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Cosmopolitiques N° 17 : L'eau : un bien commun à composer
Gramaglia Christelle ; Schneider Daniel W. ; Allou
APOGEE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782843983054
La fluidité de l'eau, sa transparence et sa faible saveur immédiate nous ont longtemps laissé croire qu'elle était une ressource parmi d'autres. Il a fallu attendre que ses qualités soient altérées pour qu'on mesure son importance. Et contre les " marchands irresponsables ", il serait aisé de rappeler son statut de " bien commun ". Pourtant, nous devons désormais apprendre à le recomposer, car il n'a rien de naturel. Pas de retour en arrière, impossible, ni de solution miracle proposée par les commissions d'experts ou les programmes de partis, qui oublient que c'est la méthode de composition qui compte. Faire de la politique, c'est bien composer un monde commun et le faire avec le public concerné. Tous les articles présentés ici montrent bien comment les connaissances construites selon les procédures les plus rigoureuses, celles de la science, gagnent en prise sur le monde dès lors qu'elles sont constituées par les collectifs qui sont déjà partie prenante du problème. C'est de l'expérience d'un collectif hétérogène que peuvent naître les reformulations des problèmes. Après avoir fait la place qui convient à l'article magistral de D. Schneider sur Forbes, ce fondateur de l'écologie (" le lac comme microcosme "), l'ouvrage parcourt une partie du champ de l'eau politique, depuis les plus militantes (l'entretien de Delcasso qui revient sur sa trajectoire) jusqu'aux plus gestionnaires et techniques (Lupton et Bauby, Riaux et Richard), des Etats-Unis au Chili (Pflieger) en passant par la Suisse (November, Penalas & Viot), l'Allemagne (Kropp) et diverses régions françaises (Allouche et Gaudin). Les techniques, les procédures citoyennes, les traditions, les affects aussi bien que les modèles financiers constituent les ingrédients de cette eau recomposée. Nous pratiquons désormais des " cosmopolitiques " parce que les liens qui nous attachent à nos mondes ne sont pas à trancher mais à rediscuter, parce que la complexité est la base même de toute l'écologie, parce que l'incertitude de notre temps rend caduques ou ridicules les prétentions dogmatiques ou technocratiques. Ces " Cahiers théoriques pour l'écologie politique " se veulent une contribution régulière pour penser l'activité politique des acteurs qui font tenir ces collectifs incertains, qui cherchent à recomposer des espaces de pouvoir ouverts.
Comment le management et la communication appréhendent-ils les profondes mutations sociales, économiques, technologiques, fonctionnelles et culturelles qui affectent les activités humaines et les structures qui les abritent ? Quels savoirs et quelles compétences mobilisent-ils face à ces changements ? Font-ils l'objet d'échanges, d'emprunts, de réinterprétations ? Témoignent-ils de convergences ou de contradictions ? Comment sont mises en récit leurs éventuelles rencontres et pour quels effets individuels et collectifs ?
Les espaces littoraux méditerranéens situés entre le grand Rhône et l'étang de Berre ont, au cours des trois derniers siècles, fait l'objet de projets d'industrialisation successifs qui frappent par leur démesure. C'est plus particulièrement le cas des travaux engagés à la fin des années 1960. Le golfe de Fos a été dédié à la pétrochimie, la métallurgie, au traitement des déchets et plus récemment, au fret et à la logistique. L'étang de Berre, déjà considérablement affecté par des pollutions aux hydrocarbures, a été sacrifié sur l'autel de l'économie pétrolière et de la production hydroélectrique. Les effets environnementaux et sanitaires ont été immédiats, provoquant la mobilisation de riverains bien décidés à obtenir de l'Etat qu'il les protège. Ce numéro spécial prend appui sur des travaux interdisciplinaires engagés depuis plusieurs années pour mettre en lumière les vulnérabilités d'un des principaux espaces productifs français. Ne se contentant pas de documenter la catastrophe chronique qui s'y joue, il souligne certaines des forces de ce territoire qui pourraient nous inspirer pour habiter plus précautionneusement l'anthropocène.
Résumé : "Soyez mobiles ! ", c'est l'idéologie de notre temps mais elle est, de toute part, assaillie de contradictions. Oui, la mobilité est une conquête de la démocratie et elle ouvre encore les horizons de la découverte. Mais elle épuise les citadins comme les ruraux et rompt les liens entre ceux qui sautent d'une ville à l'autre et ceux qui sont prisonniers de leur quartier ou de leur commune. C'est à présent aux citoyens de se saisir de ces questions dans l'arène du débat politique.
Dans notre société postmoderne, l'idéologie du progrès décline. Notre époque a perdu confiance en l'avenir et sent son destin lui échapper. La crise paraît interminable. Comment sortir de cette dépression collective ? Historiens et sociologues s'accordent sur le diagnostic : l'accélération de l'histoire ne permet plus de s'appuyer sur la tradition pour configurer le futur. Mais les avis divergent sur le remède à prescrire. Faut-il forger un homme nouveau capable de s'adapter aux évolutions de son environnement ? Il s'agirait d'utiliser les nouvelles technologies pour améliorer nos capacités physiques et intellectuelles. Cette utopie transhumaniste inquiète pourtant ceux qui dénoncent la fabrication d'un individu soumis à la logique économique. Doit-on, au contraire, revenir à des rythmes de vie plus naturels ? Pour éviter la catastrophe, il faudrait donc s'opposer au productivisme au nom du principe de précaution. Seulement, les prophètes de malheur sont souvent accusés de propager une idéologie rétrograde qui immobilise la société. Jamais autant d'instruments scientifiques n'ont été réunis pour scruter l'avenir. Or, il semble de plus en plus opaque. Pourrons-nous résoudre ce paradoxe afin de retrouver la maîtrise de notre devenir individuel et collectif ?
Le renouveau de la culture brassicole La bière est l'une des boissons la plus consommée et paradoxalement la moins connue. Le malt, le houblon sont longtemps restés mystérieux aux yeux des consommateurs. L'apparition de la bière artisanale, mouvement venu d'Amérique, a considé-rablement changé ce regard. Le nombre de brasseries françaises est passé de 400 à 1400 en une dizaine d'année. Un succès économique du " small is beautiful " promis à un bel avenir. La révolution brassicole en cours repose sur une montée en qualité du pro-duit, des goûts plus riches et nouveaux. Car au-delà du nombre de brasse-ries, l'enthousiasme tient à l'apparition d'une diversité dans les styles de bière. Les India Pale ale, Porter, Imperial stout surprennent et racontent de nouvelles histoire de bulles et de houblon. Et la diversité, la montée en quali-tés, valent à la bière d'intéresser la sommellerie et de prendre place sur les plus belles tables. Ce nouveau chapitre de l'histoire de la bière nous parle de saveurs, d'éco-nomie et de relations humaines.
Résumé : "Quand j'ai publié El-kous, je promettais d'écrire ultérieurement un autre livre où "je raconterais mon père et moi". Mon père, Etienne Ferry, n'est plus là, maintenant que je tiens ma promesse. El-Kous était en Algérie un domaine viticole où il exerçait le triple métier de mécanicien, d'électricien et de caviste. Il était un bel et très bon ouvrier manuel, mais de temps à autre déplorait de n'avoir pas fait d'études pour être un ingénieur, et nous rappelait combien à l'école primaire il aimait faire des rédactions. Au soir de sa vie il rédigea ses "mémoires". C'est dans cet écrit que j'ai puisé pour composer notre face-à-face d'outre sa tombe et restaurer notre passé familial. Ainsi défilent dans ce diptyque des images de mort liées aux atrocités de la guerre d'Indépendance ou à la cruauté du destin individuel (la mort de ma mère, celle de mon frère puîné, et celle d'Etienne), mais aussi des figures d'amour nées de l'expérience, de la culture ou de la fantasmagorie, telle Suzanne la belle Maltaise dont ma grand-mère couturière prenait les mesures sous mes yeux enfantins, ou la stellaire Gina Lollobrigida qui projetait sa vénusté au cinéma comme sur les écrans de mes rêveries exubérantes. Etienne en Algérie, Le fils d'Etienne en littérature : le père mort et le fils encore là s'embrassent dans ces pages, en croisant leurs mots, leurs rédactions et les mailles de leur mémoire."