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Analyse des pratiques des enseignants débutants. Approches didactiques
Carnus Marie-France ; Garcia-Debanc Claudine ; Ter
PENSEE SAUVAGE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782859192471
Selon quels processus se réalise le développement professionnel des enseignants débutants ? Telle est la question traitée par les auteurs de cet ouvrage, qui rassemble des contributions qui s'intéressent successivement à l'évolution du rapport au savoir des étudiants préparant les concours et des professeurs stagiaires, aux spécificités des pratiques des enseignants débutants puis à l'analyse comparative des pratiques d'enseignants débutants et expérimentés. Autant d'éléments de connaissance qui permettent à la fois de mieux saisir les dynamiques par lesquelles évoluent les conceptions et les pratiques des enseignants et de prévoir les moyens que la formation peut mettre en ?uvre pour agir sur ces dynamiques. Riche par la diversité des références, des disciplines (français, mathématiques, EPS, sciences physiques)et des niveaux scolaires concernés (de l'école primaire au lycée), l'ouvrage constitue une stimulante invitation à poursuivre les investigations sur la base de don-nées empiriques nouvelles présentées dans le livre mais aussi, à conforter le débat scientifique au sujet d'une question majeure posée de longue date, celle des changements qui se produisent (plus ou moins aisément) ou au contraire ne peuvent se produire, dans les pratiques d'un enseignant, tout au long de sa carrière.
L'objectif de cet ouvrage est de questionner de manière dialectique les articulations possibles entre les recherches sur le rapport au(x) savoirs) et la formation des enseignants, tous ordres d'enseignement confondus. Suivant des ancrages épistémologiques, théoriques ou méthodologiques variés (par exemple, sociologiques, cliniques ou didactiques), les contributions tentent de répondre aux questions suivantes : de quelle nature sont ces articulations ? Quelles sont leurs fonctions ? En quoi et dans quelle mesure les recherches sur le rapport au(x) savoir(s) enrichissent-elles la formation des enseignants ? En retour, comment la formation des enseignants interroge-t-elle les recherches sur le rapport au(x) savoir(s)? Quel dialogue finalement la recherche et la professionnalisation des enseignants entretiennent-elles dans le domaine de la formation initiale et continue des enseignants ? Les neuf chapitres de cet ouvrage collectif sondent donc les articulations entre les recherches portant sur le rapport au(x) savoirs) et la formation initiale et continue des enseignants. Selon les chapitres, ces articulations sont envisagées de manière sensiblement différente. Sans être mutuellement exclusives, il est possible de relever trois formes d'articulations : (1) elles consistent à s'appuyer sur des résultats de recherche pour élaborer des stratégies de formation, (2) à examiner en quoi une méthodologie de recherche peut ou non être transposée dans le domaine de la formation ou encore, (3) s'appuyer sur certains concepts issus de recherches sur le rapport au(x) savoir(s), ou sur le concept de rapport au(x) savoir(s) en lui-même, afin de fournir des leviers d'analyse des pratiques enseignantes ou encore, affiner certains dispositifs de formation initiale et continue.
Therriault Geneviève ; Baillet Dorothée ; Carnus M
La notion de rapport au(x) savoir(s) a connu un déploiement important dans le monde francophone au cours des années 1990 et 2000, dans des contextes d'éducation et de formation très variés. Ces recherches ont fait appel à des approches d'inspiration sociologique, clinique, anthropologique et didactique, afin de mieux cerner les différentes facettes du rapport au(x) savoir(s) d'élèves, d'une part, et d'enseignants, d'autre part. Or, très peu de recherches ont tenté de repérer et d'explorer simultanément les interrelations entre le rapport au(x) savoir(s) de l'enseignant et celui de l'apprenant. C'est précisément l'objectif que poursuit cet ouvrage en tentant de répondre à la question posée par Philippe Perrenoud dans un premier ouvrage coordonné par Vincent et Carnus (2015) : " Le rapport au savoir est-il contagieux ? " (p. 180). Les dix chapitres présentent ainsi des recherches empiriques permettant de recueillir certains éléments de réponse. Les auteurs mobilisent des approches novatrices et originales sur les plans théorique et méthodologique, à différents ordres d'enseignement. Les textes permettent d'observer qu'il y a bel et bien " une rencontre " entre le rapport au(x) savoir(s) de l'enseignant et de l'apprenant, mais cette rencontre demeure énigmatique en ce sens qu'il est difficile d'en cerner tous les processus d'influences réciproques et les enjeux de pouvoir qui s'y exercent.
RESUME : "L'Evangile du Bouddha" de Paul Carus est une oeuvre qui présente de manière accessible et érudite la vie et les enseignements du Bouddha. L'auteur s'efforce de rendre les philosophies bouddhistes compréhensibles pour le public occidental, en s'appuyant sur les textes sacrés et les traditions orales du bouddhisme. Ce livre, qui se veut à la fois une introduction et une analyse approfondie, explore les principes fondamentaux du bouddhisme, tels que le Noble Chemin Octuple, les Quatre Nobles Vérités et le concept de l'illumination. Carus met en lumière le rôle du Bouddha en tant que figure religieuse et philosophique, en soulignant sa quête de la vérité et de la libération de la souffrance. Le récit de la vie de Bouddha est entrelacé avec des paraboles et des enseignements qui illustrent les valeurs de compassion, de sagesse et de non-attachement. Le livre n'est pas seulement une biographie, mais aussi une exploration des implications spirituelles et éthiques de la pensée bouddhiste. En mettant en perspective les enseignements du Bouddha avec les courants philosophiques occidentaux, Carus offre une vision unique qui enrichit la compréhension interculturelle. Cette oeuvre est une invitation à la réflexion et à la méditation, encourageant le lecteur à appliquer les préceptes bouddhistes dans sa propre vie pour atteindre une paix intérieure durable. L'AUTEUR : Paul Carus, né en 1852 en Allemagne, est un philosophe et écrivain qui a joué un rôle clé dans la diffusion des idées orientales en Occident. Après des études en philosophie, Carus émigre aux Etats-Unis, où il devient rédacteur en chef du journal "The Open Court", une publication dédiée à la science, la religion et la philosophie. Profondément influencé par la pensée bouddhiste, Carus s'intéresse à l'intersection entre la spiritualité orientale et la rationalité occidentale. Son ouvrage "L'Evangile du Bouddha", publié en 1894, est considéré comme un texte pionnier dans l'introduction du bouddhisme aux lecteurs occidentaux. Carus est également connu pour sa correspondance avec des figures intellectuelles de son temps, telles que Thomas Edison et Leo Tolstoy, ce qui témoigne de son engagement dans le dialogue interculturel et interreligieux. Tout au long de sa carrière, il a écrit de nombreux livres et articles sur la philosophie, la religion et la science, cherchant à promouvoir une compréhension plus profonde entre les différentes traditions de pensée.
Dans le Madrid des années 1930, Matilde cherche un emploi. La jeune femme enchaîne les entretiens infructueux : le travail se fait rare et elles sont nombreuses, comme elle, à essayer de joindre les deux bouts. C'est dans un salon de thé-pâtisserie que Matilde trouve finalement une place. Elle y est confrontée à la hiérarchie, aux bas salaires, à la peur de perdre son poste, mais aussi aux préoccupations, discussions politiques et conversations frivoles entre vendeuses et serveurs du salon. Quand les rues de Madrid s'emplissent d'ouvriers et ouvrières en colère, que la lutte des classes commence à faire rage, Matilde et ses collègues s'interrogent : faut-il rejoindre le mouvement ? Quel serait le prix à payer ? Peut-on se le permettre ? Qu'est-ce qu'être une femme dans cet univers ?
Le tabou attribue à une personne, un objet ou un mot un caractère à la fois interdit et sacré. Mais lorsqu'il est fonctionnel, le tabou inscrit dans l'univers du sujet qui s'y soumet une discrimination logique qui prend sa source dans des sensations physiques. Un juif pieux vomira à l'idée qu'il a pu ingérer de la viande de porc, une femme baoulé enceinte avortera en mangeant du fruit proscrit, un homme bété développera un véritable syndrome d'influence pour avoir eu des jeux sexuels avec sa cousine parallèle. Mais après cette expérience, ils se penseront davantage juif pieux, baoulé ou bété. Cliniquement, l'imposition du tabou est donc une opération complexe qui transforme des catégories culturelles en représentations psychiques par l'intermédiaire de sensations corporelles. On comprend donc aisément que les thérapies traditionnelles, dans des situations de grands désordres psychologiques utilisent de telles prescriptions. Ainsi, les shamans apaches guérissent-ils les maladies des tics, dont nous savons qu'elles sont notoirement réfractaires à toute psychothérapie, par la mise en place de systèmes individuels de tabous alors que les cheiks musulmans du Maghreb ont plutôt tendance à faire appel aux tabous religieux. De même, un patient gravement perturbé, mélancolique ou schizophrène, pourra-t-il créer un univers à la logique singulière par une organisation obsessionnelle du monde structurée autour de tabous privés. Quoi qu'il en soit, on attend toujours du tabou qu'il réinstaure de tordre là où régnait le désordre du fait de la maladie, de l'acculturation ou de la déstructuration du groupe social. Nous invitons les cliniciens et les chercheurs à approfondir la notion de tabou injustement négligée, à explorer le fonctionnement de thérapies organisées selon la logique du tabou et à s'interroger sur la place qu'il occupe, parfois à notre insu, dans nos psychothérapies.
Qu'y a-t-il de commun entre le rituel de puberté chez les Beti du Cameroun et la prostitution homosexuelle des jeunes garçons dans les faubourgs parisiens ? Peut-on comparer le fonctionnement de l'initiation dans les rituels "thérapeutiques" du Candomblé de Bahía et la modification de la personnalité de jeunes gens engagés dans les sectes charismatiques en Occident ? Dans toutes ces situations, l'on observe une modification radicale de l'identité : une métamorphose. Ces transformations mettent-elles en oeuvre des processus fondamentaux de nature psychique ou mémo biologique ? Question insolite ! Pourtant les fourmis Raptiformica réussissent à maquiller leur odeur chimique pour mener à bien, incognito, leur entreprise de colonisation des Serviformica. La Nouvelle revue d'ethnopsychiatrie propose ici une idée originale née au confluent de disciplines diverses : toute entreprise de modification de la mémoire, psychique et biologique, se construit sur une utilisation systématique d'expériences traumatiques.
On peut admettre qu'un être humain soit défini par trois coordonnées : sa biologie, son psychisme et sa culture. Si les métis constituent une catégorie sociologique relativement bien définie et même, dans certaines sociétés, bénéficient d'un statut spécifique, en revanche aucune étude ne nous renseigne sur la façon dont se combinent deux univers culturels hétérogènes à l'intérieur d'un même sujet. Les patrimoines génétiques s'entremêlent, les identifications psychiques s'entrecroisent ; en va-t-il de même des systèmes culturels ? Jusqu'à quel point peuvent-ils se "métisser" tout en gardant leur cohérence interne et leur efficience ? A l'heure des déplacements massifs de populations et des émigrations généralisées, il s'agit d'une question première tant sur le plan théorique que sur celui des implications concrètes. La culture d'un sujet est partie constituante de son être-même ; du fait de sa cohérence, elle ordonne son univers du vrai et structure son fonctionnement cognitif. Y a-t-il un risque psychologique à mélanger ses références culturelles ? Pour soi-même ? Pour ses descendants ou les descendants de ses descendants ? Ou au contraire peut-on faire l'hypothèse d'une créativité délibérément choisie dans tout métissage culturel ? Au delà du métissage peut-on même aller jusqu'à penser que toute technique thérapeutique serait par essence syncrétique ?
Quiconque a approché les thérapies traditionnelles, s'est nécessairement rendu compte de la place centrale qu'y occupaient les objets tant dans l'établissement du diagnostic et le déroulement du processus thérapeutique que dans la résolution du transfert. Il s'agit tantôt de "faire parler" certains objets pour découvrir l'énigme du mal, tantôt de découvrir, puis d'annuler les objets maléfiques ou enfin de fabriquer des amulettes ou des talismans destinés à protéger la victime. Si les anthropologues se sont souvent attachés à décrire avec minutie la nature, l'industrie et l'utilisation des objets "enchantés", les psychologues en revanche n'y ont vu qu'une expression "symbolique" et naïve de désirs d'amour et de haine confusément perçus. Ce numéro prend naissance du triple constat suivant : 1) les thérapies traditionnelles semblent considérer que les objets constituent des opérateurs thérapeutiques spécifiques et efficaces ; 2) l'observation des processus montre que, sitôt qu'il apparait, l'objet contraint thérapeute et patient à modifier leur registre de fonctionnement ; 3) dans les conceptualisations occidentales, il n'existe aucune place pour traiter l'objet en dehors de l'univers du langage. Nous nous proposons donc d'explorer, et toujours de manière pluridisciplinaire, la fonction de l'objet dans les thérapies traditionnelles, sa possible utilisation dans les thérapies occidentales et enfin d'initier la nécessaire théorie générale de l'objet.