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Revue historique N° 707, juillet 2023
Bréon Nicolas
PUF
28,01 €
Épuisé
EAN :9782130843948
La Revue historique publie dans chacun de ses numéros des articles de fond totalement inédits, dont les auteurs sont français et étrangers, des Mélanges, qui sont le plus souvent des mises au point de problèmes historiques renouvelés par des travaux récents, de nombreux comptes rendus d'ouvrages. Résumés et mots-clés, en français et en anglais, assurent sa lisibilité et facilitent son rayonnement international. Le comité éditorial veille à sa qualité scientifique et a recours à l'expertise des meilleurs spécialistes nationaux et internationaux. Il cherche aussi à faire connaître de nouveaux historiens. Les articles couvrent l'ensemble de la discipline historique, de l'Antiquité à nos jours, dans les différents champs, de l'économique au politique, du social au religieux, du matériel au culturel. Dans certains numéros, ils peuvent être regroupés en un thème fédérateur. La revue est ouverte aux interprétations des différentes écoles historiques, sans exclusive, à condition que les sujets soient traités avec la rigueur scientifique nécessaire à la discipline. Cette perspective généraliste a pour but de transmettre les acquis et les ouvertures de la recherche récente en Histoire.
La réflexion sur le langage a occupé le devant de la scène philosophique d'une manière inédite au xxe siècle : il s'agit du " tournant linguistique " de la philosophie, dont l'apogée se situe entre les années 1920 (bien qu'il ait été amorcé dès la fin du xixe siècle) et la fin des années 1970 (bien qu'il ait des prolongements par la suite). S'il renvoie en premier lieu au développement de la " philosophie analytique ", il concerne également la " philosophie continentale ", qui a manifesté, à la même période, un intérêt multiforme pour le langage. Le " premier tournant linguistique " examine le langage dans sa relation cognitive au monde, sous l'angle privilégié de la représentation et des conditions de vérité. Les philosophies nées de ce " premier tournant" , appelées par Rorty philosophies du langage " idéal ", défendent le recours au formalisme logique afin de dissiper les ambiguïtés des langues naturelles. Leur oeuvre fondatrice est le Tractatus logico-philosophicus, lui-même redevable aux travaux logiques de Frege et Russell. Le " second tournant linguistique " étudie le langage, non plus sous l'angle privilégié de la représentation, mais sous celui de la pratique, de la communication humaine telle qu'elle s'effectue dans des contextes particuliers. Les philosophies nées de ce " second tournant ", dites du " langage ordinaire ", ont pour textes fondateurs les Recherches Philosophiques du " second" Wittgenstein et l'oeuvre de J. L. Austin. De manière indépendante, Wittgenstein et Austin ont développé l'idée que c'est le manque d'attention aux usages ordinaires du langage qui est à la source de nombre de confusions philosophiques. Cette mise au premier plan du langage a décliné à partir du milieu des années 1970. Le " tournant linguistique " a été de plus en plus critiqué dans ses ambitions et ses méthodes. Ce volume tâche de restituer à l'expression toute sa force d'interrogation : que veut (vraiment) dire " se tourner vers le langage " en philosophie ? Que peut-on attendre d'un tel tournant ?
Le Travail humain est une revue scientifique pluri-disciplinaire qui publie des articles originaux en français ou en anglais, pertinents à l'étude de l'activité au travail, plus particulièrement dans les domaines suivants : physiologie et psycho-physiologie ergonomiques (y compris les neurosciences, l'anthropométrie et la biomécanique), psychologie ergonomique (en intégrant les approches différentielles), formation (de l'étude des mécanismes d'apprentissage à la gestion des formations et à l'étude des qualifications), psycho-sociologie du travail et des organisations, sécurité et fiabilité humaine, psycho-pathologie du travail, ergonomie et méthodologie. La revue publie également des numéros spéciaux. Les textes peuvent s'inscrire dans des perspectives diverses, mais ils doivent apporter des justifications vérifiables aux conclusions qu'ils proposent. Chaque article, présenté selon les "Instructions aux auteurs" , est soumis à deux experts au moins, qui donnent leurs avis sur l'acceptation et suggèrent éventuellement des révisions.
Est-ce la complexité du concept d'identité et le flou persistant sur sa définition qui a longtemps tenu les psychologues et les psychanalystes à l'écart de ce champ d'investigation ? Les philosophes avaient souligné le problème de vocabulaire que posait la question de l'identité : qu'appelle-t-on identité ? S'agit-il du constat objectif de la permanence d'un objet ou d'une personne ? S'agit-il de l'expérience subjective de demeurer la même personne à travers le temps ? Freud avait l'ambition de développer une " science de l'esprit ", aussi réduisait-il au maximum la part de subjectivité consciente dans ses modèles métapsychologiques. L'introduction du mot Self dans le vocabulaire kleinien a infléchi cette tendance pour englober l'ensemble de la personnalité du sujet. A l'autre extrémité de l'échiquier psychanalytique, les tenants de la psychologie du Moi, Hartmann notamment, distinguent " le moi, organisation mentale décrite de manière objective ", du " soi, représentation investie narcissiquement. " De leur côté des psychanalystes français ont proposé le concept de subjectivation pour désigner la capacité à se reconnaître comme sujet. L'exigence de rassemblement et de mise en cohérence des multiples expériences subjectives de l'enfant semble constituer la construction de son identité : d'abord une identité de base, c'est-à-dire se sentir quelqu'un distinct de tout autre personne, ce qui est mis plus ou moins en échec dans les états psychotiques et autistiques - puis, l'identité sexuée, ou selon la formule actuelle l'identité de genre, appellation qui permet de distinguer le sexe biologique et le sentiment d'appartenir au genre masculin ou féminin. Ces fonctions de rassemblement et de mise en cohérence correspondent à ce que Bion a décrit sous le nom de fonction contenante. Selon ce modèle, on peut comprendre que la construction de l'identité de base puisse être mise en échec dans la petite enfance ou plus tard lors de traumatismes psychiques, ou sous l'effet de certaines drogues. On comprend aussi que la poussée pubertaire et les bouleversements de l'adolescence puissent remettre en cause cette identité de base (schizophrénie), ou qu'ils puissent échouer à intégrer dans la personnalité du sujet l'identité de genre correspondant à son sexe biologique (dysphories de genre).
La Revue historique publie dans chacun de ses numéros des articles de fond totalement inédits, dont les auteurs sont français et étrangers, des Mélanges, qui sont le plus souvent des mises au point de problèmes historiques renouvelés par des travaux récents, de nombreux comptes rendus d'ouvrages. Résumés et mots-clés, en français et en anglais, assurent sa lisibilité et facilitent son rayonnement international. Le comité éditorial veille à sa qualité scientifique et a recours à l'expertise des meilleurs spécialistes nationaux et internationaux. Il cherche aussi à faire connaître de nouveaux historiens. Les articles couvrent l'ensemble de la discipline historique, de l'Antiquité à nos jours, dans les différents champs, de l'économique au politique, du social au religieux, du matériel au culturel. Dans certains numéros, ils peuvent être regroupés en un thème fédérateur. La revue est ouverte aux interprétations des différentes écoles historiques, sans exclusive, à condition que les sujets soient traités avec la rigueur scientifique nécessaire à la discipline. Cette perspective généraliste a pour but de transmettre les acquis et les ouvertures de la recherche récente en Histoire.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.