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L'étalement urbain. Un processus incontrôlable ?
Djellouli Yamna ; Emelianoff Cyria ; Bennasr Ali ;
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753510494
La question de l'étalement spatial des villes est devenue une question centrale dans les problématiques de développement urbain durable. Générant toujours plus de consommation de ressources et d'émissions de gaz à effet de serre, déstructurant les milieux naturels ou agricoles proches des villes, contribuant à l'accentuation des distances socio-spatiales, l'étalement est en effet identifié comme un processus, d'autant moins justifiable qu'il n'est pas toujours généré par la pression qu'exercent les besoins démographiques. Il ne faudrait pourtant pas que la dénonciation empêche de travailler à l'identification des causes et à l'analyse des processus. Il convient en particulier de s'attarder sur les causes sociétales qui plus que toutes autres semblent déterminantes, ce qui ne revient pas à sous-estimer les logiques économiques et politiques habituellement mises en avant, mais qui invite plutôt à construire une sorte de triangle interprétatif. C'est dans cet esprit que cet ouvrage a été conçu. Et pour rendre encore plus pertinente cette approche, y est proposée une lecture en miroirs de situations urbaines variées, dans des pays du Sud, principalement au Maghreb, et du Nord, en France surtout, dans quelques autres pays européens mais aussi en Amérique du Nord. Cette lecture donne un certain nombre de clés pour comprendre le fonctionnement de l'étalement dans sa combinatoire à la fois sociale, culturelle, économique, politique, une combinatoire qui agit sur le renouvellement des divisions sociales des espaces urbanisés et des ségrégations, qui pose la question du rapport entre les forces individuelles et collectives agissantes et qui, in fine, interroge sur la construction de systèmes de régulation qui devraient à la fois être territorialement pertinents, politiquement acceptables, économiquement possibles, systèmes dans lesquels il faudrait s'assurer de bien identifier ce et ceux qu'il faudrait contrôler.
Ce numéro constitue un complément à celui du numéro 47 (2002), dans lequel étaient exposées les caractéristiques essentielles de la musique savante maghrébo-andalouse. Un autre aspect central du patrimoine littéraire et musical maghrébin, celui de l'oralité poétique véhiculée par les langues vernaculaires du Maghreb (langues en arabe parlé et langues berbères), est réexaminé ici de façon plus approfondie pour mieux cerner les principaux enjeux sociétaux. Les principales analyses portent : sur la spécificité des chants de femmes des hautes plaines de Sétif-Constantinois et des régions de Tlemcen et Fès ; sur l'impensé culturel arabo-berbéro-musulman caractérisant la quasi-totalité des études ayant valorisé cette catégorie de patrimoine maghrébin ; sur une thématique qui concerne les premières théories musicales (Ecole pythagoricienne) problématisées par rapport à ce que celles-ci enseignent, notamment au regard de la tradition de l'oralité poétique et musicale du Maghreb ; sur la transcription récente (fin des années 1940) en lettres latines de la culture kabyle avec mise en exergue de chansons à textes composées et interprétées par le plus emblématique poète-chanteur contemporain kabyle : Lounis Aït Menguellet ; sur un témoignage exceptionnel honorant un grand maître du Chaabi-Melhûn algéro-marocain : Le Cheikh H'ssissen.
Il semble bien que nous soyons en train de traverser une période où à l'ignorance s'est ajoutée la méfiance... Mais qui donc nous inspire cette méfiance ? C'est celui que l'on ne connaît pas ou que l'on croit connaître, bien souvent à travers des stéréotypes ou des attitudes marginales amplifiées par le prisme des médias et de certaines ambitions politiques... De tels agissements ne peuvent que porter des coups violents à notre savoir-vivre ensemble... J'avais rencontré un homme qui oeuvrait tel un médiateur entre l'Orient et l'Occident, c'était dans les années 90, il était un homme d'Eglise, son nom : l'Abbé Michel Becquart (paix à son âme). C'est lui, pourrait-on dire, qui a provoqué cette étincelle entre les mains qui sont en train de vous écrire et qui a souhaité réaliser une enquête profonde au sein de l'Histoire du monde oriental qui, vous le verrez, est entrelacée pour le meilleur et pour le pire avec l'Histoire du monde occidental. Renforcée par des ouvrages, archives, documentaires et autres documents précieux, cette enquête vous propose un grand voyage dans le temps, de l'Antiquité jusqu'à l'Histoire de l'immigration, une grande épopée qui va rétablir certaines vérités, et peut-être ôter ce voile obscur qui depuis trop longtemps enveloppe la culture orientale. Et quoi de plus beau que le symbole d'un homme d'Eglise incitant un musulman à prendre la plume et, par là-même, de témoigner et de récolter des témoignages où, d'ailleurs, l'émotion parlera d'elle-même. Cette Histoire, une fois mieux connue, pourrait inviter à une grande remise en question et changer les regards qui, au lieu de se tourner le dos, feront naître un désir de convergence afin de préserver un de nos biens les plus menacés, sans doute le plus précieux de notre époque : la paix...
LES DONS DE LA MER BENI HAOUA n'est pas un village, quoique aujourd'hui connue pour en être un, ce n'est pas non plus, une ville ou une région. C'est simplement une tribu, Arche B'ni Houa ou Arche Ouath Houa. La richesse est celle des hommes. Tous ceux que Beni Haoua a reçus, sont arrivés par voie maritime. C'est ainsi que cette histoire romancée où sont présentés pêle-mêle des détails sur la conquête des hommes, sur les civilisations, sur les religions toutes importées puis "acceptées" et enfin assimilées, a été intitulée "les Dons de la mer". C'est à travers une famille en vacances qu'est racontée l'histoire plusieurs fois millénaire de cette zone dans son contexte local, régional, méditerranéen et mondial. Histoire romaine (avec celle de Achor et de Breshk), histoire moderne (avec l'épisode du naufrage du Band de 1802) et histoire contemporaine se côtoient dans ce récit.
Le déchet est un marqueur social des modes de consommations, des processus de productions agricoles, artisanales et industrielles. 11 est donc important d'appréhender la gestion des déchets I sous l'angle des innovations sociales et territoriales, en allant au-delà des seuls enjeux techniques. Le challenge est dans cet ouvrage de faire travailler ensemble des chercheurs et des professionnels autour de cet objet. d'échanger expériences, savoirs et savoir-faire, afin que le déchet ne soit plus considéré comme un rebus mais comme une ressource secondaire valorisable et comme un marqueur de l'évolution des sociétés. L'ouvrage traite des processus sociaux et territoriaux de gestion des déchets, depuis la structuration des filières et l'écologie territoriale, jusqu'aux systèmes d'acteurs ; depuis les réseaux de collecte et de pré-collecte, jusqu'aux modes de traitement et de valorisation. L'acceptabilité des pratiques sociales et des techniques passe par des moyens de prévention et de communication qui permettent de mobiliser les acteurs. sachant que l'Homme et le territoire sont au coeur de cette question. Des exemples multiples dans des pays du Nord comme du Sud éclairent ces questionnements et s'inscrivent dans une démarche de structuration progressive et différenciée d'une économie'davantage circulaire. L'université du Maine mène des recherches sur la gestion des déchets depuis les années 1970, en s'appuyant notamment sur son diplôme de bac+5 (aujourd'hui master) en rudologie. Cet ouvrage est la suite d'un colloque réunissant professionnels et chercheurs internationaux au Mans en 2012.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.