Le déchet est un marqueur social des modes de consommations, des processus de productions agricoles, artisanales et industrielles. 11 est donc important d'appréhender la gestion des déchets I sous l'angle des innovations sociales et territoriales, en allant au-delà des seuls enjeux techniques. Le challenge est dans cet ouvrage de faire travailler ensemble des chercheurs et des professionnels autour de cet objet. d'échanger expériences, savoirs et savoir-faire, afin que le déchet ne soit plus considéré comme un rebus mais comme une ressource secondaire valorisable et comme un marqueur de l'évolution des sociétés. L'ouvrage traite des processus sociaux et territoriaux de gestion des déchets, depuis la structuration des filières et l'écologie territoriale, jusqu'aux systèmes d'acteurs ; depuis les réseaux de collecte et de pré-collecte, jusqu'aux modes de traitement et de valorisation. L'acceptabilité des pratiques sociales et des techniques passe par des moyens de prévention et de communication qui permettent de mobiliser les acteurs. sachant que l'Homme et le territoire sont au coeur de cette question. Des exemples multiples dans des pays du Nord comme du Sud éclairent ces questionnements et s'inscrivent dans une démarche de structuration progressive et différenciée d'une économie'davantage circulaire. L'université du Maine mène des recherches sur la gestion des déchets depuis les années 1970, en s'appuyant notamment sur son diplôme de bac+5 (aujourd'hui master) en rudologie. Cet ouvrage est la suite d'un colloque réunissant professionnels et chercheurs internationaux au Mans en 2012.
La petite maison de Lulu est si confortable, si parfaite que tout le voisinage veut y habiter. Mais plus il y a de monde, moins il y a de place pour Lulu et son chat. Ouvre les portes, ouvre les fenêtres, fais grandir la maison, et regarde ce qu'il se passe à l'intérieur.
Dans les sociétés historiques, la maîtrise des sources d'énergie est l'un des moteurs essentiels du développement des technique et économique, moteur qui influe également sur l'organisation du travail et des chaînes opératoires techniques de la production, notamment agricole. Georges Comet aura consacré une grande part de son activité de chercheur aux moulins et à leur place dans la société du Moyen Age occidental. Pour lui qui depuis si longtemps s'intéresse à ces installations, ce septième Cahier d'Histoire des Techniques a pour fil conducteur l'eau, sa captation, son utilisation avec ou sans machine adéquate. De la douche thermale à l'irrigation, les usages de l'eau racontent une histoire agraire, artisanale et industrielle, mais aussi une histoire de l'esthétique et de la médecine. Meuniers, moulins à eau, moulins à vent, de Provence, d'Angleterre ou d'Italie sont là pour rappeler l'importance de ces machines et des hommes qui s'en servent dans l'histoire des sociétés anciennes. Biographie: Aline Durand est maîtresse de conférences à l'Université de Provence et spécialiste du monde rural médiéval méridional. Ses travaux conjuguent l'étude des charbons de bois archéologiques à celle des actes de la pratique et des traités d'agronomie.
Le livre d'activités idéal pour les enfants de 7-11 ans passionnés par l'Egypte antique ! Quatre parties se complètent pour offrir une approche de la civilisation égyptienne à travers des activités très ludiques : - Les croyances des Egyptiens - Les arts et l'architecture - Les habits et les bijoux - La vie quotidienne En bonus : des pages de carterie avec des modèles à découper pour confectionner des cartes à jouer, une coiffe de pharaon, un obélisque, etc.
Catalogue officiel de l'exposition "Monet en pleine lumière" , au Grimaldi Forum Monaco du 8 juillet au 3 septembre 2023. Cette exposition dont le commissariat sera assure par Marianne Mathieu est organisée avec le soutien exceptionnel du Musée Marmottan Monet. Cette grande exposition s'inscrit dans le cadre de la célébration du 140ème anniversaire de la première escale de Claude Monet à Monaco et sur la Riviera, où le chef de file de l'impressionnisme va découvrir, alors qu'il est à mi-chemin de sa longue vie, des paysages et une lumière qui constitueront un point tournant dans son oeuvre et dans sa carrière.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.