Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le travail humain Volume 88 N°3, décembre 2023
Bréon Nicolas
PUF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782130843726
Le Travail humain est une revue scientifique pluri-disciplinaire qui publie des articles originaux en français ou en anglais, pertinents à l'étude de l'activité au travail, plus particulièrement dans les domaines suivants : physiologie et psycho-physiologie ergonomiques (y compris les neurosciences, l'anthropométrie et la biomécanique), psychologie ergonomique (en intégrant les approches différentielles), formation (de l'étude des mécanismes d'apprentissage à la gestion des formations et à l'étude des qualifications), psycho-sociologie du travail et des organisations, sécurité et fiabilité humaine, psycho-pathologie du travail, ergonomie et méthodologie. La revue publie également des numéros spéciaux. Les textes peuvent s'inscrire dans des perspectives diverses, mais ils doivent apporter des justifications vérifiables aux conclusions qu'ils proposent. Chaque article, présenté selon les "Instructions aux auteurs" , est soumis à deux experts au moins, qui donnent leurs avis sur l'acceptation et suggèrent éventuellement des révisions.
Est-ce la complexité du concept d'identité et le flou persistant sur sa définition qui a longtemps tenu les psychologues et les psychanalystes à l'écart de ce champ d'investigation ? Les philosophes avaient souligné le problème de vocabulaire que posait la question de l'identité : qu'appelle-t-on identité ? S'agit-il du constat objectif de la permanence d'un objet ou d'une personne ? S'agit-il de l'expérience subjective de demeurer la même personne à travers le temps ? Freud avait l'ambition de développer une " science de l'esprit ", aussi réduisait-il au maximum la part de subjectivité consciente dans ses modèles métapsychologiques. L'introduction du mot Self dans le vocabulaire kleinien a infléchi cette tendance pour englober l'ensemble de la personnalité du sujet. A l'autre extrémité de l'échiquier psychanalytique, les tenants de la psychologie du Moi, Hartmann notamment, distinguent " le moi, organisation mentale décrite de manière objective ", du " soi, représentation investie narcissiquement. " De leur côté des psychanalystes français ont proposé le concept de subjectivation pour désigner la capacité à se reconnaître comme sujet. L'exigence de rassemblement et de mise en cohérence des multiples expériences subjectives de l'enfant semble constituer la construction de son identité : d'abord une identité de base, c'est-à-dire se sentir quelqu'un distinct de tout autre personne, ce qui est mis plus ou moins en échec dans les états psychotiques et autistiques - puis, l'identité sexuée, ou selon la formule actuelle l'identité de genre, appellation qui permet de distinguer le sexe biologique et le sentiment d'appartenir au genre masculin ou féminin. Ces fonctions de rassemblement et de mise en cohérence correspondent à ce que Bion a décrit sous le nom de fonction contenante. Selon ce modèle, on peut comprendre que la construction de l'identité de base puisse être mise en échec dans la petite enfance ou plus tard lors de traumatismes psychiques, ou sous l'effet de certaines drogues. On comprend aussi que la poussée pubertaire et les bouleversements de l'adolescence puissent remettre en cause cette identité de base (schizophrénie), ou qu'ils puissent échouer à intégrer dans la personnalité du sujet l'identité de genre correspondant à son sexe biologique (dysphories de genre).
La réflexion sur le langage a occupé le devant de la scène philosophique d'une manière inédite au xxe siècle : il s'agit du " tournant linguistique " de la philosophie, dont l'apogée se situe entre les années 1920 (bien qu'il ait été amorcé dès la fin du xixe siècle) et la fin des années 1970 (bien qu'il ait des prolongements par la suite). S'il renvoie en premier lieu au développement de la " philosophie analytique ", il concerne également la " philosophie continentale ", qui a manifesté, à la même période, un intérêt multiforme pour le langage. Le " premier tournant linguistique " examine le langage dans sa relation cognitive au monde, sous l'angle privilégié de la représentation et des conditions de vérité. Les philosophies nées de ce " premier tournant" , appelées par Rorty philosophies du langage " idéal ", défendent le recours au formalisme logique afin de dissiper les ambiguïtés des langues naturelles. Leur oeuvre fondatrice est le Tractatus logico-philosophicus, lui-même redevable aux travaux logiques de Frege et Russell. Le " second tournant linguistique " étudie le langage, non plus sous l'angle privilégié de la représentation, mais sous celui de la pratique, de la communication humaine telle qu'elle s'effectue dans des contextes particuliers. Les philosophies nées de ce " second tournant ", dites du " langage ordinaire ", ont pour textes fondateurs les Recherches Philosophiques du " second" Wittgenstein et l'oeuvre de J. L. Austin. De manière indépendante, Wittgenstein et Austin ont développé l'idée que c'est le manque d'attention aux usages ordinaires du langage qui est à la source de nombre de confusions philosophiques. Cette mise au premier plan du langage a décliné à partir du milieu des années 1970. Le " tournant linguistique " a été de plus en plus critiqué dans ses ambitions et ses méthodes. Ce volume tâche de restituer à l'expression toute sa force d'interrogation : que veut (vraiment) dire " se tourner vers le langage " en philosophie ? Que peut-on attendre d'un tel tournant ?
La Revue historique publie dans chacun de ses numéros des articles de fond totalement inédits, dont les auteurs sont français et étrangers, des Mélanges, qui sont le plus souvent des mises au point de problèmes historiques renouvelés par des travaux récents, de nombreux comptes rendus d'ouvrages. Résumés et mots-clés, en français et en anglais, assurent sa lisibilité et facilitent son rayonnement international. Le comité éditorial veille à sa qualité scientifique et a recours à l'expertise des meilleurs spécialistes nationaux et internationaux. Il cherche aussi à faire connaître de nouveaux historiens. Les articles couvrent l'ensemble de la discipline historique, de l'Antiquité à nos jours, dans les différents champs, de l'économique au politique, du social au religieux, du matériel au culturel. Dans certains numéros, ils peuvent être regroupés en un thème fédérateur. La revue est ouverte aux interprétations des différentes écoles historiques, sans exclusive, à condition que les sujets soient traités avec la rigueur scientifique nécessaire à la discipline. Cette perspective généraliste a pour but de transmettre les acquis et les ouvertures de la recherche récente en Histoire.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.