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Le photographe photographié. L'autoportrait en France 1850-1914
Bajac Quentin ; Canguilhem Denis ; Aubenas Sylvie
PARIS MUSEES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782879008462
Ce catalogue, largement illustré, accompagne l'exposition « Double je, autoportraits de photographes, 1840-1910 » qui montre à travers une centaine d'autoportraits photographiques et quelques dessins et caricatures, comment, dès le début, les photographes se sont représentés et ont été perçus. Une série de portraits de Victor Hugo en exil, faits par l'Atelier de Jersey entre 1853 et 1855, démontrent son aptitude immédiate à mettre en scène sa propre image. Ces autoportraits de photographes peuvent être réalisés à des fins non commerciales, à titre expérimental comme celui de Nadar à la lumière électrique, ou au contraire effectués à des fins commerciales comme celui de Disdéri, qui donne de lui une image soigneusement composée sur le modèle de celle du peintre. D'autres encore font figure de doubles symboliques pour lesquels un objet significatif comme le chapeau de Bayard représente indirectement le photographe. Enfin, grâce à la démocratisation de la pratique photographique à la fin du siècle, des autoportraits sont aussi prétexte à montages, ratés ou déformations dans une approche cette fois ludique de la photographie.
Résumé : La photographie a, dès ses débuts, donné naissance à des images qui marquent encore aujourd'hui notre imaginaire collectif. Au-delà d'un art, elle est un outil d'information, une arme de révolte, une manière de documenter son temps. Grâce à l'exceptionnelle collection constituée par la Fnac depuis 1978, aujourd'hui conservée au musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône, Quentin Bajac a pu réunir dans ce beau livre certains des plus grands représentants de tous les genres photographiques et dessiner une histoire de la photographie au axe siècle, ainsi que le portrait d'une époque.
Un baiser à l'Hôtel de Ville, des gamins turbulents, desouvriers à l'usine, des gens du monde, des anonymes, desportraits de Picasso, de Tati... Robert Doisneau (1912-1994)est surtout connu pour ses photographies gaies, spontanées,poétiques de Paris et de sa banlieue. Mais ses soixante ans devie de photographe vont bien au-delà, avec près de 500000images produites. On a pu qualifier le regard de RobertDoisneau de reportage humaniste, réalisme poétique, humourtendre..., mais au fond, aucune catégorie n'est parvenue àdéfinir la richesse et la diversité de son oeuvre. Une pistecependant: il s'est situé lui-même comme un "pêcheurd'images" par opposition aux photographes "chasseurs". Eneffet, pour Quentin Bajac, le style de Doisneau, c'est avant toutla recherche d'une certaine simplicité, d'une immédiateté etd'une économie de moyens: une volonté de ne pas sedisperser, pour demeurer toujours en alerte, léger, mobile et àl'affût du monde. De ses dessins de jeunesse à ses agendaspersonnels, des reportages sur la libération de Paris auxsoirées mondaines pour Vogue, des illustrations pour La VieOuvrière aux commandes de Life, des tatoués aux enfants debanlieue, des rues de Paris aux cygnes de Palm Springs, 120documents pour aborder l'oeuvre de Doisneau.
Des premières avant-gardes du XXe siècle aux créations les plus récentes, la photographie est passée du statut de simple moyen de reproduction technique à celui d'une discipline artistique à part entière. Présentant cent chefs-d'oeuvre de la collection du Musée national d'art moderne du Centre Pompidou, cet ouvrage rend compte de l'esprit délibérément expérimental qui a guidé la constitution d'un ensemble unique au monde, des réalisations de photographes aujourd'hui célèbres (de Arbus, Brassaï, Cartier-Bresson, Doisneau, kertész et Man Ray à Paul Strand ou Gursky) à celles de figures artistiques majeures (Brancusi, Duchamp, Magritte, Moholy-Nagy, Rodtchenko ou Boltanski). En soulignant une certaine pluralité des usages, cette sélection donne un aperçu riche et diversifié d'une histoire de la photographie moderne et contemporaine, de la Nouvelle Objectivité à la photographie plasticienne actuelle, en passant par les pratiques conceptuelles et documentaires ou les recherches numériques.
Après quatre décennies d'expérimentation qui ont ouvert le nouvel art de la photographie à tous les registres de la représentation, survient en 1880 une révolution technique le gélatino-bromure d'argent permet de passer de la photographie posée à la photographie instantanée. Des balbutiements des premiers appareils portables dans les années 1880 à la mythification de "l'instant décisif" de Cartier-Bresson dans les années 1950, Quentin Bajac en explore les grandes tendances. La période voit également les débuts timides de la couleur, l'émergence de la figure de l'amateur et le triomphe du photoreporter. Art de masse par excellence, objet de fascination pour les avant-gardes artistiques et langage universel incontournable, la photographie devient, à l'instar du cinéma, un des principaux emblèmes de la modernité.
L'histoire de Vincenzo Gemito (1852-1929) est celle d'un enfant trouvé, élevé dans les rues de Naples, qui va devenir l'un des plus grands sculpteurs de son temps, célébré dans sa ville natale puis dans le reste de l'Italie et en Europe. A vingt-cinq ans, installé à Paris, il fait sensation au Salon puis l'année suivante à l'Exposition universelle de 1878. Tour à tour décrié et adulé par la critique, il introduit le réalisme dans la sculpture italienne. Revenu à Naples, il continue son oeuvre inclassable, notamment de dessinateur, malgré des crises de folie qui l'éloignent progressivement de la scène artistique sans que son nom soit pour autant oublié. Après des décennies de réclusion volontaire, il effectue d'ailleurs un spectaculaire retour à la sculpture dans un registre plus inspiré de l'Antiquité. C'est à la redécouverte de son immense talent de sculpteur et de dessinateur que cet ouvrage invite, à l'occasion de l'exposition proposée par le Petit Palais en partenariat avec le musée de Capodimonte à Naples.
Ateliers d'artistes, maisons d'écrivains où l'intelligence et le talent avaient pris leurs quartiers quelques années ou toute une vie... Fidèle à sa nature d'artiste, George Sand avait élu domicile dans la Nouvelle Athènes, patrie du romantisme. Du square d'Orléans au jardin secret de la rue Chaptal - désormais musée de la Vie romantique -, ce premier titre de la collection "Petites Capitales" invite à revoir les lieux privilégiés de l'inspiration de la romancière. En poussant la porte des salons où sont réunis les souvenirs pieux de l'écrivain, parmi les ?uvres de Delacroix, Ingres et Ary Scheffer, les hôtes de la rue Chaptal entrent dans l'intimité d'un monde. Biographie de l'auteur Jérôme Godeau a été commissaire de l'exposition "George Sand, une nature d'artiste" (2004) au musée de la Vie romantique. Il a dirigé, pour les éditions Paris-Musées/ Actes Sud, les collections "Le Promeneur de Paris" et "Les Mots". Dernier ouvrage paru: Tableaux parisiens, Du Moyen-Age à nos jours, six siècles de peinture en capitale (2005) aux éditions Parigramme.
Comptant plus de cinq mille oeuvres, fresques ou tableaux, la production de Luca Giordano (1634-1705) est immense. Virtuose du pinceau, sa capacité d'adaptation lui valut des commandes prestigieuses, tant à Naples qu'à Florence, mais aussi en Espagne, où il séjourna dix années à la cour de Charles II. Son oeuvre est abondamment présente dans les musées français — que ce soit au Louvre, à Ajaccio, Amiens, Brest, Chambéry, ou encore Rouen —, un pays où il exerça une profonde influence sur les peintres du XVIIIe siècle. Cette monographie, premier ouvrage en français sur l'artiste, dessine le portrait d'un homme exceptionnel, indifférent aux codes et aux règles, doué pour les affaires, et essentiel pour comprendre le paysage artistique du XVIIe siècle européen.
Commandé à Raoul Dufy pour le hall du palais de la Lumière et de l'Electricité construit par Robert Mallet-Stevens pour l'Exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne de 1937, "le plus grand tableau du monde" qu'est La Fée Electricité était promis à l'existence éphémère d'un décor de pavillon d'exposition universelle... Et pourtant, elle est toujours là: son commanditaire, la Compagnie parisienne de distribution d'électricité, la conserva soigneusement, puis la donna après la guerre à la Ville de Paris, qui ne put entreprendre qu'en 1964 les travaux qu'exigeait son installation au coeur du musée d'Art moderne auquel elle semble désormais indissolublement liée. Apogée des recherches que poursuivait Dufy depuis sa période fauve sur ce qu'il appelait la "couleur-lumière', La Fée Electricité fut aussi pour le peintre l'amorce d'un nouveau commencement. A travers l'hymne à l'électricité et à la vie moderne, c'est un véritable hommage à la lumière et aux peintres qui ont cherché à en saisir les multiples variations que Raoul Dufy rend en filigrane. Biographie de l'auteur Martine Contensou est responsable du Service des publics au musée Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris, après avoir été attachée de conservation au musée d'Art moderne de la Ville de Paris, à la maison de Balzac et à la maison de Victor Hugo."