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Quarto N° 118, mars 2018 : Lire Lacan
Caroz Gil
REV QUARTO
18,00 €
Épuisé
EAN :9782930653174
Jacques Lacan est réputé difficile à lire. C'est vrai ! Mais dans le domaine "psy" , il est indispensable de ne pas comprendre trop vite, car on comprend toujours de travers. Dès lors, qu'est-ce que lire Lacan ? Comment s'y prendre ? Pour quels usages ? Dans ce numéro, des analystes nous enseignent de leur lecture. Jacques-Alain Miller nous explique comment il s'y est pris pour éditer le Séminaire de Lacan. Des psychanalystes nous proposent un commentaire pas à pas et minutieux de trois textes fondamentaux : "Radiophonie" , "Position de l'inconscient" et "D'une question préliminaire à tout traitement de la psychose" . Lire Lacan, c'est aussi lire la clinique avec son enseignement - celle de la névrose obsessionnelle, celle de la fin d'analyse, ou encore celles des modes de jouissance contemporains.
La féminité est le fil qui traverse ce numéro de Quarto. Cette question concerne les hommes et les femmes, non seulement au titre du rapport entre les sexes, mais aussi parce qu'il y a là une jouissance qui touche le corps de tout être parlant. Quarto en cerne les conséquences pour les femmes, pour les hommes, pour le rapport entre les sexes, pour la clinique analytique, comme pour l'expérience analytique et sa fin. Ce numéro met aussi en tension la féminité avec un terme qui lui est absolument hétérogène : l'institution. La nature symbolique de l'institution fait ensemble, elle trace l'espace d'un tout unifiant. La logique féminine peut-elle y créer une ouverture et laisser place à la singularité ? Avec un dossier sur " Le réseau et l'exception ", ce numéro de Quarto se penche ainsi sur différentes institutions - lieux de soin, prison... Enfin, deux nouvelles séries s'ouvrent avec ce numéro, sur la clinique de la féminité, d'une part, et sur la passe comme expérience de la fin de l'analyse, d'autre part.
Résumé : Ce livre est construit sur la base des dires de six personnes, occupées par une problématique trans et qui ont voulu en parler avec un psychanalyste. Pour un psychanalyste, son interlocuteur n'est pas un objet de laboratoire, mais un sujet de plein droit qui a quelque chose à énoncer sur ce dont il pâtit. Cependant, que professent-ils le plus souvent, les porte-paroles du mouvement trans ? Que la clinique soit un vieil instrument de domination, qu'elle ne véhicule aucune vérité, qu'elle n'a pas lieu d'être et qu'elle est vouée à disparaître. Sur ce point, nous ne saurions être d'accord, nous qui accueillons, un par un, des sujets en souffrance qui ne parlent le langage d'aucun groupe, mais celui de leur singularité. On constatera ici à quel point diffèrent de toute idéologie les dires du sujet qui a fait appel à un psychanalyste et qui ne songe pas le moins du monde à généraliser sa difficulté d'être, ni à faire de la transition un idéal.
Deux concepts fondamentaux de la psychanalyse traversent ce numéro de Quarto : le transfert et la pulsion. Sans transfert, il n'y a pas de psychanalyse possible. Au-delà de l'imaginaire de l'amour, au-delà de la répétition des amours infantiles, Lacan a mis au jour l'amour du savoir par le biais du sujet supposé savoir. Il a aussi articulé le transfert au corps et à la pulsion. Pour faire une analyse, il faut la présence des corps. Des témoignages de fin d'analyse montrent comment cette " réalité sexuelle de l'inconscient " doit être mise en jeu pour qu'une cure trouve son terme. Plusieurs textes, dans ce numéro, mettent à la question la pulsion sous la forme de la violence, qu'elle soit physique ou verbale, auto ou hétéro, liée à une révolte ou immotivée, et avancent quelques réponses du point de vue de la psychanalyse. Quarto maintient également sa ligne éditoriale en proposant des commentaires de textes ou de concepts importants de Jacques Lacan et un cours inédit sur la névrose obsessionnelle.
C'est la période de la mousson au Vietnam, elle est particulièrement éprouvante cette année 1967, Gilles Caron arrive à Saigon en novembre il restera dans le Pays deux mois, les plus importants photojournalistes de son temps sont là, eux aussi, pour " couvrir " la guerre. Les images qu'il capture sur place composent un reportage puissant, dramatique, profondément humain. Les soldats américains marchent dans la boue, attendent un ennemi qui ne se montre jamais. La majorité des appelés viennent des classes populaires, enfants d'ouvriers blancs ou populations noires. Ils attendent, lisent le courrier derrière les sacs de sables, dans leurs abris de fortune. Les hélicoptères transportent les troupes d'un point à un autre. Soudain, c'est l'escarmouche. Brutale, inattendue et rapide. La séquence se termine par la bataille de Dak To, comme une acmé de l'absurdité de la guerre. Les combattants s'élancent parmi ce qu'il reste de végétation défoliée, les corps se fondent dans la boue et se mêlent aux troncs des arbres abattus.
Tandis qu'algorithmes et statistiques classent les populations pour produire un "homme moyen", la psychanalyse, elle, parie sur la singularité, sur un "à aucun autre pareil". Quarto va à la rencontre de personnes "hors-les-normes" : sujets autistes inventant des solutions incomparables, un médecin accueillant des migrants, un artiste au coeur de la ville… D'autres encore, qui ont mené leur analyse jusqu'au bout, nous enseignent de leur rencontre avec leur "différence absolue". Le désir et la norme, le désir ou la norme, c'est également une question cruciale à l'école. Qu'est-ce qu'apprendre du point de vue de la psychanalyse ? Enfin, ce numéro de Quarto poursuit la lecture commentée d'un texte majeur de Jacques Lacan "Position de l'inconscient". Et il nous livre les épisodes 3 et 4 d'un enseignement renouvelé sur la clinique de la névrose obsessionnelle.
Le dossier du numéro 120 de Quarto est consacré à la politique. L'extrême-droite monte partout en Europe, à découvert, de manière éhontée. L'Ecole de la Cause freudienne, à l'initiative de Jacques-Alain Miller, s'est battue contre ce qui était devenu la possible élection de Marine Le Pen à l'élection présidentielle française de 2017. Quarto n o 120 rassemble une série de contributions qui analysent les événements de 2017 et leurs conséquences. Quarto maintient aussi sa ligne éditoriale en proposant des commentaires de textes majeurs de Jacques Lacan, les enseignements tirés à partir de la fin de l'analyse et un cours inédit sur la névrose obsessionnelle.
Légiférer les professions dites de la santé mentale en Belgique revient au coeur des débats parlementaires après plusieurs tentatives avortées depuis plus de dix ans. Pour ce faire, le projet de loi en préparation assimile tout simplement la psychanalyse à la psychothérapie et entend soumettre cet ensemble au domaine médical et universitaire. Ce faisant, il nie la question de la psychanalyse laïque que ce projet ne prend pas en compte. Mais surtout il ne tient pas compte de la nature du symptôme tel que le considère la psychanalyse. Le symptôme n'est pas à éradiquer mais à prendre comme une construction singulière de chaque sujet, construction faite de signifiant et jouissance. En cela, il échappe à tout savoir de type universitaire et médical. Somme toute, pour nos politiciens, la psychanalyse est un symptôme qu'ils ne parviennent pas à faire rentrer dans le discours du maître. Et pour cause, ce n'est pas par ce bien que le symptôme peut être abordé. Disons que pour nos politiciens, la psychanalyse fait symptôme, et donc signe d'un réel en jeu. Car leur présupposé de base est erroné. Vouloir réintégrer la santé mentale dans celui plus vaste de la santé se révèle impossible pour une raison très simple : "Non, la santé mentale n'existe pas. On en rêve. C'est une fiction". Et la psychanalyse n'entend pas, à l'inverse des psychothérapies, supprimer ce symptôme qui fait le coeur de tout parlêtre et qui tient à sa position d'être langagier. Pour nous, le symptôme se construit, se cerne. Nous en étudions la fonction dans l'économie subjective des sujets qui s'adresse à nous pour qu'ils puissent en évacuer les effets mortifères mais non la racine qui, elle, ne se supprime pas. Elle reste la marque du langage sur le corps. Ce numéro de Quarto publie certains textes prononcés lors et autour du Forum organisé par l'ACF-Belgique le 5 octobre dernier et qui regroupait des membres des diverses associations de psychanalystes belges. Ce fut un succès dont nos hommes politiques ont eu vent et dont ils semblent maintenant avoir tiré certaines leçons : non la psychanalyse n'est pas une psychothérapie même si elle produit des effets thérapeutiques. Elle doit donc avoir un statut "à part" . La question du symptôme constitue le fil rouge de ce numéro de Quarto. L'on y découvre aussi comment il est traité par la psychanalyse : dans la passe qui envisage ce symptôme dans sa radicalité, mais aussi dans la clinique quotidienne qui nous illustre autant de manières dont des sujets tentent de se débrouiller avec ce symptôme pour arriver avec l'appui du psychanalyste à un certain "savoir y faire avec" . Cette question est tout aussi présente dans les textes qui composent les autres rubriques : témoignage, cinéma, peinture. + visuel de meilleure qualité disponible