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Le travail à l'époque contemporaine
BARJOT DOMINIQUE
CTHS EDITION
24,99 €
Épuisé
EAN :9782735505678
Le débat récurrent autour des trente-cinq heures, le problème toujours d'actualité des délocalisations industrielles traduisent l'importance que revêt aujourd'hui la question du travail pour les sociétés humaines. Sans perdre de sa dimension de lutte quotidienne de l'homme pour échapper à l'esclavage de la nature, le travail a connu en effet des mutations profondes à la fois dans le temps et dans l'espace. Sous l'effet de l'industrialisation, les qualifications ont évolué ; la rationalisation a progressé (introduction du chronométrage, taylorisme, fordisme, système Bedaux), le salaire a été redéfini et la jurisprudence a modifié la lecture du droit du travail. Objet de représentations multiformes, le travail est aussi l'enjeu des stratégies d'acteurs : les entreprises sont ainsi passées du paternalisme à la promotion de la culture d'entreprises. Certaines ont même repensé l'espace afin de créer une nouvelle harmonie entre travail et capital. Sont concernées les PME, mais aussi le secteur public et parapublic. Ces représentations et ces stratégies se sont particulièrement focalisées autour de questions comme les conventions collectives ou le modèle américain de productivité. Il existe une grande diversité de situations selon les secteurs, les entreprises et les métiers. Sur les chantiers, la mobilisation d'effectifs nombreux et la difficulté technique des réalisations ont conduit à des risques élevés d'accidents du travail. Le savoir-faire ouvrier a permis aussi un fonctionnement satisfaisant des services publics et la recherche de l'excellence dans le travail. Mais le progrès des techniques a provoqué aussi des mutations douloureuses. Même dans les services, la professionnalisation s'est affirmée : ainsi dans les Caisses d'Epargne ou à la Poste, autour de la figure emblématique du facteur rural.
La première moitié du XXe siècle a été marquée par deux conflits mondiaux d'une gravité exceptionnelle au point que l'historien G. L. Mosse a pu parler d'un processus de "brutalisation" de la guerre. Celle-ci, à la fois dans ses réalités et ses représentations, s'est accompagnée de mutations sociales d'une ampleur inconnue jusqu'alors: pertes militaires et civiles jamais vues pendant un laps de temps aussi court, utilisation grandissante d'armes de destruction massive, mobilisation quasi totale des économies, déplacements eux aussi massifs de population, déportations, emploi de plus en plus systématique du travail forcé et, par-dessus tout, extermination délibérée de certains peuples - au génocide arménien, dès le premier conflit mondial, a fait suite, à un niveau d'horreur jamais égalé, celui des juifs et des tziganes. À cet égard, il existe un devoir d'histoire, qui, en soi, justifie le choix de la question traitée dans le présent ouvrage. Ce devoir d'histoire a suscité une immense production historiographique dont le livre se fixe pour objectif d'exposer, à propos de chacune des grandes nations concernées (Allemagne, Espagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie-URSS) les grands débats et les conclusions essentielles
Barjot Dominique ; Bellavitis Anna ; Haan Bertrand
Où en est l'historiographie française et francophone, en ces temps de mondialisation accélérée ? La recherche historique française est demeurée féconde dans chacune des quatre grandes périodes de l'histoire, cet ouvrage en donne un aperçu pour chacune d'entre elles. Les échanges et les interactions entre les traditions historiographiques de différents pays sont à l'ordre du jour, mais des spécificités de chacun perdurent. La France a eu et a encore une tradition marquée d'ouverture, qu'il faut pouvoir maintenir dans un contexte de crise globale, présente et future. L'historiographie française et francophone est en plein renouvellement. Des champs nouveaux s'ouvrent à la recherche, qui font largement appel à des approches transversales et pluridisciplinaires, voire transdisciplinaires.
Fondée en 1718 dans un méandre du Mississipi par l'explorateur Jean-Baptiste Le Moyne et ainsi nommée en l'honneur du régent Philippe, duc d'Orléans, vendue en 1803 aux Etats-Unis par Napoléon, La Nouvelle-Orléans a maintenu avec la France un lien particulier. La ville du " carré français ", florissant port de commerce aux moeurs réputées libres, demeure tout au long du XIXe siècle, pour les Français, une porte d'entrée en Amérique. Et dans les années 1970 encore, quelque 10% des habitants de la ville ont le français comme langue maternelle. A l'occasion du tricentenaire de la ville, un vaste panorama de l'histoire de la Nouvelle-Orléans au travers de quatre thèmes principaux : l'approche historique, comprenant notamment l'exploitation en commun des archives, les échanges culturels, l'approche économique, et enfin l'approche politique de l'avenir incluant les questions de gouvernance et de résilience.