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Roman Polanski, vie et destin de l'artiste
Colombani Florence
REY
18,00 €
Épuisé
EAN :9782848761763
On a toujours beaucoup parlé de Roman Polanski. Ces derniers temps bien sûr, lorsque l?affaire de moeurs qui l?avait conduit à quitter les Etats-Unis en 1977 l?a rattrapé en septembre 2009? Mais déjà à Lodz, dans les couloirs de l?école de cinéma, quand l?étudiant qu?on surnommait Romek fascinait ses camarades avec sa ferme intention de conquérir le monde? et aussi dans les années soixante quand il séduisait l?Occident avec son sens de l?absurde et sa mise en scène virtuose? ou encore en 1969 quand son épouse Sharon Tate fut assassinée par les disciples de Charles Manson. Oui, on a toujours beaucoup parlé de Roman Polanski et de sa vie si outrageusement, si désespérément romanesque? Et on en reparlera, bien sûr, dans ce livre qui évoquera, du ghetto de Cracovie au chalet de Gstaad en passant par le Swinging London et l?Amérique du Flower Power, 77 ans d?une existence qui épouse les soubresauts du siècle. Mais ce dont on parle peu, ou jamais assez, s?agissant de Roman Polanski, c?est de l?oeuvre. Au-delà de l?homme, de ses tragédies et de ses failles, il y a un cinéaste de tout premier plan. Polanski a adapté Shakespeare (Macbeth, 1971), Hardy (Tess, 1979) et Dickens (Oliver Twist, 2005), révélé au monde le destin de Wladyslaw Szpilman (Le Pianiste, 2002), signé un chef-d??uvre du film noir (Chinatown, 1974) et inventé la parodie sérieuse (Le Bal des vampires, 1967), terrifié des générations de spectateur (Répulsion, 1965; Rosemary?s baby, 1968) et trouvé un équivalent cinématographique à l?esthétique de Beckett (Cul-de-sac, 1966) comme à celle de Kafka (Le Locataire, 1976)? Bref, il a donné au cinéma une série de films d?apparence très différente mais profondément reliés par une même vision du monde. Une vision du monde que ce livre se propose de mettre enfin au jour.
C'est d'abord une histoire typiquement américaine, celle d'Elia Kazanjoglou, Grec d'Anatolie, né à Constantinople à l'orée de ce siècle. À l'âge de quatre ans, il débarque à New York avec sa famille pour échapper à la persécution turque. Il est dès lors un outsider qui se sent perpétuellement en danger, et n'aura de cesse de faire oublier sa différence pour obtenir l'approbation collective. Brièvement comédien, puis metteur en scène qui brille à Broadway comme à Hollywood, Elia Kazan, un jour d'avril 1952, commet l'irréparable: il donne des noms à la Commission des activités anti-américaines (HUAC) qui traque les communistes du monde du spectacle. L'homme, désormais pétri de doutes et de culpabilité, devient un créateur passionnant qui livre dans ses films ses hontes secrètes, sa douleur de n'avoir jamais été accepté par son père, son lyrisme à fleur de peau. Surles Quais, À l'Est d'Eden, La Fièvre dans le sang, America America, L'Arrangement...: ce livre explore les richesses d'une filmographie exceptionnelle, et dresse au passage un portrait de l'Amérique de Kazan. Une Amérique qui a la beauté littéraire d'Arthur Miller et de Tennessee Williams, un monde de grands espaces, à l'attraction dangereuse. Une terre abrupte, où la démocratie est en danger, et l'individu menacé de destruction. "J'avais envie de chaos, oui, de chaos." disait Kazan. C'est bien ce chaos qui anime son cinéma heurté, violent, contradictoire, ce chaos qui le rendbouillonnant de vie. Biographie: Florence Colombani collabore aux pages Cinéma du journal Le Monde.
Luchino Visconti a rêvé toute sa vie d'adapter A la recherche du temps perdu, sans jamais passer à l'acte, par superstition peut-être ou par manque de temps - ce temps de la maladie et de la mort qui avait bien failli coûter son ?uvre à Proust et qui contraignit Visconti à renoncer à son projet le plus cher. Une étonnante proximité s'établit à travers les années entre l'écrivain et le cinéaste. Né en 1906, soit sept ans avant la parution de Du côté de chez Swann, le comte Luchino Visconti di Modrone est un authentique Guermantes, héritier d'une famille qui tint la seigneurie de Milan pendant deux siècles, y fit bâtir la cathédrale, et joua un rôle essentiel dans l'histoire de l'opéra le plus célèbre du monde, le Teatro alla Scala. Mais on décèle surtout une forte parenté dans les thèmes communs à Proust et à Visconti: la rêverie autour d'une enfance mythifiée, la peinture d'un monde au bord du gouffre, la passion de Venise, la "race maudite"des invertis... Toute sa vie, le cinéaste sera hanté par l'?uvre proustienne, par ses personnages, et ne cessera de les mettre en scène. Il transpose la relation entre Charlus et Morel dans Senso, recrée la plage de Balbec dans Mort à Venise, fait entendre la sonate de Vinteuil dans Sandra, exalteWagner dans Ludwig, reconstitue le salon Verdurin dans l'Innocent... Le film A la recherche du temps perdu de Visconti n'existe pas, mais son fantôme traverse ses chefs-d'?uvre, obstinément fidèles à ce fameux, et magnifique, "sentiment proustien". Ce que nous offre là Visconti - une relecture, une réinvention de Proust -, n'est-il pas infiniment plus précieux qu'une adaptation littérale? Biographie: Florence Colombani a publié Elia Kazan, une Amérique du chaos (2004). Critique cinématographique, elle est aussi la réalisatrice d'un long métrage, L'Étrangère (sortie en 2007).
Résumé : Quatre beautés à perdre la tête. Quatre déesses qui partagent tout, les amants, les fous rires, les coupes de champagne. Si Lana Turner, Ava Gardner, Grace Kelly et Lena Horne ont des vies de légende, l'histoire de leur bande tient du conte de fées, qui commence dans l'Amérique oubliée des années 1940-1950. Lana, fille d'ouvriers, rencontre Ava, échappée du Sud profond. Perdues dans les studios de la MGM, elles deviennent inséparables. Mêmes soirées, mêmes robes, même réveil à 5 heures pour avoir, à midi, l'éclat que l'on attend d'une star. Bientôt Lena Horne, première égérie noire du cinéma américain, les rejoint. Avec Ava, Grace Kelly, bon chic bon genre qui n'est pas encore princesse, s'autorise elle aussi bien des audaces. Suivez ces indomptables dans un Hollywood vénéneux qui se joue des interdits. Au gré de leurs chemins de traverse, elles vous feront goûter le vent de la liberté.
Résumé : Notre siècle a 15 ans, et semble déjà si négatif aux yeux d'une majorité de nos contemporains : attaques terroristes dès 2001, jusqu'à celles qui frappèrent le coeur de nos capitales européennes en 2015 et 2016 ; invasion de l'Irak et les mensonges qui ont tenté de la justifier ; secteur financier sans boussole, faille de notre modèle capitaliste et responsable de graves crises à répétition ; mondialisation économique qui enrichit les plus riches et appauvrit les plus pauvres ; notre planète Terre qui nous fait savoir qu'il est urgent de la traiter mieux si nous voulons survivre ; tensions internationales qui augmentent et sont maintenant tangibles au sein même de l'Europe qui voit affluer des centaines de milliers de réfugiés. Comment répondre à ces défis ? Gémir ou détourner le regard ne serviraient à rien. Il faut agir. Nous avons tant de valeurs à défendre, à promouvoir, à aimer. Frans Timmermans, dans un essai concis, personnel et percutant, analyse ces dérives. Il rappelle qu'aujourd'hui nous sommes tous interconnectés et que ce lien est la richesse de notre monde. Il offre un récit collectif de l'histoire européenne, répond aux arguments populistes qui gangrènent les opinions publiques en brocardant les "élites", fait un éloge intelligent des frontières, change notre regard sur la crise des réfugiés en vue de la résoudre intelligemment, appelle à renforcer l'éducation des jeunes afin de réduire le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie, l'homophobie et toute forme d'extrémisme politique. Ce livre vivifiant et sincère, venant d'un haut-responsable politique européen qui ne pratique pas la langue de bois, nous appelle à un sursaut, à repousser la tentation de l'indifférence, à croire de nouveau en notre histoire, nos liens, notre progrès. En 1875, pour Victor Hugo, la liberté était un droit ; l'égalité, un fait ; la fraternité, une obligation. Il est urgent aujourd'hui de le prendre au mot.
Un livre plein d'énergie, qui permet de se recentrer sur l'essentiel, d'aimer la vie Fort de milliers de rencontres, de témoignages, de confidences reçues, fort aussi de son inlassable action de prêtre-éducateur auprès de nombreux jeunes qu'il a sauvés, les extrayant de la rue, de la drogue, de la violence, Guy Gilbert a voulu partager dans ce livre son immense amour de la vie, sa confiance en l'humain, son regard sur le monde contemporain, sa foi en un Dieu-Amour qui soutient chacun d'entre nous, dans tous les compartiments de notre existence. Cet ouvrage appelle chaque individu à cultiver des vertus comme la patience, l'humilité, l'amitié, la tolérance, le respect, le pardon, la bonne humeur... elles lui seront utiles pour trouver un équilibre. Et aussi pour mieux s'engager dans la société, par exemple en faveur de l'écologie, de la lutte contre la misère et contre la violence. Guy Gilbert donne aussi de précieux conseils à ceux qui travaillent, aux célibataires, aux mères élevant seules leurs enfants, à la famille, aux grands-parents, aux personnes âgées, aux malades... Il aborde aussi des questions de foi : les charismes, le rosaire, les vocations et les séminaristes, le péché, la prière, l'humanité du Christ... Les années n'ont pas enlevé au père Gilbert son inépuisable énergie, sa mobilisation de tous les instants en faveur des questions d'aujourd'hui. Il appelle chacun à évoluer, à " se bouger ", car dans le mouvement réside l'amélioration de nos destins. C'est ainsi que la vie nous aimera.
Né en 1972 au Canada d'un père juif et d'une mère protestante, dès l'âge de quatre ans, Elijah Ary fait des " rêves-souvenirs ", à la suite desquels il cite des personnes, des noms, des lieux précis dans un Tibet lointain. Ces images et propos exceptionnels sont authentifiés par des maîtres bouddhistes et, à l'âge de huit ans, Elijah est reconnu par le Dalaï Lama comme la " renaissance " de l'érudit maître de méditation Guéshé Jatsé. Ces souvenirs seront vérifiés par Elijah lui-même lorsque, vingt-cinq ans plus tard, il effectuera un voyage au Tibet et apprendra des détails de la part de personnes ayant connu son " prédécesseur ". A l'âge de quatorze ans, il part dans un monastère en Inde où il demeure jusqu'à ses vingt ans. Il y suit un apprentissage très rapide de la langue tibétaine, reçoit une formation philosophique et spirituelle de très haut niveau en contexte traditionnel, ainsi qu'une initiation approfondie à la méditation. Il décide ensuite de regagner l'Occident, sur les encouragements du Dalaï Lama, afin de partager ses connaissances, et il intègre Harvard où il obtient un doctorat en sciences des religions. Il est aujourd'hui installé à Paris où il exerce comme psychothérapeute et comme maître de méditation. Son récit offre une plongée dans les complexités d'une époque charnière : celle qui a vu le bouddhisme s'enraciner en Europe et en Amérique. Pris entre plusieurs pays, langues, cultures, religions, Elijah Ary est devenu un " pont " vivant entre Orient et Occident, entre tradition et modernité. Il raconte ici son parcours remarquable, qu'il décrypte en expert du bouddhisme. Ponctuant son propos d'exercices de méditation, il initie le lecteur occidental à cette pratique prisée chez nous. Il éclaire aussi de l'intérieur certains aspects mal compris du bouddhisme : la réincarnation et le phénomène des tulkous, le caractère illusoire de l'ego, la loi du karma ou l'interdépendance universelle. Un témoignage sans précédent sur le vécu intime d'un " enfant-lama ", sur la vie d'un Little Buddha devenu grand.
Penser le continent africain est une tâche ardue tant sont tenaces poncifs, clichés, et pseudo-certitudes. Depuis les années 1960, à l'aube des indépendances, la vulgate afro pessimiste a qualifié l'Afrique de continent " mal parti ", " à la dérive ". Au plus fort de la pandémie du Sida, des augures ont même préconisé l'extinction pure et simple de la vie sur le continent. C'est peu dire la violence symbolique avec laquelle le destin de millions d'individus a été envisagé sous le mode de l'échec, du handicap, voire de la déficience et de la tare congénitale.Plus récemment, une rhétorique de l'euphorie et de l'optimisme a vu le jour. Le futur serait désormais africain. Le continent réalise des progrès en termes de croissance économique et les perspectives y sont bonnes. La disponibilité de ressources naturelles et des matières premières aidant, le continent africain serait le futur eldorado du capitalisme mondial. Là aussi, ce sont les rêves produits par d'autres qui s'expriment.Penser l'Afrique, c'est débroussailler une forêt dense et touffue, c'est redéfinir la vie autrement que sous le mode de la quantité et de l'avidité. En ces temps de crise de sens d'une civilisation technicienne ne sachant plus où donner de la tête, le défi consiste alors à scruter le politique, l'économique, le social, le symbolique, la créativité artistique. Il consiste également à penser un projet de civilisation qui met l'homme au cour de ses préoccupations en proposant un meilleur équilibre entre les ordres économique, culturel et spirituel.Cet essai passionnant opère une véritable décolonisation conceptuelle et appelle à une réinvention de soi du continent africain.Né en 1972 au Sénégal, Felwine Sarr est écrivain et universitaire. Agrégé d'économie, il enseigne à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il a publié Dahij (Gallimard, 2009), 105 rue Carnot et Méditations africaines (tous deux chez Mémoire d'encrier, Canada).