Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Trésors carolingiens. Livres manuscrits de Charlemagne à Charles le Chauve
Laffitte Marie-Pierre ; Denoël Charlotte ; Besseyr
BNF
39,00 €
Épuisé
EAN :9782717723779
L'image du prince couronné par la main divine et entouré de deux hauts dignitaires ecclésiastiques, dans le Sacramentaire de Charles le Chauve, est le symbole parfait de la symbiose entre pouvoirs laïc et religieux réalisée par Charlemagne. Ce chef-d'?uvre de l'enluminure fait partie de la soixantaine de manuscrits, de "trésors", que la Bibliothèque nationale de France présente pour la première fois depuis 1954, documents exceptionnels, parfois ornés de somptueuses reliures d'ivoire et d'orfèvrerie, comme le célèbre Sacramentaire de Drogon, témoignant de la "renaissance" intellectuelle et esthétique qui traversa l'Europe carolingienne de 768 à 877. Quatre autres manuscrits, venant des bibliothèques d'Amiens, Arras, Epinay et Reims, viennent compléter cette collection sans égale. Se posant en héritiers des empereurs romains, Charlemagne et ses successeurs ont mené de front politique scolaire, unification de la liturgie, révision de l'Ecriture sainte et copie de textes antiques; ils ont encouragé la création dans tous les domaines, très vite relayés par leur entourage et des établissements religieux placés sous la houlette de personnalités étroitement liées à la cour. C'est essentiellement grâce à cette action que sont parvenues jusqu'à nous les ?uvres de l'Antiquité - Comédies de Térence, Guerres des Gaules de César... - et que la pensée chrétienne a été renouvelée. L'originalité de la "renaissance" carolingienne réside aussi dans l'invention d'une écriture claire et aérée, la minuscule caroline, dont l'Evangéliaire de Charlemagne offre le plus ancien exemple daté, et dans la naissance d'un art novateur qui se caractérise par le retour à la tradition figurative de l'Antiquité et par le développement d'un style ornemental raffiné, mêlant formes classiques et motifs insulaires: les Evangiles de Lothaire exécutés à Tours, en donnent un brillant témoignage avec les portraits de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Entraîné à la découverte des principaux centres de création disséminés dans la partie occidentale de l'Empire carolingien, le lecteur mesure, à travers les manuscrits impériaux et les ouvrages issus des grands centres de production (du Nord et de l'Est de la France à la vallée de la Loire en passant par l'Ile-de-France), l'influence exercée par les deux grands foyers artistiques qu'étaient alors l'Italie et les îles Britanniques. Les somptueux chefs-d'?uvre réalisés pour les souverains, reflets de la volonté impériale de renouer avec les prestigieux modèles du passé, forment le c?ur de ce recueil, invitant à un regard nouveau sur le mécénat impérial, sur le statut du livre dans les trésors des églises, et plus généralement, sur la place de l'écrit dans le monde carolingien.
Depuis Fernand Oury et Aida Vasquez, la pédagogie institutionnelle articule champ éducatif, sciences humaines et du langage en une praxis porteuse d'une anthropologie de la singularité, hétérogène à la doxa positiviste. Elle s'ancre dans la pédagogie Freinet (méthodes naturelles d'apprentissage, organisation coopérative du travail), tient compte des phénomènes inconscients et des logiques à l'ouvre dans un groupe institutionnalisant une classe coopérative. Ce milieu sémiotique de langage et d'échanges, ouvert au quotidien et à l'intime, accueille la singularité du sujet. Là naît une culture. Par-delà le didactique, tel est le souci de la pédagogie : une écologie des savoirs, pouvoirs et désirs, à l'efficacité thérapeutique étayant les personnes et le milieu éducatif. La coprésence désirante concrète des praticiens, enfants et adultes, fait émerger une praxis restreinte, éthique précaire et politique respectueuse de la complexité humaine, où les praticiens maîtrisent la valeur qu'ils produisent, puissance à exister, grandir, savoir. Dans cette dynamique, comment préserver le sens, donc l'irréductible négativité du désir ? Ce double souci traverse ici quatre problématiques : l'institutionnalisation de la vie coopérative, la dialectique culturelle du groupe, l'articulation entre pédagogie et langues (milieu multilingue des Calandretas occitanes), et entre pédagogie et champs de forces macro-politiques (enjeux dé-coloniaux en Bolivie ; loi vs norme ; idéologie vs théorie praxique).
Selon les discours, on me qualifie de visionnaire ou de patrimoine immatériel vivant, ou de père de Sophia. L'adjectif immatériel me plait, car les investissements immatériels sont les seuls pour lesquels le partage multiplie l'efficacité. Mais je suis surtout satisfait d'être, souvent, dans une grande surface voisine de mon domicile, accosté par un inconnu qui me remercie parce que ses enfants travaillent dans une entreprise de Sophia ". Ingénieur des Mines et Sénateur, Pierre Laffitte livre dans ces mémoires les clés d'un parcours hors normes dont les réalisations surprennent par leur précocité et leur audace. La "recherche orientée " de l'Ecole des Mines de Paris, la Conférence des Grandes Ecoles, la technopole de Sophia Antipolis, et tant d'autres innovations qui surprennent encore par l'originalité de l'idée initiale et par leurs succès, plusieurs décennies après. Le lecteur découvre une enfance et une jeunesse brillantes, nourrie d'art, de science et d'engagement politique, mais qui a subi l'épreuve de la guerre. Pierre Laffitte doit autant à la pédagogie avant-gardiste d'un Célestin Freinet qu'aux cours de l'Ecole Polytechnique et des Mines où il croise les futures personnalités éminentes de la Ve république. En suivant les grands moments de son parcours, on plonge dans l'histoire de la politique scientifique et technologique française, avec ses grands moments et ses échecs. Tout au long du chemin, les arts, la culture, l'humanisme sont présents. Mieux, ils nourrissent son imagination et son ardeur indéfectible à promouvoir l'esprit d'innovation. Et parce que Pierre Laffitte est à la fois un grand scientifique et un grand homme de culture, ses mémoires nous invitent à faire de l'action, " la soeur du rêve ".
Si la lecture apparaît comme une valeur refuge dans l'éducation des enfants, les livres qui leur sont destinés ne font pas toujours l'unanimité. Les discours actuels, de plus en plus impérieux, le confirment, et le débat reste ouvert : où s'arrête la liberté d'expression en regard des impératifs liés à la protection de l'enfance, où commence la censure ? La censure appliquée au livre pour enfants En préambule, Jean-Yves Mollier rappelle qu'au XIXe siècle, au moment même où se constitue une littérature pour la jeunesse, l'Enfant représente, de la même manière que la Femme ou le Peuple, une catégorie sous surveillance, perméable par nature à l'influence néfaste des mauvaises lectures. L'abbé Bethléem (dont les archives sont conservées à la bibliothèque de l'Arsenal) joue un rôle considérable dans la campagne menée dans la première moitié du XXe siècle contre les journaux licencieux et les illustrés pour la jeunesse (Anne Urbain). Ce sont en effet ces illustrés, français (L'Epatant) puis américains (Le Journal de Mickey), qui concentrent dans un premier temps les attaques des censeurs, dont les arguments d'ordre moral ou esthétique constituent paradoxalement l'un des premiers discours critiques sur la bande dessinée (Sylvain Lesage). La même accusation de propager, par l'exemple, la criminalité juvénile se retrouve dans les discours à l'encontre du cinéma (Roxane Haméry). En France s'est mise en place, en juillet 1949, une législation qui encadre les publications à destination de l'enfance et de l'adolescence, qui " ne doivent comporter aucune illustration, aucun récit [... ] présentant sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine ou tous actes qualifiés crimes ou délits ou de nature à démoraliser l'enfance ou la jeunesse ". Dans le même temps, aux Etats-Unis, est apparue, selon des modalités un peu différentes, la Comics code authority qui régira pendant des décennies la publication des comics américains (Jean-Paul Gabilliet). Le tournant de mai 1968 Mai 1968 bouleverse le paysage bien ordonné de l'édition pour la jeunesse, en initiant un mouvement de libération de l'enfance opprimée par la famille, l'école, et le monde des adultes en général, dont le Petit livre rouge des écoliers et des lycéens, traduit et publié en France par François Maspero en 1971, est emblématique (Sophie Heywood). La plongée de Bernard Joubert dans les archives de la Commission de surveillance des publications pour l'enfance et l'adolescence, instaurée par la loi de juillet 1949, est riche d'enseignements sur la manière dont celle-ci examine au fil du temps les publications pour la jeunesse. Au-delà de la loi et de son application, de moins en moins restrictive, les pressions exercées sur le livre pour enfants restent multiples, qu'elles viennent des responsables politiques ou des parents, et s'expriment tout particulièrement dans les bibliothèques publiques (Véronique Soulé). La parole est aussi donnée aux acteurs de cette histoire contemporaine, à un éditeur (Thierry Magnier) et à des créatrices (Agnès Rosenstiehl et Katy Couprie). Laissez-les lire ! Du XIXe siècle à aujourd'hui, les discours à l'encontre des mauvaises lectures sont révélateurs des angoisses du temps, et des permanences des interdits liés prioritairement à la violence et à la sexualité, dont le livre pour enfants, territoire doublement sanctifié, devrait être protégé à tout prix. " Ne craignons pas trop vite de traumatiser les enfants. Le danger est bien plus grand dans ce qui est mièvre et ennuyeux que dans ce qui est trop fort dans sa vérité " disait pourtant Geneviève Patte dans Laissez-les lire ! en 1978... Rubriques : " Autour d'une oeuvre " mène l'enquête à propos d'un mystérieux jeu de tarot vénitien ; La " Découverte " se penche sur le ballet que Roland Petit (1976) consacre à Nana ; La rubrique " Portrait " autour de Judith Gautier ; La rubrique " Innovation " consacrée au livre augmenté ; Le récit de Nathalie Kuperman en " Résidence " à la BnF
Pour la première fois en France, la BnF célèbre J.R.R. Tolkien à l'occasion d'une grande exposition événement. Dialoguant avec les collections de la BnF, les manuscrits, dessins, cartes et photographies de l'honorable professeur d'Oxford reproduites dans le catalogue permettent d'arpenter et de mieux comprendre le monde imaginaire forgé par l'auteur du Seigneur des Anneaux. "Au fond d'un trou vivait un hobbit." Lorsqu'en 1937, J.R.R. Tolkien publie Le Hobbit, l'honorable professeur d'Oxford est loin d'imaginer le succès mondial et l'impact de son oeuvre sur la culture populaire. La Bibliothèque nationale de France lui consacre une grande exposition. Le catalogue qui l'accompagne est conçu comme un voyage en Terre du Milieu, il permet d'arpenter le monde imaginaire forgé par l'auteur du Seigneur des Anneaux, ses paysages, ses peuples et leurs langues. On y rencontre elfes, nains, orques et dragons au fil d'un parcours dévoilant les secrets de la création de cette oeuvre-monde. Les collections de la BnF (manuscrits, objets, éditions illustrées) mettent en contexte l'oeuvre de cet immense artiste, écrivain, illustrateur, philologue et spécialiste de littérature médiévale. Grand public et fans inconditionnels y découvriront les oeuvres majeures et celles, moins connues, retraçant l'histoire de la Terre du Milieu.
22 planches détachables pour parcourir les affiches françaises les plus marquantes de ces quelque 120 ans de cinéma Vous croiserez le regard des stars de l'écran telles que Marilyn Monroe, James Dean ou Jean Gabin, et revivrez certaines de vos plus grandes émotions de spectateurs devant La Mort aux trousses, Les Dents de la mer ou encore Apocalypse Now. L'affiche de cinéma triomphe sur les façades des salles de cinéma et dans l'espace public : première publicité d'un film, élaborée par des illustrateurs de talent, elle doit rivaliser d'originalité pour arrêter le regard tout en étant vouée à disparaître à la sortie de la " nouveauté " suivante. Objet commercial et populaire, elle est devenue aujourd'hui objet de collection, notamment au sein de la BnF qui en conserve plus de 40 000 : sa puissance tient autant à son efficacité immédiate qu'à l'aura que lui attribuent l'histoire du cinéma et la nostalgie de son public. Ainsi l'affiche de Metropolis, très rare, dont un exemplaire a été vendu récemment aux enchères pour 1, 2 millions de dollars. A travers l'affiche, s'entrecroisent histoire de l'art et impératifs commerciaux, évolutions techniques - du dessin au photomontage - et clauses de représentation des vedettes, le choix de l'image définitive appartenant aux distributeurs. Condensé graphique de cinéma, l'affiche tend à sublimer le film lui-même et s'imprime dans l'imaginaire collectif : ballet des hélicoptères dans le soleil couchant d'Apocalypse now, nageuse piégée des Dents de la mer, univers futuriste de Blade Runner... C'est aussi au fil des affiches que s'invente la légende des stars de cinéma : bien des affichistes renommés, tels Roger Soubie, Jean Mascii ou Boris Grinsson, sont des portraitistes de talent, qui ont contribué à donner une dimension iconique aux acteurs tels Marilyn Monroe et James Dean.