L'actualité nous convoque sans cesse autour de cette question : a-t-on encore la possibilité de rêver ? Rêve de la nuit, rêve éveillé, rêverie, espoir, cauchemar... Nos enfants et nos adolescents rêvent-ils ? Si oui, à quoi ? Si non, pourquoi ? Que nous apprennent les récentes avancées dans le champ des neurosciences, en psychologie et en psychanalyse ? Les auteurs de ce numéro donnent place à ce matériau précieux en interrogeant son potentiel thérapeutique et ses impasses. En classe, en famille et en consultation, quel est le pouvoir des rêves intimes et collectifs ? Et que se passe-t-il lorsque le rêve tourne au cauchemar ou qu'il vient à manquer ? Les parcours difficiles, le handicap, le trauma, l'exil, l'urgence écologique entament-ils cette capacité ? Les groupes de pairs, les professionnels et la culture pourraient-ils relancer la machine à rêver ?
Résumé : Pour atteindre une durabilité, la ville ne peut pas se contenter de l'urbanisme actuel. Il lui faut intégrer plus fondamentalement la biodiversité et les services écologiques qu'elle fournit. Il y va des régulations thermiques, des limitations de pollutions... mais aussi des ambiances et qualité de cadre de vie. Seule une reconsidération de la place et de la qualité de la nature en ville peut rendre acceptable les densifications et les suppressions de voiture en ville. " La biodiversité ne doit pas être seulement un accessoire indispensable à l'urbanisme, comme l'éclairage public par exemple, mais un véritable élément de planification au même titre que la mobilité ! "
Quelles représentations l'enfant a-t-il de sa (ses) maisons ? Si la maison renvoie au concept de famille, les nouvelles configurations familiales (familles éclatées, recomposées, monoparentales...) les ont-elles modifiées ? Qu'en est-il pour les enfants qui vivent au quotidien hors de leur famille (séjours avec hébergement temporaire ou à moyen ou long terme). Idéalisation, chaos, envie de refuge ou de fuite : quelles perceptions en ont les enfants ? De plus en plus de professionnels (travailleurs sociaux éducatifs, psy, scolaire, judiciaire...) interviennent au domicile. Quels sont les bénéfices pour l'enfant de ce choix d'accompagnement ou de prise en charge ? Par ailleurs, le terme de " maison " qualifie aujourd'hui divers lieux d'accueil (Maison Verte/ouverte, transculturelle, Maison des adolescents, des parents... ? Quelles significations en émergent ?
L'état de l'art de la recherche et un livre de référence sur la recherche en management du tourisme. L'extraordinaire développement du tourisme, qui représente plus de 7 % du PIB français, appelle une réflexion sur ses spécificités managériales, ainsi que sur les concepts, théories, modèles et méthodologies qui permettent de l'analyser. C'est l'objectif de cet ouvrage. Qu'est-ce qu'un touriste ? Qu'est-ce qu'une destination touristique ? Quelles sont les spécificités managériales de ces entreprises de services ? Quels défis majeurs attendent les entreprises du tourisme et les destinations touristiques alors que se déroule sous nos yeux une véritable révolution touristique ? Cet ouvrage constitue le premier état de l'art en langue française de la recherche en management du tourisme. A l'initiative de l'AFMAT (Association Francophone de Management du Tourisme), 28 chercheurs francophones proposent des contributions permettant d'introduire et de discuter les concepts, de proposer des méthodologies, d'approfondir les enjeux pour les entreprises comme pour les destinations touristiques. Cet ouvrage constitue ainsi une référence pour tous les étudiants en master et en doctorat, les chercheurs, les consultants et les experts en management du tourisme.
Résumé : Il y a plus de quarante ans, la question de l'environnement et du développement durable a fait irruption dans le débat public. Si la prise de conscience est aujourd'hui générale ou presque, l'action est loin de l'être. Est-ce à dire que les solutions proposées ne sont pas les bonnes ? Que les décideurs politiques ne sont pas à la hauteur ? Que les citoyens ne sont pas prêts à modifier leurs comportements ? Que les entreprises n'y voient qu'un argument marketing ? Echanges de vues entre un décideur politique local et un sociologue spécialiste du sujet.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.