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Léon Werth. Le Promeneur d'art
Cazé Sophie ; Dagen Philippe ; Heuré Gilles
VIVIANE HAMY
40,00 €
Épuisé
EAN :9782878583489
Ecrivain, journaliste et essayiste, grand observateur de l?histoire en train de s?écrire, des moeurs et de la société, critique parfois sarcastique, impertinent, visionnaire, anticonformiste, antimilitariste, indépendant, humaniste, peu bavard... Léon Werth est un témoin fondamental de la première moitié du XXe siècle. Très jeune, il côtoie et se lie d?amitié durable avec quelques-uns de ses illustrescontemporains tels Octave Mirbeau, Francis Jourdain, Paul Signac, Charles-Louis Philippe, Lucien Febvre, Marguerite Audoux, Georges Duhamel, Charles Vildrac, Pierre Bonnard, Colette et tant d?autres... En 1931, il rencontre Antoine de Saint-Exupéry. C?est la naissance d?une très grande amitié qui durera jusqu?au décès en 1944 de l?auteur du Petit Prince (dont Werth est le dédicataire) et de La Lettre à un otage (publiés en 1943 aux Etats-Unis). Si La Maison blanche manque le Prix Goncourt de peu, en 1913, ses autres romans (Clavel soldat, Clavel chez les Majors, Caserne 1900) ou ses récits (Cochinchine, Impressions d?audience, le Procès Pétain, 33 jours) dénoncent la bêtise en tous lieux: celle de la guerre, ou celle du colon. Déposition, 1940-1944, journal qu?il tint pendant la Deuxième Guerre mondiale alors qu?il s?était retiré dans sa maison du Jura pour cause de judéité, est un document fondamental sur la période trouble de l?Occupation. Les historiens, depuis Lucien Febvre jusque Jean-Pierre Azéma, en passant par Michel Winock ou Mona Ozouf, louentl?acuité de ce témoignage, son intelligence, et l?importance pour tous ceux qui s?intéressent à cette période de l?histoire française. Dès 1912, Léon Werth affirme ses prises de position en matière d?art, dans Les Cahiers d?aujourd?hui puis dans Monde. Il bataille de manière incessante contre le conformisme pour défendre ses amis peintres: Albert Marquet, Maurice de Vlaminck, Paul Signac, Claude Monet, Auguste Renoir, Philippe Valloton et quelques artistes alors peu reconnus comme Cézanne, par exemple. Son premier essai, paru en 1909, est consacré à Puvis de Chavannes. Suivront des ouvrages sur Monet, Ker-Xavier Roussel, Pierre Bonnard... Léon Werth refusera toujours le terme de critique d?art; il lui est impossible d?emprisonner sa liberté d?écrire dans un genre déterminé, ses rapports à l?art ne furent jamais ceux d?un professeur, ou d?un professionnel del?art, mais ceux d?un homme cultivé fréquentant les artistes et les galeries, chroniquant lesexpositions en restituant une émotion. Alors qu?il s?interroge sur la vulgarisation de l?art, il se révèle un pamphlétaire réputé, un écrivain intransigeant sur la véracité des faits. Ses écrits sont redoutés, tant par un sens de la formule, claire, incisive, que pour une rectitude morale qui n?a que faire des circonstances ou des hommes. De plus, Léon Werth ne se satisfera jamais de l?unanimisme, qu?il prenne la forme d?une censure d?Etat ou d?une louange, ou encore d?une méconnaissance des civilisations extra-européennes, il poursuit sa Révolution, contre l?Académisme, tous les académismes, et peut-être tous les « ismes ».
Résumé : De 1983 à 1991, travaillant pour la direction nationale du Renseignement et des enquêtes douanières de Lyon (DNRED), Jean-Pierre Cazé s'est infiltré sous couverture au sein des plus grands réseaux internationaux de trafic de drogue. Appliquant les méthodes de services secrets comme le FBI américain, jusqu'ici inconnues en France, il a remonté avec ses équipes la filière des trafiquants, notamment au Maroc. Nous le suivons dans ses man?uvres d'approche, découvrons avec lui le fonctionnement très sophistiqué des transferts clandestins par bateau ou par la route (les fameux go fast), les protections haut placées de ces réseaux... jusqu'au sein de la famille royale marocaine. Chaque nouvelle mission est plus dangereuse que la précédente. Les douaniers infiltrés n'ont pas droit à l'erreur : au moindre doute sur leur identité réelle, ils peuvent être abattus. La méthode d'infiltration pose aussi des problèmes inédits : pour démanteler un réseau, il faut arrêter tout le monde en flagrant délit. Que faire lorsque, pour tester la fiabilité de l'infiltré, on lui demande avant toute transaction de goûter lui-même à la drogue ou d'en vendre lui-même une petite quantité ? Accepter, c'est se mettre hors la loi, refuser c'est prendre le risque d'être tué. Pourtant, à force d'astuce et de sang-froid, les résultats s'accumulent, impressionnants. Et ils ne sont pas du goût de tout le monde. En 1991, les hommes de Jean-Pierre Cazé sont arrêtés par la police lyonnaise, mis en examen pour trafic illicite. Ce nouvel épisode de la guerre des polices (dans lequel s'illustre un certain commissaire Neyret, aujourd'hui sous les projecteurs) va mettre un coup d'arrêt à l'activité peu orthodoxe de l'équipe. Après trois ans d'instruction, Jean-Pierre Cazé bénéficie pourtant d'un non-lieu. Et la loi est adaptée pour tenir compte des contraintes de l'infiltration.
Comment oublier l?Aronde, véritable succès de la firme à l?hirondelle, mais aussi jalon incontournable de l?histoire automobile française? Pendant des décennies, cette pétillante auto a sillonné les routes du monde, parsemant le paysage de variantes aux couleurs vives et souvent originales! La mémoire collective conserve encore de ses multiples déclinaisons les noms enchanteurs tels Etoile, Elysée, Grand Large, Océane ou Châtelaine? Des premiers propriétaires jusqu?aux jeunes générations, chacun retrouvera au fil des pages avec joie ou nostalgie ce modèle atypique, séduisant mais terriblement attachant!
Présentées en 1963, les 1300-1500 apparaissent chez Simca à une époque clé de son histoire. Dernières créations réalisées sous l'autorité de l'emblématique Henri-Théodore Pigozzi, ces autos ont la lourde tâche de succéder aux Aronde et Ariane, dans un contexte économique en pleine mutation depuis l'ouverture des frontières. Leur venue s'avère cruciale pour épauler la 1000 et constituer ainsi la nouvelle offre Simca. De conception classique, ces 7-8 CV ravissent immédiatement le public grâce à leur ligne agréable et pure accompagnée de qualités pratiques indéniables. Très vite déclinées en versions Automatique et Break, leur ambition demeure la satisfaction d'une large clientèle, sous l'autorité du constructeur américain Chrysler, toujours plus présent. Restylées en 1301-1501, puis gonflées en versions Spéciales, ces productions s'arment contre une concurrence de plus en plus féroce, tout en suivant les tendances du marché. En fin de carrière et sous l'influence transatlantique, ces Simca se présentent comme de petites américaines à la française. Produites à plus d'un million trois cent mille exemplaires, ces jolies filles de Poissy ont su séduire un large éventail d'utilisateurs, du père de famille au taxi, en passant par le chef d'entreprise, et tous en ont gardé un agréable souvenir. L'histoire du constructeur n'est pas oubliée, pas plus que les anecdotes savoureuses, véritables âmes du patrimoine.
Quand les panneaux accélèrent le changement. 12 façons de jouer, du brise-glace à l'accompagnement de projets en faisant de nouvelles rencontres, entre amis, en famille, ou seul. Un jeu coopératif accessible et joyeux. 48 cartes et 1 livret de 80 pages.
Yoram Leker est l'un des descendants du "train Kasztner" . Rezso Kasztner, pour certains, c'est l'homme qui a vendu son âme au diable. Pour d'autres, c'est un héros : ils ne lui doivent rien de moins que la vie. L'Ame au diable prend comme fil rouge l'affaire Kasztner, du nom de celui qui parvient à sauver 1684 juifs quand les déportations commencèrent en 1944 en Hongrie et qui fut condamné plus tard en Israël pour l'avoir fait. Avec humour et truculence, le narrateur déroule une saga familiale foisonnante sur plusieurs générations. Qu'il s'agisse de sa mère, l'exubérante Csillu, rescapée de Bergen-Belsen, ou de Tamàs, le cousin "à la mode de Kolozsvar" , éternel optimiste devant l'inéluctable, les personnages de Yoram Leker symbolisent la vie dans toute ce qu'elle a de tragique et de merveilleux, à la manière des grands contes yiddish.
Résumé : "Pas d'erreur, cette fille était de la race des vaincus. Elle ne tenterait rien. En bonne intello, elle se contenterait d'analyser. Et tu en arriveras à la conclusion que mon père n'a aucune raison de te vouloir du mal. Une déduction erronée. Le souci avec lui, c'est qu'il n'a jamais été maître des émotions étranges qui chevauchent dans les méandres de son esprit. Il est comme un demi-dieu, capable du pire comme du meilleur. Un être absurde et merveilleux, dépourvu d'empathie, sans peur, susceptible de se lancer dans des actions inutiles et sacrément périlleuses pour lui et son entourage. ? " Après avoir fréquenté Les Infidèles et fait une escale au Japon avec Kabukicho, Dominique Sylvain nous emporte une fois encore dans son univers dangereusement onirique et sensuel. Nouvelles technologies et Bitcoins lui offrent mille et une manières de tordre le cou aux codes du roman policier. Une femme de rêve brouille les pistes : au lieu de traquer le coupable, n'est-il pas plus séduisant de rechercher qui est la victime ? "? Quelque part c'est insensé, mais ça me plaît ainsi. " Dominique Sylvain
Résumé : "La déception et la surprise s'étaient évanouies du visage de Mme Vizy. Quelque chose d'agréable pointait, qui l'adoucissait. Elle continuait à examiner Anna, la bonne. Celle-ci n'avait même pas l'air d'une paysanne. Elle n'était pas aussi lourdaude, aussi joufflue qu'Orszi Varga. Elle était plutôt frêle, élancée, le visage ovale, l'ossature fine, bien proportionnée. Elle portait une petite robe fraîche à carreaux sous laquelle reposaient moelleusement, inconscientes, les deux petites balles en caoutchouc de sa poitrine d'enfant. Dans tout son être il y avait quelque chose d'inexprimable, quelque chose qui l'attirait, qui la retenait aussi un tantinet, mais qui l'intéressait prodigieusement." Budapest. Juillet 1919. Les "Rouges" de Béla Kun ont perdu. Une ère nouvelle débute pour la bourgeoisie. Seule Mme Vizy, la femme du haut fonctionnaire Kornél Vizy, est obsédée par tout autre chose : Anna, la gouvernante promise par le concierge. Jusqu'au jour où Anna, un couteau de cuisine à la main, commet l'innommable... Depuis leur création, les Editions Viviane Hamy s'intéressent de près à la littérature de l'Est. Pour célébrer leurs trente ans, elles vous proposent de lire et de relire l'oeuvre immense de Dezsö Kosztolányi, ? une des plus grandes figures de la littérature hongroise du XXe siècle ?, dont Anna la douce est sa création la plus célèbre.
Résumé : Gina est fille de général. Elle vit à Budapest et connait la vie d'une jeune fille choyée qui a toute liberté pour se divertir et sortir. Lorsque son père l'envoie à Árkod, au Nord-Est de la Hongrie, dans un pensionnat de filles très strict, elle est désespérée. A son arrivée, on lui enlève toutes ses affaires personnelles et on lui interdit de communiquer librement avec ses proches. Peu à peu, elle est initiée aux étranges traditions entretenues par les pensionnaires, comme celle de confier ses soucis à une statue représentant une femme que toutes appelle Abigaël. Mais Gina se rebelle et révèle aux adultes un de ces secrets bien gardés. Elle devient alors la bête noire des pensionnaires qui l'exclut sans pitié. Mais Gina n'a d'autre choix que de s'intégrer? Elle décide alors de demander de l'aide à Abigaël. Mais qui peut bien se cacher derrière ce (ou cette) mystérieux ami(e) qui leur veut du bien ? Gina parviendra-t-elle a quitté cet endroit et cette ville qu?elle déteste ? Une chose est sûre, cette expérience bouleversera sa vie à jamais.
Qu'avaient vu, jusqu'en 1900, ceux dont les réflexions sur l'art demeurent pour nous révélatrices ou significatives, et dont nous supposons qu'ils parlent des mêmes oeuvres que nous [...] ? Deux ou trois grands musées, et les photos, gravures ou copies d'une faible partie des chefs-d'oeuvre de l'Europe. [...] Aujourd'hui, un étudiant dispose de la reproduction en couleurs de la plupart des oeuvres magistrales, découvre nombre de peintures secondaires, les arts archaïques, les sculptures indienne, chinoise, japonaise et précolombienne des hautes époques, une partie de l'art byzantin, les fresques romanes, les arts sauvages et populaires. [...] nous disposons de plus d'oeuvres significatives, pour suppléer aux défaillances de notre mémoire, que n'en pourrait contenir le plus grand musée. Car un Musée Imaginaire s'est ouvert, qui va pousser à l'extrême l'incomplète confrontation imposée par les vrais musées : répondant à l'appel de ceux-ci, les arts plastiques ont inventé leur imprimerie."
Résumé : Les fondamentaux de la création graphique - points, lignes, formes, lumière, couleurs, équilibre, contraste, proportions... - constituent les outils du concepteur grâce auxquels toute oeuvre graphique existe et trouve sa signification. A la fois recueil d'idées et livre didactique, cet ouvrage s'adresse à tous les professionnels et étudiants du graphisme, mais aussi des métiers de la communication et de la création (architectes, marketeurs, éditeurs...). Il présente les 26 principes fondamentaux de la création graphique : ce qu'ils sont, pourquoi ils sont importants et comment les employer efficacement. De nombreuses réalisations, choisies à travers le monde et analysées avec soin, ainsi que le portrait d'un créateur qui a marqué l'histoire du graphisme, illustrent chaque chapitre. Un glossaire conclut l'ouvrage. Cette nouvelle édition renouvelle une partie des exemples.
Résumé : Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'Europe est le théâtre de rivalités politiques et artistiques entre les grandes dynasties que sont les Bourbons et les Habsbourg. Le mécénat d'art, ecclésiastique et royal, a fortement contribué, à cette période, au fleurissement culturel européen. Dans une langue limpide et savoureuse, Marc Fumaroli, historien littéraire et historien de l'art, laisse transparaître dans cet ouvrage toute sa passion et son enthousiasme pour les arts européens de cette époque. Il y fait valoir le rôle des académies royales, des artistes et de la peinture dans la diplomatie européenne, évoquant tour à tour certains des personnages les plus célèbres qui ont jalonné le Grand Siècle et le Siècle des Lumières : Louis XIV, Poussin, Velázquez, Richelieu, Rubens, Fragonard... Du baroque au néoclassicisme, ce recueil de textes richement illustrés et soigneusement sélectionnés par l'auteur rappelle l'extrême profusion artistique à laquelle l'Ancien Régime donna lieu.
Au point de départ le masque. Mais qu'est-ce au juste un masque pour les anciens grecs? Pour nommer le masque la langue grecque utilise le mot prosopo, qui est, aussi et surtout, le nom du visage. Helléniste, ancienne sous-directrice au Collège de France, Françoise Frontisi-Ducroux affirme que « ce qui vaut pour le visage de chair vaut aussi pour le masque artificiel ». Masque scénique, rituel ou cultuel (figurant une divinité), les pensées et les émotions s'y lisent à fleur de peau. C'est avec le masque que se façonne la personnalité du citoyen, en tête à tête avec des doubles de lui-même, ou avec des figures de l'autre. Du masque au visage ? Aspect de l'identité en Grèce ancienne est un essai incontournable enfin réédité.