Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Quarto N° 121, mars 2019 : Partenaires de la pulsion
Caroz Gil
REV QUARTO
18,00 €
Épuisé
EAN :9782930653204
Deux concepts fondamentaux de la psychanalyse traversent ce numéro de Quarto : le transfert et la pulsion. Sans transfert, il n'y a pas de psychanalyse possible. Au-delà de l'imaginaire de l'amour, au-delà de la répétition des amours infantiles, Lacan a mis au jour l'amour du savoir par le biais du sujet supposé savoir. Il a aussi articulé le transfert au corps et à la pulsion. Pour faire une analyse, il faut la présence des corps. Des témoignages de fin d'analyse montrent comment cette " réalité sexuelle de l'inconscient " doit être mise en jeu pour qu'une cure trouve son terme. Plusieurs textes, dans ce numéro, mettent à la question la pulsion sous la forme de la violence, qu'elle soit physique ou verbale, auto ou hétéro, liée à une révolte ou immotivée, et avancent quelques réponses du point de vue de la psychanalyse. Quarto maintient également sa ligne éditoriale en proposant des commentaires de textes ou de concepts importants de Jacques Lacan et un cours inédit sur la névrose obsessionnelle.
Gilles Caron fut l?un des plus grands photographes du XXe siècle, ses photos des émeutes de mai 68 sont aujourd?hui connues de tous (notamment celles des émeutes de mai 68, la geurre des Six-jours, etc.) Il a immortalisé les stars de l?époque (Brigitte Bardot, Jacques Brel ou François Truffaut) avant de disparaître tragiquement au cours d?un reportage à l?âge de trente ans. En juin 1960, il fut envoyé en Algérie, comme parachutiste au sein du 3e régiment d?infanterie de marine. Là-bas, il continua d?entretenir une correspondance fournie, commencée dans son enfance, avec sa mère. Tour à tour drôles et sérieuses, légères et inquiètes, ces lettres (environ 300), retrouvées et retranscrites par la femme de Gilles Caron, Marianne Caron Montely, nous dévoilent, avec une intensité bouleversante, la tendresse sans limites qui lie une mère à son fils. Ce dialogue de toute une vie leur est indispensable, à l?un comme à l?autre, et balaie tous les sujets de conversation : des problèmes dentaires de Gilles au référendum du général de Gaulle ; ils discutent de lectures, cinéma, peinture, mais aussi de la vie quotidienne, la famille ou l?appartement que « Mame » prépare pour le retour de Gilles. Leur sujet principal reste la guerre d?Algérie : les lettres échangées entre 1960 et 1962 apportent un éclairage formidable, précis et vivant sur ce terrible conflit. C?est probablement en Algérie que se sont développés la curiosité de Gilles Caron et son besoin de se trouver au c?ur de l?action, qualités déterminantes pour la carrière de photographe qu?il entame à son retour. Gilles veut témoigner pour « se situer dans le monde ». Dès 1960, au c?ur de la tourmente, il écrivait à sa mère : « Je n?arrive pas à comprendre comment je ne suis pas planqué dans un service à Alger. Enfin, oui, je sais, j?ai voulu voir? »
Jacques Lacan est réputé difficile à lire. C'est vrai ! Mais dans le domaine "psy" , il est indispensable de ne pas comprendre trop vite, car on comprend toujours de travers. Dès lors, qu'est-ce que lire Lacan ? Comment s'y prendre ? Pour quels usages ? Dans ce numéro, des analystes nous enseignent de leur lecture. Jacques-Alain Miller nous explique comment il s'y est pris pour éditer le Séminaire de Lacan. Des psychanalystes nous proposent un commentaire pas à pas et minutieux de trois textes fondamentaux : "Radiophonie" , "Position de l'inconscient" et "D'une question préliminaire à tout traitement de la psychose" . Lire Lacan, c'est aussi lire la clinique avec son enseignement - celle de la névrose obsessionnelle, celle de la fin d'analyse, ou encore celles des modes de jouissance contemporains.
Résumé : Ce livre est construit sur la base des dires de six personnes, occupées par une problématique trans et qui ont voulu en parler avec un psychanalyste. Pour un psychanalyste, son interlocuteur n'est pas un objet de laboratoire, mais un sujet de plein droit qui a quelque chose à énoncer sur ce dont il pâtit. Cependant, que professent-ils le plus souvent, les porte-paroles du mouvement trans ? Que la clinique soit un vieil instrument de domination, qu'elle ne véhicule aucune vérité, qu'elle n'a pas lieu d'être et qu'elle est vouée à disparaître. Sur ce point, nous ne saurions être d'accord, nous qui accueillons, un par un, des sujets en souffrance qui ne parlent le langage d'aucun groupe, mais celui de leur singularité. On constatera ici à quel point diffèrent de toute idéologie les dires du sujet qui a fait appel à un psychanalyste et qui ne songe pas le moins du monde à généraliser sa difficulté d'être, ni à faire de la transition un idéal.
Caron Gilles ; Cohn-Bendit Daniel ; McCullin Don ;
Gilles Caron est un cas unique dans la photographie contemporaine. Quand il disparaît au Cambodge en 1970, il a trente et un ans. Mais il a déjà vécu la guerre au Tchad, en Irlande, au Biafra, au Viêtnam. Quelques-unes de ses photographies de Mai 68 sont devenues les symboles de la révolution estudiantine. C'est avec une énergie confondante et un constant souci de la dignité humaine qu'il a fait en quelques années ce que d'autres font en une vie. Introduction de Daniel Cohn-Bendit Postfaces de Don McCullin et de Robert Pledge65 photographies en duotone notices biographique et bibliographique
La féminité est le fil qui traverse ce numéro de Quarto. Cette question concerne les hommes et les femmes, non seulement au titre du rapport entre les sexes, mais aussi parce qu'il y a là une jouissance qui touche le corps de tout être parlant. Quarto en cerne les conséquences pour les femmes, pour les hommes, pour le rapport entre les sexes, pour la clinique analytique, comme pour l'expérience analytique et sa fin. Ce numéro met aussi en tension la féminité avec un terme qui lui est absolument hétérogène : l'institution. La nature symbolique de l'institution fait ensemble, elle trace l'espace d'un tout unifiant. La logique féminine peut-elle y créer une ouverture et laisser place à la singularité ? Avec un dossier sur " Le réseau et l'exception ", ce numéro de Quarto se penche ainsi sur différentes institutions - lieux de soin, prison... Enfin, deux nouvelles séries s'ouvrent avec ce numéro, sur la clinique de la féminité, d'une part, et sur la passe comme expérience de la fin de l'analyse, d'autre part.
Le dossier du numéro 120 de Quarto est consacré à la politique. L'extrême-droite monte partout en Europe, à découvert, de manière éhontée. L'Ecole de la Cause freudienne, à l'initiative de Jacques-Alain Miller, s'est battue contre ce qui était devenu la possible élection de Marine Le Pen à l'élection présidentielle française de 2017. Quarto n o 120 rassemble une série de contributions qui analysent les événements de 2017 et leurs conséquences. Quarto maintient aussi sa ligne éditoriale en proposant des commentaires de textes majeurs de Jacques Lacan, les enseignements tirés à partir de la fin de l'analyse et un cours inédit sur la névrose obsessionnelle.
La psychanalyse au risque de la gouvernance Alfredo Zenoni : La psychanalyse et le symptôme Ginette Michaux : Une rupture épistémologique ignorée Marc Crommelinck : Le point de vue d'un neurophysiologiste Yves Cartuyvels : Réglementer l'accès à la profession en santé mentale : quelques réflexions décaléesPhilippe Fouchet : Les plus grands dangers ... pour la psychothérapie !