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Recherches sur le système du monde. Volume 1 (1754)
Alembert Jean d' ; Chapront-Touzé Michelle
CNRS EDITIONS
145,00 €
Épuisé
EAN :9782271153890
Les travaux de Jean Le Rond d'Alembert (1717-1783) couvrent un vaste domaine de connaissances : sciences mathématiques, musique, littérature, philosophie. Par ses activités académiques, sa participation à l' Encyclopédie et son engagement dans la vie intellectuelle de son temps, d'Alembert a laissé une marque décisive dans la pensée et l'héritage des Lumières. L'édition critique de ses Ouvres complètes , la première à ce jour, est préparée par un groupe d'historiens des sciences, de philosophes et de scientifiques. L'édition originale de ses Recherches sur différens points importans du système du monde (1754-1756) est composée de trois volumes. Recherches sur le système du monde - I contient le texte intégral du Discours préliminaire, commun aux deux volumes de 1754, et celui du Livre I qui le suit. Le Discours préliminaire renferme des réflexions profondes sur le système newtonien et sur sa validation ; on en retrouve plusieurs passages dans des articles de l' Encyclopédie , signés de d'Alembert, et dans son " Essai sur les élémens de philosophie " (1759). Le Livre I correspond à l'essentiel de ce que les ouvrages de mécanique céleste appellent " la théorie de la Lune de d'Alembert ". Il s'agit de l'une des trois solutions du mouvement orbital de notre satellite publiées dans les années 1750, les premières après celle de Newton. Mais contrairement à ses deux rivaux, Clairaut et Euler, qui remplacent par leurs valeurs numériques tout ou partie des petits paramètres intervenant dans le calcul, d'Alembert adopte une représentation entièrement littérale. Les annotations du présent volume permettent de suivre pas à pas les calculs analytiques de d'Alembert. L'Introduction générale donne une analyse de ses méthodes et de ses résultats, elle en fait apparaître les points communs et les différences avec les premiers travaux de mécanique céleste de l'auteur, publiés dans le volume I/6 des Ouvres complètes , puis elle les met en perspective avec d'autres théories de la Lune de la seconde moitié du XVIIIe siècle et du XIXe siècle.
Résumé : Des mathématiques profondes, des conversations gaies et critiques, des batailles idéologiques autour de l'Encyclopédie : ce volume de correspondance montre D'Alembert à l'oeuvre entre 1741 et 1752, autrement dit entre l'entrée à l'Académie royale des sciences et la première interdiction de l'Encyclopédie. C'est le quotidien de la pensée des Lumières qui prend vie : la marquise de Crequÿ trouvant une brochure d'Helvetius sur sa cheminée ; D'Alembert débordé par ses diverses tâches ; Voltaire se retrouvant en porte-à-faux entre la cour de Prusse et celle de France ; D'Alembert mettant en place sa relation privilégiée avec Frédéric II. C'est en explicitant et en reliant les références, les allusions, les plaisanteries et les calculs que ce volume permet d'entendre, non seulement le bruit du siècle, mais d'en discerner les différentes harmoniques, d'en comprendre les enjeux et d'en suivre les évolutions.
Alembert Jean d' ; Chapront-Touzé Michelle ; Souch
Résumé : Les travaux de Jean Le Rond d'Alembert (1717-1783) couvrent un vaste domaine de connaissances : sciences mathématiques, musique, littérature, philosophie. Par ses activités académiques, sa participation à l'Encyclopédie et son engagement dans la vie intellectuelle de son temps, il a laissé une marque décisive dans la pensée et l'héritage des Lumières. L'édition critiqué de ses ?uvres complètes, la première à ce jour, est préparée par un groupe d'historiens des sciences, de philosophes et de scientifiques. L'essentiel du volume Précession et nutation (1749-1752) est constitué par les Recherches sur la précession des équinoxes et sur la nutation de l'axe de la Terre dans le système newtonien. C'est en juillet 1749, un an et demi après l'annonce officielle de la découverte de la nutation par l'astronome anglais James Bradley, que d'Alembert publie cet ouvrage, " aussi remarquable dans l'histoire de la mécanique céleste et de la dynamique que l'écrit de Bradley dans les annales de l'astronomie " selon Laplace. Il y construit la première théorie moderne du mouvement de la Terre autour de son centre de gravité, en s'appuyant sur le principe dit, de nos jours, " principe de d'Alembert ". Il montre les erreurs commises pat Newton dans sa théorie de la précession, tout en apportant une confirmation à la gravitation newtonienne. Enfin, il étudie la compatibilité de certaines hypothèses sur la structure interne de notre planète avec l'amplitude observée de la nutation, jointe à la valeur de l'aplatissement terrestre. Nous publions, à la suite de ce traité, les " Observations " envoyées en 1752 par d'Alembert à l'Académie de Berlin, en réaction notamment à un mémoire d'Euler sur le même sujet paru en 1751.
Entreprise considérable, l'Encyclopédie constitue la somme la plus achevée des connaissances acquises au milieu du XVIIIe siècle. Instrument essentiel de la lutte contre les fondements idéologiques de l'Ancien Régime, en elle convergent les grands combats intellectuels du siècle des Lumières : de là son immense succès !
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.