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Empan N° 126, juin 2022 : Fractures et mutations sociétales. Modernité de l'oeuvre de Maurice Capul
Puyuelo Rémy ; Sanchou Paule
ERES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782749274294
Ce numéro, arrêt sur image, constitue un instant pour se poser et penser, se situant entre passé et futur. La pandémie, que nous continuons à traverser, suspend le temps en un présent sans fin. L'écriture en ces temps incertains nous permet de faire témoignage avant de pouvoir faire histoire, plus tard, conditions à toute pensée individuelle, groupale et institutionnelle. Cette écriture débute avec la disparition d'un homme, Maurice Capul (1926-2020), qui nous a accompagnés pendant de nombreuses années, éducateur, formateur, psychologue, historien de l'éducation spécialisée. La revue Empan a été notre chemin commun depuis sa fondation, en 1990. A partir de textes de M. Capul publiés dans Empan entre 1990 et 2015, une vingtaine d'auteurs tentent d'éclairer les mouvements à l'oeuvre dans le secteur social et médico-social. Cette démarche permet de témoigner de ses évolutions, de sa légitimité.
Cet ouvrage, élaboré par la revue Empan à l'occasion de son dixième anniversaire, se propose de relire le passé en le reliant à aujourd'hui pour dégager des questions pour demain. Plus témoignage qu'?uvre historique, moins présence du passé que présent du passé, il livre un panorama des pratiques professionnelles et des mouvements de pensée qui ont traversé l'éducation, la santé, le social, ces dernières années. Le PACS, la parité, l'IVG à douze semaines, l'arrêt Perruche, les nouvelles donnes familiales, l'adoption et l'homoparentalité, le chômage, les trente-cinq heures, le choix du patronyme, l'Europe, Internet, la mondialisation, les violences... Comment les travailleurs sociaux, de la santé et de l'éducation, vont-ils tenir compte, digérer ces mouvements de pensée qui se traduisent par des actes posés, mais aussi être à l'avant-garde, révélateurs et agents de subversion et de propositions pour le futur ? Qu'en est-il du changement ? Son acceptation ne signifie pas l'oubli du passé. La cohésion sociale est un des problèmes que la mutation a révélés. On s'inquiète des inégalités constatées. La lutte contre l'exclusion devient un impératif politique. Mais comment mesurer l'ampleur d'une fracture sociale ? Cela conduit à un mouvement de fond : l'entrée en politique de l'action sociale. Entre la gestion des relations avec les citoyens déniés et l'utopie de révolutionner la société à partir des relations privilégiées qu'elle entretient avec ses marges, l'action sociale ne peut désormais se concevoir que dans sa volonté politique de faire société. Voici donc un outil à penser et à agir le futur en prenant " la mesure de l'humain ". Il est ici question d'un militantisme éclairé. Une utopie utile !
Puyuelo Rémy ; Zaouche Gaudron Chantal ; John Cath
L'univers des bébés fascine et émerveille. Les nouveau-nés engendrent, la plupart du temps, chez chacun d'entre nous, de l'empathie, des sourires, de la bienveillance, un étonnement sans cesse renouvelé devant tant de fragilités et tant d'habiletés émergentes dès les premiers instants de vie. Leur développement psychique, affectif, cognitif et neurologique est aussi étroitement lié à la qualité de l'ensemble des soins quotidiens (nourriciers, affectifs, corporels) qui leur sont prodigués par leurs parents, des professionnels, ou des substituts parentaux. Aussi, parfois, nous devons accompagner, soigner des bébés en souffrance, ou en risque de le devenir, en raison des précarités sociales et psychiques, de fonctionnements parentaux inadéquats, de leur prématurité ou d'autres facteurs de vulnérabilité somato-psychique. La fragilité des bébés sera analysée ici dans une approche interdisciplinaire de même que le seront les facteurs aggravant cette vulnérabilité.
Les contraintes sont toujours censées venir d'ailleurs : des autres, d'Amérique du Nord, de l'industrie... Elles brutalisent les aidants et les aidés, les travailleurs sociaux et les " travaillés " par le social... Qu'en est-il du " sujet " qui perd sa souveraineté aujourd'hui, qu'il soit dans un Foyer, en prison, à l'école, à l'hôpital, au pôle Emploi, ou devenu une ombre silencieuse dans les rues ? Pris dans la tourmente d'une activité professionnelle dite " contrainte " par des réalités institutionnelles nouvelles, les acteurs d'aujourd'hui sont soumis à des injonctions paradoxales répétées : principe de précaution et obligation de prendre des risques par exemple. Les " demandes " évoluent, réponses rapides et résultats exigés. La technologie confondue avec la science incite à demander la maîtrise de la maladie, la mort, la sècheresse, les inondations, le chaud, le froid, l'angoisse... La rationalité des contraintes et des mesures rassure certains, tandis que d'autres défendent le " tout subjectif " sans mesure et sans compte-rendu. Le social est-il encore un travail ? Y a-t-il encore des travailleurs sociaux ? Ce numéro rassemblera témoignages et approches de ces réalités par ceux qui les vivent et ceux qui essayent de les penser.
Résumé : La psychanalyse de l'enfant n'est pas à défendre. Elle existe. Sa mise en théorie a échoué de par son histoire depuis S. Freud qui n'en a jamais endossé la paternité. L'Etre-Enfant, ni adulte en puissance, ni en miniature, a droit à une enfance. Cet étranger absolu pour tout adulte est à reconnaître narcissiquement comme tel, en tant que préalable incontournable à la conflictualité ?dipienne. L'auteur, reconnaissant l'Hilflosigkeit, l'immaturité devenue créatrice de l'enfant et de l'adolescent, ainsi que les mouvements de latence, développe dans le face à face avec l'enfant le jeu continu entre l'hallucinatoire, la sensori-motricité et la représentation, dans l'espace temps de la séance. De cette co-production psychique dépendra la croissance psychique des deux partenaires aux prises avec les limites que leur imposent leur peur et leur plaisir de penser. Les aménagements du cadre ont pour objectif la prise en compte des figures allant de la douleur à la souffrance psychique lorsque les carences et les blessures narcissiques sont prévalantes. Ils s'inscrivent dans le déroulement temporel de la cure, avec ses ruptures, ses arrêts, ses reprises et la mise en tension du sentiment continu d'existence du psychanalyste en écho avec celui défaillant de l'enfant qui grandit. Jusqu'où peut-on aménager le cadre de la cure ? Comment évaluer la contre-indication d'une cure analytique en engageant, néanmoins, la pensée analytique dans les différents dispositifs de soins au sein d'une démarche pluridisciplinaire ? Voilà les questions auxquelles cet ouvrage s'emploie à répondre.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.