Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Savoir/Agir N° 6, Décembre 2008 : Mai-Juin 68 : la rencontre ouvriers/étudiants
Collovald Annie ; Mauger Gérard ; Poliak Claude ;
CROQUANT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782914968522
En juin prochain, les citoyens seront appelés aux urnes pour élire les députés européens dans chacun des États membres de l'Union européenne. À cette occasion, observateurs et acteurs de l'Europe ne manqueront pas de rappeler l'importance pour la démocratie européenne de cette élection au suffrage universel direct. Ils célébreront cette " Europe des citoyens " dont les élections de 1979 ont constitué une première étape. Ils rappelleront les " progrès " effectués depuis : élargissement géographique du corps électoral, extension des droits électoraux, accroissement des pouvoirs du Parlement, seule institution directement élue. Par cette " pédagogie ", ils tenteront de mobiliser les électeurs et d'empêcher qu'ils ne cèdent à la tentation de l'abstention ou de la protestation. Parviendront-ils à rallier les électeurs et à dissiper le souvenir des résultats négatifs des référendums sur les traités européens ? On peut en douter alors même que le peuple et son assentiment au projet européen sont un souci constant au niveau européen. On ne compte plus les réflexions menées pour mieux informer les citoyens, aller à leur rencontre, s'ouvrir à eux, leur permettre de participer. Un service entier de la Commission européenne scrute " l'opinion publique européenne " et ses évolutions. Des organisations paneuropéennes, non sans concurrence avec les élus, se posent en porte-parole de la " société civile " et rivalisent d'ingéniosité pour élaborer des modes de figuration et de participation du peuple européen. Mais ces efforts pour appréhender le peuple européen n'empêchent pas les malentendus, comme si ces formes de connaissance produisaient de la méconnaissance. N'est-ce pas là une des clefs de compréhension du hiatus grandissant entre les gouvernants et les gouvernés européens ? Le dossier du prochain numéro de savoir/ agir tentera de comprendre comment ceux qui voulaient " rapprocher l'Europe des citoyens " se sont finalement éloignés du peuple européen. Il explorera différents instruments de connaissance du peuple, des dispositifs de participation et les mesures de ses opinions. Il montrera combien le demos européen reste pour les élites un peuple européen abstrait de ses conditions économiques et sociales.
Résumé : Terrorisme, guérillas, milices armées, montée des intégrismes et des nationalismes, retour des extrêmes droites, émeutes, violences urbaines on pourrait allonger la liste de phénomènes manifestant une radicalisation de la lutte sociale et politique qui, en occupant très largement la une des quotidiens et les débats politiques, créent une impression de démocraties assiégées et agressées par des extrémismes. Pour expliquer les raisons du surgissement de ces nouvelles menaces, les commentaires privilégient les causes exceptionnelles, extérieures au fonctionnement démocratique : fanatisme, repli communautariste, choc des civilisations, explosion des délinquances, crispation raciste, etc. Les sciences sociales ont des arguments à opposer à de telles représentations qui tracent une frontière claire et étanche entre le " normal " de la modération démocratique et le " pathologique " de la radicalité. Les contributions rassemblées ici, issues de travaux d'historiens, de juristes, de sociologues et de politistes, montrent que la radicalité n'est pas la cause, mais bien une des issues possibles de processus de radicalisation dont la dynamique s'inscrit dans le jeu politique ordinaire, dans des basculements invisibles dont les conséquences se dessinent après coup. Si ce ne sont pas toujours les révolutionnaires qui font les révolutions, il reste à comprendre comment les jeux de surenchère. de compromis, de concurrence et d'alliance qui caractérisent la vie démocratique ordinaire peuvent produire des radicalités qui en minent les fondements.
Collovald Annie ; Lechien Marie-Hélène ; Rozier Sa
Depuis une quinzaine d'années en France, un nouveau mode d'action humanitaire est apparu. Des organisations aidant au développement du Tiers-Monde refusent l'étiquette " humanitaire " pour celle de " solidarité internationale ". Se démarquant aussi d'un militantisme politique perçu comme trop idéologique et prisonnier de conflits internes, elles tentent de structurer leur militantisme autour du modèle de l'expertise : souci du diagnostic, élaboration d'un projet ad hoc aux finalités précises, évaluation de l'efficacité des actions de terrain, ajustement des compétences professionnelles à l'objectif visé. Ainsi des salariés proposent, sur la base de leur métier, des " transferts de technologie " et se rendent, en équipe restreinte, en Afrique ou en Asie pour des opérations de modernisation technique cherchant à associer les acteurs locaux. En quoi ce type d'engagement vient-il renouveler un militantisme plus ancien où ce sont les plus proches qui sont aidés et où la loyauté envers les plus faibles se dit davantage en termes politiques ou en " inclination du c?ur " ? Comment se constitue ici le sentiment d'obligation envers les autres ? Comment les autres lointains sont-ils perçue et placée parmi toutes les justifications possibles de l'action ? L'enquête, qui porte sur une centaine d'entretiens et l'observation des réunions au retour de la mission, permet de découvrir un monde de dévouements ; mais un monde pris entre reconversion et déplacement de l'intérêt pour les plus fragiles, entre passion publique et préoccupation managériale. Elle restitue, ce faisant, les paradoxes et les dilemmes que rencontrent ces militante, toutes ces épreuves parfois inattendues et toujours à surmonter pour pouvoir continuer à pratiquer l " humanité " et l'altruisme auxquels ils croient. Ce livre examine ainsi tout à la fois ce que représente concrètement " l'humanitaire " et ce que l'on appelle " les nouvelles formes de militantisme ".
L'électeur vote-t-il rationnellement ? La vie politique est-elle corrompue? Les sujets de dissertation ressemblent souvent à des conversations mondaines. Pour éviter de tomber dans ce piège, il faut appuyer son raisonnement sur les notions et les références attendues par les correcteurs. Les 70 fiches regroupent les notions indispensables pour se présenter aux concours administratifs et d'entrée aux grandes écoles. Elles permettent également aux étudiants en droit ou d'IEP (institut d'études politiques) de se mettre à niveau rapidement et de préparer leurs examens. Pour faciliter la révision, chaque fiche est présentée comme une dissertation et contient l'essentiel à retenir.Annie Collovald est professeur de sociologie politique à l'université de Nantes et membre du CENS (Centre nantais de sociologie). Elle a publié, avec Brigitte Gaïti La démocratie aux extrêmes (éd. La Dispute, 2006). Guillaume Courty est maître de conférences des universités en sciences politiques. Son dernier ouvrage a porté sur les groupes d'intérêt (La Découverte, 2006).
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.
Lorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.
Russie, Turquie, Brésil, Pologne, Venezuela, Nicaragua⦠La liste s'allonge des pays vivant un tournant autoritaire. Répression, restriction des libertés publiques et mise sous tutelle de nombreux secteurs sociaux participent d'un durcissement généralisé des modes de gouvernement, qui semble aujourd'hui affecter les démocraties les plus anciennes et les plus solides. L'ambition de cet ouvrage est de renouveler la question de l'autoritarisme, en repérant plutôt les processus qui font évoluer certains régimes de la démocratie vers un exercice brutal ou arbitraire du pouvoir. Les tournants autoritaires sont ici appréhendés sur le registre non de la rupture mais de la reconfigurationA : à la temporalité courte du basculement autoritaire (consécutif, par exemple, à un coup d'Etat), les différents cas historiques ou contemporains présentés substituent la temporalité moyenne d'une recomposition des régimes politiques dans et par laquelle il est possible d'abuser du pouvoir.
Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ? Qu'a-t-il obtenu et que lui reste-t-il a conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ? Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l'élection d'une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak ménera-t-il a une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l'ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ? Telles sont les questions que cet ouvrage tente d'éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.