouvera ici une liste infinie d'expériences et de mots qui permettent de tracer l'histoire et la géographie de cette aventure de l'esprit en permanente métamorphose."
Confrérie de notables, club de pensée, école de réflexion, ersatz laïque de la religion... que n'a-t-on écrit sur la Franc-maçonnerie? En fait, l'originalité de la Franc-maçonnerie tient à sa nature même de société initiatique et à ses méthodes. Elle n'est ni une secte car elle n'a pas de doctrine à imposer aux autres hommes, ni un parti car elle ne cherche pas à conquérir le pouvoir, ni une église car si elle se veut universelle, son prosélytisme est limité et surtout n'exclut aucune croyance. D'Abd El-Kader à Jean Zay, le choix des entrées consacrées à l'histoire, aux mots, à la symbolique mais aussi aux figures emblématiques de la Franc-maçonnerie est significatif de l'écriture de ce DictionnaireAmoureux. Il est tout à la fois didactique et personnel.