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Sylvie Germain
Moris Milène ; Thoizet Evelyne
L'HERNE
39,00 €
Épuisé
EAN :9791031904641
Depuis quarante ans, Sylvie Germain a construit une oeuvre d'une grande originalité qui se démarque tant par la puissance de son imaginaire que par la profondeur de sa réflexion philosophique et spirituelle. Sa vision du monde passé et actuel ainsi que ses préoccupations éthiques rendent sa lecture nécessaire dans un monde troublé. Ce Cahier se veut une mise en perspective qui permet de renouveler l'approche de son oeuvre et d'approfondir l'étude de sa spécificité dans le champ littéraire actuel. Refusant tout dogmatisme, elle décentre, déplace et renverse nos perceptions et nos modes de pensée en questionnant des thèmes universels (le mal, la mémoire, la quête de sens, la folie, ...) et contemporains (violences intra-familiales et incestueuses, traumatismes des guerres, hantise de la disparition, ...). Plus de vingt contributeurs de divers horizons font dialoguer les fictions et les essais qui s'éclairent les un les autres en mettant en avant la dimension poétique, esthétique, spirituelle, éthique et philosophique de l'oeuvre de Sylvie Germain. Remontant à la source de l'oeuvre, les lecteurs du Cahier entreront aussi dans l'atelier de l'écrivaine, au travers de fragments de journaux, d'essais d'actualité, d'une transcription d'un rêve qui aura nourri ses premières oeuvres ou encore par la découverte de nouvelles inédites.
Botaniste de renommée internationale, journaliste à la plume acérée, homme politique influent, collectionneur d'affiches éclairé, Gustave Dutailly, 1846-1906, est un personnage aux multiples talents. En léguant en juillet 1905 à la ville de Chaumont sa collection d'affiches, il jeta, sans s'en douter, les bases du Festival international d'affiches et des arts graphiques de Chaumont. Ce livre est une invitation à découvrir les pièces les plus remarquables de ce legs et à rencontrer une personnalité hors du commun.
Que de chemins mènent, à Dieu, le mien sera, charnel, annonce Moris Farhi en ouverture de ces Cantates des deux continents où il a réuni tous ses poèmes. Ils font écho à son oeuvre de romancier qui puise dans l'Histoire souvent noire et emprunte à l'épique. Ils sont un appel à la fraternité, un hymne à la vie, un chant cru, joyeux, paillard.
Résumé : "La Sémiramis du Nord", c'est ainsi que Voltaire appelait Catherine II, la Grande Catherine dont la légende est présente à toutes les mémoires. Tout au moins, le croit-on. Mais dans ce livre-ci, on découvrira bien des pages ignorées, quand ce ne serait que l'enfance d'une petite princesse allemande qui ne se sait nullement vouée à une auguste destinée, puis le sort malheureux de la jeune épouse du prince héritier de Russie, Cendrillon et souffre-douleur de l'impératrice Elisabeth qui occupe le trône. Vient ensuite le temps de la splendeur : monarque éclairé, écrivain elle-même, elle fraye avec les philosophes français, notamment Diderot et Voltaire ; femme de pouvoir, elle gouverne, édicte des lois, livre des guerres, tout en donnant libre cours aux exigences d'un tempérament excessif et en commettant quelques crimes, vieillit... Certes, l'Histoire est ici présente, mais aussi le grand art d'un écrivain qui sait fixer un geste, un regard, donner cent significations à un bref silence, à une odeur, à la couleur d'une chair, à tout ce qui reconstitue un univers et fait le plaisir de la lecture, d'une lecture à la fois forte et délicate, riche d'un héroïsme intime et d'une imposante grandeur.
Les médias, aujourd'hui, sont omniprésents et semblent avoir un poids de plus en plus important sur notre vie quotidienne mais aussi sur l'activité des entreprises. Ils peuvent dénoncer des scandales comptables ou financiers (Enron), révéler des restructurations d'entreprises (Danone. Arcelor-Mittal, Renault, PSA, Candia), contribuer à des débats autour de questions éthiques (les salaires des grands patrons, les résultats des sociétés du CAC40), ou encore environnementales (l'énergie nucléaire, le gaz de schiste, la pollution occasionnée par les entreprises). Ils influent ainsi sur le comportement et les décisions des dirigeants d'entreprise en matière de gestion, de création et de répartition de valeur. Dans ce contexte, une question importante apparaît : dans quelle mesure les médias remplissent-ils ce rôle de mécanisme de gouvernance ? C'est à cette question que cet ouvrage se propose de répondre. Il s'adresse aux enseignants-chercheurs et aux étudiants en doctorat, pour la pluralité des méthodes employées, la richesse des questions soulevées et des cadres théoriques mobilisés. Il vise aussi tous ceux qui s'intéressent à la gouvernance et aux médias.
C'est parce que le mutisme des voix animales est une sorte de fleuve des enfers, un Achéron, que j'ai souhaité intituler cet exposé"Le rameau d'or". On découvre en effet, chez Virgile et Michelet, dans le lien que l'historien entretient au poète, l'évocation d'une secrète analogie entre les animaux et les morts, entre les endormis que sont les animaux et les à demi vivants que sont pour nous les morts. Autres qu'il est difficile, voire dangereux d'approcher. Avant de les rencontrer, il faut se munir d'un mot de passe, d'un schibboleth, d'un rituel, d'un instrument orphique, ce qui n'exclut cependant pas l'effort et l'endurance. C pouvoir énigmatique, on peut le nommer indifféremment, finesse de l'oreille ou don de la traduction. La grâce est accordée à certains et refusée à d'autres, qui permet d'entendre et de comprendre le parler des à jamais silencieux, et d'administrer un remède à cette immémoriale séparation entre les bêtes et les hommes qu'on nomme pompeusement la différence zoo-anthropologique." Elisabeth de Fontenay.
A sa mort en 1870, Alexandre Dumas est l'un des écrivains les plus célèbres de son siècle. Cent-cinquante ans après, sa gloire n'a pas terni et ses oeuvres, traduites dans le monde entier, font de lui l'un des auteurs français les plus lus. Menant tambour battant une existence digne d'un roman, Alexandre Dumas appartient à la génération romantique qui rêva de changer le monde. Ses voyages, sa correspondance, ses échanges avec les artistes de son temps témoignent d'une énergie hors normes. Pour Dumas, la création littéraire est d'abord animée par sa passion pour le théâtre, bientôt suivie d'un engouement pour le genre romanesque, où il excelle. Maître du suspens et des rebondissements, Dumas porte aussi un regard critique sur son oeuvre et reste jusqu'à la fin fidèle au romantisme de sa jeunesse. Ce cahier consacré à Dumas invite à lire des inédits et des textes rares de l'auteur. Ecrivains et chercheurs apportent également leur regard sur une oeuvre qu'on ne finit pas de redécouvrir, et dont l'originalité tient tout ensemble à son caractère novateur, savant et accessible. Histoire, imagination, critique littéraire, stratégies auctoriales, tempérament d'artiste : tous ces aspects de la création dumasienne sont abordés dans ce cahier par les amateurs et les spécialistes de Dumas l'enchanteur.
Alain, les religions, la laïcité, l'antisémitisme Alain, philosophe athée, s'intéressait passionnément aux religions. C'est qu'il y voyait comme des miroirs, où l'humanité se projette et se reconnaît. Aussi en parle-t-il avec empathie et profondeur : je n'ai rien lu de plus beau sur les religions de la nature ("Pan"), de l'homme ("Jupiter") ou de l'esprit (judaïsme, christianisme). Et rien de plus juste, sur la laïcité. Mais comment celui qui écrivait qu'"il n'est permis d'adorer que l'homme" put-il tomber - tout en se le reprochant - dans l'antisémitisme que révèle son Journal inédit ? C'est ce que j'ai voulu essayer de comprendre.
Le train ralentit et s'arrêta dans un grincement de douleur. Pendant un moment, on n'entendit plus rien que le crachotement de la mitraillette. C'est alors que, d'une voix forte el pleine d'angoisse, je m'exclamai : "Des bandits !" "Bandidos !" hurla la fille. "Bandidos !" répéta sa mère, et ce mot terrible se répercuta de wagon en wagon. S'ensuivit un mouvement de panique bouffonne. Tous les passagers de notre compartiment se jetèrent au sol, dans un méli-mélo de bras et de jambes. Seule la mère garda son sang-froid. Elle se leva et, méticuleusement, entreprit de placer ses trésors en lieu sûr. Elle enfouit une bague dans son chignon et, faisant fi de la pudeur, releva ses jupes pour dissimuler dans ses culottes un peigne perlé. Les charmantes demoiselles du compartiment voisin faisaient entendre des pépiements de détresse. Dans le couloir, les officiers s'affairaient, aboyant des ordres et se bousculant les uns les autres...