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Catching up with America. Productivity missions and the Diffusion of American Economic and Technolog
Barjot Dominique
SUP
15,00 €
Épuisé
EAN :9782840502401
Issue de la conférence de Caen de septembre 1997, préparatoire au Congrès international d'Histoire économique de Madrid (août 1998), l'ouvrage propose, pour la première fois, une synthèse sur les missions de productivité organisées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en vue d'étudier sur place les techniques de production et de management expliquant la supériorité américaine. Réunissant des chercheurs originaires de très nombreux pays (Allemagne, Canada, Danemark, États-Unis, France, Italie, Japon, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suisse), l'ouvrage aborde successivement quatre thèmes. Le premier concerne le rôle des États-Unis et leur activité internationale. Se trouve ainsi posée la question : les missions de productivité ont-elles constitué des outils de modernisation ou des instruments de domination ? La deuxième partie aborde trois expériences nationales : Royaume-Uni, France et Japon. La troisième s'intéresse à diverses branches : sidérurgie, électrotechnique, pétrochimie et industrie des pneumatiques. Quant à la dernière, elle cherche à mesurer l'impact des missions. En définitive, la distinction s'impose entre rhétorique de la productivité et réalisations effectives, les missions participant d'un processus d'américanisation dans lequel réside l'une des clefs des miracles économiques de l'après-Seconde Guerre mondiale.
Le débat récurrent autour des trente-cinq heures, le problème toujours d'actualité des délocalisations industrielles traduisent l'importance que revêt aujourd'hui la question du travail pour les sociétés humaines. Sans perdre de sa dimension de lutte quotidienne de l'homme pour échapper à l'esclavage de la nature, le travail a connu en effet des mutations profondes à la fois dans le temps et dans l'espace. Sous l'effet de l'industrialisation, les qualifications ont évolué ; la rationalisation a progressé (introduction du chronométrage, taylorisme, fordisme, système Bedaux), le salaire a été redéfini et la jurisprudence a modifié la lecture du droit du travail. Objet de représentations multiformes, le travail est aussi l'enjeu des stratégies d'acteurs : les entreprises sont ainsi passées du paternalisme à la promotion de la culture d'entreprises. Certaines ont même repensé l'espace afin de créer une nouvelle harmonie entre travail et capital. Sont concernées les PME, mais aussi le secteur public et parapublic. Ces représentations et ces stratégies se sont particulièrement focalisées autour de questions comme les conventions collectives ou le modèle américain de productivité. Il existe une grande diversité de situations selon les secteurs, les entreprises et les métiers. Sur les chantiers, la mobilisation d'effectifs nombreux et la difficulté technique des réalisations ont conduit à des risques élevés d'accidents du travail. Le savoir-faire ouvrier a permis aussi un fonctionnement satisfaisant des services publics et la recherche de l'excellence dans le travail. Mais le progrès des techniques a provoqué aussi des mutations douloureuses. Même dans les services, la professionnalisation s'est affirmée : ainsi dans les Caisses d'Epargne ou à la Poste, autour de la figure emblématique du facteur rural.
Américanisation... un mot entré de plus en plus dans le langage courant : il exprime cependant des réalités fort diverses. Au sens large, il traduit une réalité culturelle profonde, celle de la généralisation d'un mode de vie, d'une civilisation née outre-atlantique par fusion d'apports multiples venus pour l'essentiel d'Europe. Cette américanisation résulte d'un transfert vers l'Europe occidentale des méthodes de production, des modèles de consommation, du mode de vie, des pratiques socioculturelles ou des cadres de pensée nés ou adoptés originellement aux États-Unis. Notamment parce qu'il n'a pas de concurrent à l'échelle globale, le modèle de modernisation américain s'est progressivement imposé en Europe, malgré de notables résistances, comme le prélude à la modernité conquérante. À cet égard, aujourd'hui l'Europe devient " génératrice d'américanité ". Issus d'une université d'été européenne tenue à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), les travaux rassemblés dans cet ouvrage livrent un aperçu des apports les plus récents de la recherche. La perspective adoptée est celle de la longue durée, à l'échelle du XXe siècle européen, mais aussi de la confrontation du mythe et de la réalité. Dans une première partie est évoqué le projet de l'Amérique. Passés selon les uns de l'isolationnisme au néo-impérialisme, les États-Unis sont à l'origine d'une certaine vision de l'Europe, mais aussi d'un vaste mouvement d'apprentissage des techniques et du management américain. La seconde partie de l'ouvrage évoque la question des relations entre l'Europe et l'Amérique. L'américanisation de l'Europe, dans ses diverses formes, a sans doute été accélérée par l'antagonisme Est-Ouest. En outre, l'américanisation ne s'est pas limitée à l'Europe des Six, comme le montre le cas de l'Espagne. Elle a pris des formes très diverses : politique autour du thème de la fédération, financière dans le cas de la City de Londres, militaire dans le cas de l'industrie française d'armement. L'américanisation a été économique et technologique, comme le montre la troisième partie de l'ouvrage. Visible au Maroc, elle a y été apprivoisée, de même que dans l'industrie pharmaceutique française. Elle s'est heurtée à des résistances comme le montre l'exemple de l'informatique en France. Enfin elle obéit à des processus complexes mettant en jeu de nombreux acteurs. En définitive, plutôt qu'une américanisation, il y a eu des américanisations. À cet égard, le livre constitue une contribution importante à l'une des problématiques essentielles du XXe siècle.
Fondée en 1718 dans un méandre du Mississipi par l'explorateur Jean-Baptiste Le Moyne et ainsi nommée en l'honneur du régent Philippe, duc d'Orléans, vendue en 1803 aux Etats-Unis par Napoléon, La Nouvelle-Orléans a maintenu avec la France un lien particulier. La ville du " carré français ", florissant port de commerce aux moeurs réputées libres, demeure tout au long du XIXe siècle, pour les Français, une porte d'entrée en Amérique. Et dans les années 1970 encore, quelque 10% des habitants de la ville ont le français comme langue maternelle. A l'occasion du tricentenaire de la ville, un vaste panorama de l'histoire de la Nouvelle-Orléans au travers de quatre thèmes principaux : l'approche historique, comprenant notamment l'exploitation en commun des archives, les échanges culturels, l'approche économique, et enfin l'approche politique de l'avenir incluant les questions de gouvernance et de résilience.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "