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Les Jésuites aux Etats-Unis. De la colonisation à nos jours
Collins David J.
LESSIUS
14,00 €
Épuisé
EAN :9782872994182
Des siècles avant la naissance des Etats-Unis, dès le XVIe siècle, l'activité des jésuites s'est déployée dans les deux Amériques et leur action colonisatrice a jeté les bases de ce que serait leur action ultérieure aux Etats-Unis proprement dits. Car l'histoire des jésuites et celle du catholicisme américain sont intimement liées. Quand les jésuites arrivent dans les colonies britanniques, le catholicisme arrive, et survit, avec eux. Si ces derniers font preuve de détermination, de créativité et finalement de souplesse dans la manière dont ils assumèrent les besoins et les intérêts de l'Eglise en Amérique au fur et à mesure de leur évolution, l'histoire suggère qu'ils ont fait tout ce qu'ils ont pu pour aider les catholiques à profiter pleinement des avantages civiques et économiques offerts par leur pays. La stratégie des jésuites à cet effet a consisté à éviter aux catholiques des Etats-Unis deux écueils récurrents : se laisser marginaliser par des forces hostiles, ou se marginaliser eux-mêmes à la manière d'une secte, à l'écart de la société dominante. La " voie jésuite " s'éclaire autant par ses échecs (comme la participation à l'exploitation économique des esclaves) que par ses succès, rappelant que, pendant la période coloniale, les jésuites ont été les interlocuteurs de régimes laïcs lorsqu'il s'est agi de négocier de fragiles engagements à la liberté religieuse pour le compte de minorités catholiques persécutées, et la reconnaissance constitutionnelle de cette liberté, au cours du XIXe siècle, est la marque de leur réussite de ce côté de l'Atlantique. L'apostolat social a beaucoup requis, et reçu, des jésuites tout au long du XXe siècle, et les jésuites ont fait preuve de détermination en s'attachant à l'adapter aux signes des temps qui se sont manifestés à la fin du siècle. Le nouveau modèle d'écoles est la preuve que cette détermination est restée entière en passant d'un siècle à l'autre ; il en va de même pour des oeuvres comme Homeboys Industries à Los Angeles, le plus important programme d'intervention antigang et de réhabilitation du monde, fondé en 1992 par Greg Boyle (1955-) et le Kino Border Initiative, fondé en 2008 sous la direction de Sean Carroll (1966-) qui enjambe la frontière entre l'Arizona et le Mexique pour venir en aide aux immigrants et les défendre. L'histoire est celle de l'effort qui a été réalisé aux Etats-Unis pour mettre en oeuvre ce que le Pape Benoît XVI a présenté aux jésuites comme étant la marque universelle de leur vocation dans l'Eglise : " L'Eglise a besoin de vous, elle croit en vous, elle continue à vous faire confiance, particulièrement pour rejoindre ces lieux matériels ou spirituels où les autres ne peuvent aller ou ont du mal à les atteindre. "
Les mots du génocide met en lumière les mécanismes linguistiques qui mènent à la mort et survivent au mal perpétré: des mots détournés pour préparer le crime et des euphémismes pour le masquer, des mots dissimulés entre les lignes qui servent aux négationnistes pour nier les paroles des rescapés, tressées d'indicible. Il faut lire ces mots, les traduire, en débattre et les transmettre par une sorte d'apprentissage afin d'éviter confusion, double langage, propagande et manipulations de toutes sortes. Issu d'une série de rencontres qui ont eu lieu à L'arc (Littérature et atelier de réflexion contemporaine), à Romainmôtier, cet ouvrage part du témoignage de Victor Klemperer sur la langue du IIIe Reich pour entamer une réflexion sur les rapports entre langage et génocide, ou comment les mots participent de la logique et de la mise en application du plus grand des crimes. Les contributions ici réunies, signées par des écrivains, des philosophes, des journalistes, des psychanalystes et des témoins rescapés, abordent ces terribles événements dont on ne se détournera jamais: la Catastrophe des Arméniens, la Shoah, la guerre en ex-Yougoslavie et le génocide des Tutsi au Rwanda.
Krähenbühl Etienne ; Collin David ; Humaydane-Youn
Ce livre donne à sentir le poids du drame libanais, non dans sa réalité documentaire, mais dans sa dimension vécue. Etienne Krähenbühl, en visite au Liban en 2000, prend la mesure de ce qu'a été la guerre. Le pays, champ de blessures ouvertes, le fascine, l'attire, l'atterre. Dans la petite ville d'Aley, il marche sur un tapis d'obus. Hypnotisé, il lève un éclat dans la lumière du soleil qui filtre à travers les branches du seul cèdre qui demeure en ces lieux. Il décide d'en figer l'élan. Il fixera ces fragments meurtriers sur de longues tiges souples. Il dressera les éclats devenus fleurs ou épis, il les élèvera en un champ de mille fleurs du mal, suspendues dans la mémoire des vents. Les textes tissent une réflexion tour à tour poétique, narrative et analytique autour de l'ouvre, des résonances qu'elle appelle, de l'histoire qui remonte à la surface de la mémoire. Une terre, une mémoire, une infinité de possibilités fracassées : il s'agit de dire, d'exprimer et de témoigner. AUTEURS : Etienne Krähenbühl, plasticien suisse formé à l'Ecole des beaux-arts de Lausanne puis à Paris et Barcelone, vit aujorud'hui en Suisse. David Collin, français d'origine et suisse d'adoption, a publié en 2007 son premier récit, Train Fantôme, aux éditions du Seuil. Il est producteur et réalisateur à la Radio Suisse Romande. Imane Humaydane-Younes, libanaise, anthropologue, a enquêté sur les disparus de la guerre civile. A travers recherches et écriture, elle effectue un patient travail de mémoire. Elle a publié trois romans.
Résumé : 1997, une Angleterre qui aurait pu exister... Dirigé par un gouvernement fasciste, le pays a sombré dans la paranoïa et la surveillance à outrance. Les "ennemis politiques" sont invariablement envoyés dans des camps et la terreur règne en maître. Mais un homme a décidé de se dresser contre l'oppression. Dissimulé derrière un masque au sourire énigmatique, il répond au nom de V : V pour Vérité, V pour Valeurs... V pour Vendetta !
Il était une fois l'histoire de pères fantômes, qui de ruptures en ruptures se sont croisés sans se connaître - mon enfance est un conte des mille et une nuits. Des silhouettes grises frôlent les murs d'un vaste palais oriental, elles murmurent, se glissent dans mon ombre, dérivent entre mes souvenirs, annoncent un secret qu'il me faudra dégager sous des tonnes de sable, sous des monceaux de rêves - vagues certitudes. De grandes ombres paternelles, obscures lueurs aux visages indiscernables, rôdent dans les chambres du palais. Nous nous croisons, nous nous parlons sans nous voir, nous nous regardons dans la nuit, et nous découvrons au matin que nous étions, les uns et les autres, objets de ces regards, proches et lointains, père(s) et fils." Biographie: David Collin, né en France en 1968, vit en Suisse, à Fribourg. Train fantôme est son premier roman.
Résumé : Aujourd'hui plus encore qu'autrefois, les v?ux de pauvreté, de chasteté, d'obéissance posent question, y compris - et peut-être avant tout ! - aux religieux eux-mêmes. Jacques Haers communique son enthousiasme pour ce projet paradoxal, qui envoie ceux et celles qui y souscrivent aux frontières, aux côtés des blessés de la vie, des pauvres, des opprimés, des exclus. Dans un contexte de mondialisation impitoyable pour les plus faibles, ces v?ux se révèlent ainsi porteurs de solidarité et de contestation. Ce plaidoyer pour une autre qualité de vie ouvre des pistes, tant individuelles que communautaires, qui aideront à vivre cet engagement comme un témoignage pour le monde. Un livre fort et tonifiant.
Accroche : Comment sortir de la situation dans laquelle on ne sait plus croire, on ne peut plus croire, on ne veut plus croire ? A quelles conditions pourrions-nous aujourd'hui réapprendre à croire et retrouver, analogue à celle du vouloir-vivre, l'énergie d'un vouloir-croire ? Présentation : Retrouver la foi, c'est l'accueillir comme un appel à la sainteté et la vivre comme une folle ambition qui réclame autant de courage qu'elle est capable d'en donner. Le courage de ne pas se laisser voler la joie de l'Evangile par les prophètes de malheur et les bonimenteurs de la religion. Le courage de s'exposer au dehors et de s'aventurer au pays de l'Autre, le courage de sans cesse recommencer à croire pour "naître, alors que nous étreint le sentiment d'érosion du sujet" . Le courage des premiers pas, des premiers mots d'une foi toute neuve qui peut aujourd'hui compter sur les encouragements des philosophes qui cherchent à penser les "ressources du christianisme... sans y entrer par la foi" (François Jullien) autant que sur les audaces des poètes, ces "mystiques irréguliers" , pour faire entendre l'inouï de l'Evangile qu'elle a charge d'annoncer. Les points forts : 1. Renommée de l'auteur, considéré comme une des grandes consciences du christianisme d'aujourd'hui et depuis une vingtaine d'années : il n'a pas publié d'ouvrage depuis six ans ; 2. Actualité du sujet : devant la faiblesse du croire, liée au trouble d'identité du sujet, appel argumenté au courage de la foi, le courage de l'Evangile ; 3. Le livre tient compte du "festival d'incertitudes" qui a accompagné la crise sanitaire du Covid. Bio de lauteur : Lauteur est considéré comme un des meilleurs essayistes chrétiens de notre époque, un des plus libres. Après avoir enseigné à linstitut Catholique de Paris, il est à présent chargé du domaine culturel dans le diocèse de Metz et membre de lObservatoire foi et culture de la Conférence épiscopale de France. Collaborateur dEtudes et de Christus, il a notamment publié chez Lessius Petit christianisme dinsolence (2015).
L'humilité est tendance. La voici devenue élément de langageA parmi d'autres, tels qu'ils sont choisis, codifiés, recommandés par des communicateurs avertis. D'humilité, vous entendez parler tous les joursA : les puissants s'en délectent, elle est une autorisation de visibilité, un droit de parole, l'adoucissant de la notoriété et un gage de confiance mutuelle. Comme si elle était de nature à "A faire passer la piluleA ". Elle sert dans les négociations difficiles, utile aux directions qui se heurtent aux oppositions syndicales, elle précède les concertations socialesA , elle accompagne les luttes politique et les campagnes électorales, brandies par les plus fanfarons et les plus fiers candidats, décidés à tout pour être élus. Qui se hausse pour que sa tête dépasse ne manquera pas le marchepied de l'humilité. On pourrait multiplier les exemples. Mais personne n'est dupe, et l'on est accablé de voir la diaphane humilité enrôlée au service des cyniquesA , le rire qui accueille ces propos est désabusé. C'est le rire triste de la désillusion. Ce peut devenir et cela devient, de fait, une colère juste. Le mot d'humilité est usé et trompeur. Dévalorisé, annexé par la langue de bois. Il est vrai que la langue de bois est comme une deuxième nature pour ceux qui, à tout bout de champ, hissent comme une bannière la pudique et discrète humilité. Mais alors, comment la trouver sans l'aide des mots, sans l'appui des imagesA ? Que chacun essaie de tendre l'oreilleA : sous les rumeurs de sa vie, pleine peut-être, trop pleine souvent, qu'il retrouve le murmure de sa mémoire. Qu'à la source de son expérience personnelle, il écoute encore⦠Peut-être (sans douteA ! ) dans le bruissement des souvenirs, dans la dureté du présent, en entendra-t-il quelque écho. Mais alors, comment la trouver sans l'aide des mots, sans l'appui des imagesA ? Que chacun essaie de tendre l'oreilleA : sous les rumeurs de sa vie, pleine peut-être, trop pleine souvent, qu'il retrouve le murmure de sa mémoire. Qu'à la source de son expérience personnelle, il écoute encore⦠Peut-être (sans douteA ! ) dans le bruissement des souvenirs, dans la dureté du présent, en entendra-t-il quelque écho.