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Les cahiers de Verkhnéouralsk. Tome 2, Ecrits de militants trotskystes soviétiques (1932-1933)
Laffitte Pierre ; Mattei Pierre ; Merlet Pierre ;
BONS CARACTERES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782493083258
C'est sous le plancher d'une cellule de prison russe des années 1930, au sud de l'Oural, qu'en 2018 le hasard de travaux a permis de découvrir une profusion d'écrits clandestins que des détenus trotskystes y avaient cachés quatre-vingt ans plus tôt. Pour la plupart, ces bolcheviks-léninistes, le nom qu'ils s'étaient donné, avaient été éveillés à la lutte pour le communisme lors de l'insurrection d'Octobre 1917, ou durant la guerre civile et les premières années de la Russie soviétique. C'est dans la continuité de ce combat qu'à partir de 1923 ils avaient rejoint l'Opposition de gauche, groupée autour de Trotsky. Ils combattaient la dégénérescence bureaucratique du premier Etat issu d'une révolution ouvrière victorieuse. La dictature stalinienne ne pouvait le tolérer. Car l'existence même de ces milliers de militants représentait une dénonciation vivante du stalinisme, de ce régime qui écrasait la classe ouvrière, trahissait les intérêts de la révolution socialiste mondiale, et donnait une image dévoyée et sanglante du communisme. Nous poursuivons la publication des textes, la plupart traduits pour la première fois, de ces militants restés fidèles aux idées de Lénine, jusqu'à ce que Staline les fasse exécuter en masse dans ses camps en 1937.
Laffitte Marie-Pierre ; Denoël Charlotte ; Besseyr
L'image du prince couronné par la main divine et entouré de deux hauts dignitaires ecclésiastiques, dans le Sacramentaire de Charles le Chauve, est le symbole parfait de la symbiose entre pouvoirs laïc et religieux réalisée par Charlemagne. Ce chef-d'?uvre de l'enluminure fait partie de la soixantaine de manuscrits, de "trésors", que la Bibliothèque nationale de France présente pour la première fois depuis 1954, documents exceptionnels, parfois ornés de somptueuses reliures d'ivoire et d'orfèvrerie, comme le célèbre Sacramentaire de Drogon, témoignant de la "renaissance" intellectuelle et esthétique qui traversa l'Europe carolingienne de 768 à 877. Quatre autres manuscrits, venant des bibliothèques d'Amiens, Arras, Epinay et Reims, viennent compléter cette collection sans égale. Se posant en héritiers des empereurs romains, Charlemagne et ses successeurs ont mené de front politique scolaire, unification de la liturgie, révision de l'Ecriture sainte et copie de textes antiques; ils ont encouragé la création dans tous les domaines, très vite relayés par leur entourage et des établissements religieux placés sous la houlette de personnalités étroitement liées à la cour. C'est essentiellement grâce à cette action que sont parvenues jusqu'à nous les ?uvres de l'Antiquité - Comédies de Térence, Guerres des Gaules de César... - et que la pensée chrétienne a été renouvelée. L'originalité de la "renaissance" carolingienne réside aussi dans l'invention d'une écriture claire et aérée, la minuscule caroline, dont l'Evangéliaire de Charlemagne offre le plus ancien exemple daté, et dans la naissance d'un art novateur qui se caractérise par le retour à la tradition figurative de l'Antiquité et par le développement d'un style ornemental raffiné, mêlant formes classiques et motifs insulaires: les Evangiles de Lothaire exécutés à Tours, en donnent un brillant témoignage avec les portraits de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Entraîné à la découverte des principaux centres de création disséminés dans la partie occidentale de l'Empire carolingien, le lecteur mesure, à travers les manuscrits impériaux et les ouvrages issus des grands centres de production (du Nord et de l'Est de la France à la vallée de la Loire en passant par l'Ile-de-France), l'influence exercée par les deux grands foyers artistiques qu'étaient alors l'Italie et les îles Britanniques. Les somptueux chefs-d'?uvre réalisés pour les souverains, reflets de la volonté impériale de renouer avec les prestigieux modèles du passé, forment le c?ur de ce recueil, invitant à un regard nouveau sur le mécénat impérial, sur le statut du livre dans les trésors des églises, et plus généralement, sur la place de l'écrit dans le monde carolingien.
Selon les discours, on me qualifie de visionnaire ou de patrimoine immatériel vivant, ou de père de Sophia. L'adjectif immatériel me plait, car les investissements immatériels sont les seuls pour lesquels le partage multiplie l'efficacité. Mais je suis surtout satisfait d'être, souvent, dans une grande surface voisine de mon domicile, accosté par un inconnu qui me remercie parce que ses enfants travaillent dans une entreprise de Sophia ". Ingénieur des Mines et Sénateur, Pierre Laffitte livre dans ces mémoires les clés d'un parcours hors normes dont les réalisations surprennent par leur précocité et leur audace. La "recherche orientée " de l'Ecole des Mines de Paris, la Conférence des Grandes Ecoles, la technopole de Sophia Antipolis, et tant d'autres innovations qui surprennent encore par l'originalité de l'idée initiale et par leurs succès, plusieurs décennies après. Le lecteur découvre une enfance et une jeunesse brillantes, nourrie d'art, de science et d'engagement politique, mais qui a subi l'épreuve de la guerre. Pierre Laffitte doit autant à la pédagogie avant-gardiste d'un Célestin Freinet qu'aux cours de l'Ecole Polytechnique et des Mines où il croise les futures personnalités éminentes de la Ve république. En suivant les grands moments de son parcours, on plonge dans l'histoire de la politique scientifique et technologique française, avec ses grands moments et ses échecs. Tout au long du chemin, les arts, la culture, l'humanisme sont présents. Mieux, ils nourrissent son imagination et son ardeur indéfectible à promouvoir l'esprit d'innovation. Et parce que Pierre Laffitte est à la fois un grand scientifique et un grand homme de culture, ses mémoires nous invitent à faire de l'action, " la soeur du rêve ".
Depuis le déclenchement de la Shoah jusqu?au procès Papon, un certain nombre de dirigeants juifs français ont été stigmatisés comme « Juifs collaborateurs », aussi bien par une partie de la presse résistante clandestine, que par une historiographie polémique récupérée par les négationnistes. Ces dirigeants furent membres de l?UGIF entre 1942 et 1944. L?Union générale des israélites de France a été créée, sur injonction des Allemands, par une loi du gouvernement de Vichy de 1941. Il s?agissait de délimiter les contours de la communauté juive « unifiée » que des décennies d?assimilation républicaine avaient rendue insaisissable et de la retrancher définitivement de la société civile française. Confrontés aux procédures de spoliation et de paupérisation de leurs communautés, certains dirigeants juifs ont accepté de négocier leur entrée dans l?UGIF, en échange de la sauvegarde des organisations juives d?assistance. L?objet de ce livre est de déterminer la part de l?UGIF dans les stratégies de sauvegarde, mais aussi d?aveuglement, voire de persécution des communautés juives de France. Les rafles dans les maisons d?enfants de l?UGIF en région parisienne, à la fin du mois de juillet 1944, pèsent lourd sur la responsabilité présumée de certaines élites. Ces maisons d?enfants, écoles de formation, asiles, dispensaires et cantines ont-ils été des lieux permettant le repérage, voire l?internement de communautés traquées? L?UGIF a-t-elle été un rouage du système des déportations, notamment à travers l?approvisionnement du camp de Drancy?
Roland Szpirko a toujours baigné dans les idées généreuses du communisme. Après avoir été initié très jeune aux traditions du mouvement communiste par son père, militant communiste juif polonais, émigré en 1929, il fait sienne ces idées et s'engage dans ce combat à 14 ans. A 16 ans, il rejoint en 1962 l'organisation trotskyste Union Communiste Internationaliste-Voix ouvrière, qui donna naissance à Lutte ouvrière en 1968. Entré en usine en 1965, à 18 ans, il va être confronté à de multiples luttes ouvrières. Ce sera le cas à Idéal-Standard à Aulnay-sous-Bois de 1969 à 1975, puis chez Chausson à Creil, dans l'Oise, de 1978 à 1996. A partir de 1992, s'y dérouleront trois ans de combats acharnés, inaugurés par des licenciements massifs pour se terminer parla fermeture de la plus grande usine de Picardie. Ces luttes aboutiront à ce que personne ne se retrouve à Pèle emploi. Fort du capital de sympathie acquis dans la région pendant tout ce mouvement, Roland put aider des travailleurs qui n'acceptaient pas le diktat de leur patron. Ce fut en particulier le cas en 2009, lors de la lutte des travailleurs de Continental-Clairoix, dans l'Oise, pour faire face à la fermeture de leur usine. A travers ces combats, ce livre permet de partager l'enthousiasme de Roland, sa fierté d'être un militant ouvrier, confiant dans l'avenir de sa classe.
Résumé : Trotsky connaissait bien la politique française. Il avait séjourné à Paris deux ans pendant la Première Guerre mondiale, avant d'en être expulsé, et avait noué des relations étroites avec les rares militants ouvriers français qui continuaient alors à défendre la tradition internationaliste. Plus tard, au sein de la direction de l'Internationale communiste, il avait particulièrement suivi les premières années d'existence du Parti français. Expulsé d'URSS en 1929, il avait après un passage en Turquie, momentanément trouvé asile en France en juillet 1933, avant d'être expulsé en juin 1935. Cet asile accordé sous conditionne lui avait permis aucune activité politique publique. Mais il avait été particulièrement bien placé pour suivre le déroulement de la crise politique ouverte par les manifestations de février 1934. Où va la France ? fut d'abord le titre d'un article de Trotsky publié en novembre 1934. Il devint ensuite le titre d'un recueil comprenant l'ensemble des articles consacrés par Trotsky à la situation française jusqu'en juin 1936, recueil édité par la Librairie du Travail. A ce recueil ont été adjoints, dans cette édition, des textes rédigés par Trotsky au lendemain des grèves de juin 1936, et après l'échec de la grève générale du 30 novembre 1938.
Rosmer Alfred ; Martinet Marcel ; Chambelland Cole
Résumé : Alfred Rosmer (1877-1964) fut militant syndicaliste dès sa jeunesse, opposant à l'Union sacrée dès 1914, communiste dès 1917, oppositionnel dès la montée de la bureaucratie en URSS. L'ouvrage que nous rééditons est l'oeuvre d'un historien, rigoureuse, appuyée sur des textes et des témoignages. C'est l'oeuvre d'un militant, engagé lui-même dans la lutte contre la guerre, l'Union sacrée, la trahison des dirigeants social-démocrates et syndicalistes. Il retrace les étapes de la faillite brutale, mais explicable, de la social-démocratie européenne, et les efforts courageux de la poignée de militants socialistes, en France et dans le reste de l'Europe qui, sur ses ruines, s'attelèrent aussitôt à reconstruire le mouvement ouvrier internationaliste. A un siècle de distance il reste indispensable pour ceux qui veulent comprendre ces événements et en tirer les leçons.
Résumé : Ici, sous l'Etoile polaire retrace la vie de Youssi, métayer dans un village de Finlande, des années 1880 à 1914. C'est une chronique de la dure vie paysanne, quand existaient encore des rapports sociaux proches du servage, quand les métayers de parcelles minuscules et les ouvriers agricoles des grands domaines subissaient la loi des propriétaires terriens, lorsque la nature hostile n'offrait aucun répit. Mais c'est également une chronique rythmée par les événements extérieurs, car le village n'était pas coupé du monde. Le roman retrace la pénétration des idées socialistes, la première manifestation contre l'expulsion d'un métayer, la première occasion d'arborer le drapeau rouge, les conséquences de la révolution russe de 1905. Cette chronique décrit la complexité des rapports sociaux dans cette Finlande rurale, où les plus gros propriétaires terriens étaient de langue suédoise, tandis qu'une partie de la petite bourgeoisie et de l'intelligentsia se battait pour la reconnaissance de la langue et de la culture finnoises, et que tout le monde se trouvait de fait sous la domination du tsar de Russie, grand-duc de Finlande. Ce premier tome fait partie d'une trilogie, qui porte le même titre, et qui poursuit l'histoire de la famille de Youssi le métayer jusqu'aux années 1950, traversant tous les événements qui ont marqué la Finlande : la guerre civile de 1918 (c'est le thème du second tome Les Gardes rouges de Tampere), les mouvements nationalistes de l'entre-deux-guerres, puis la Seconde Guerre mondiale.