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100 Questions sur Dieu
Pisani Emmanuel
ARTEGE
13,45 €
Épuisé
EAN :9782360401024
Croire en Dieu est-il d'une autre époque?Pierre GardeilPour les Occidentaux l'homme est une évidence, mais qu'en est-il de Dieu? Telle est la question. L'ère du soupçon s'est généralisée. Nous serions tous devenus des saint Thomas: on ne croit que ce que l'on voit, et, comme on ne voit pas, alors on ne croit plus. «Croire» appartiendrait-il donc à une autre époque?E.P.: Serions-nous devenus des saint Thomas?P.G.: Oui, cependant je récuse la référence car saint Thomas est emporté par un grand élan de foi, et quand le Christ lui dit: «Mets tes mains là, touche-moi, touche mes plaies», il ne le fait pas, il tombe à genoux et dit: «Mon Seigneur et mon Dieu», ce qui va au-delà de la preuve qu'on lui offrait. Donc, laissons la foi de saint Thomas, et considérons ce que l'on appelle de ce nom comme «ne croire que ce qu'on touche, que ce qui peut être prouvé». Cela revient à ne croire qu'à la science, elle qui promet de nous apporter tant de bienfaits, tant de pouvoirs et tellement plus pour demain. Le paradoxe est que, d'une part, le christianisme fonde une telle position mais d'autre part, elle est radicalement insuffisante à combler ce pour quoi nous sommes faits.E.P.: En quoi le christianisme fonde-t-il la science?P.G.: Parce que la religion a beau exprimer un désir, un amour de l'être infini, une révérence, quelque chose comme le sentiment de ce qui nous dépasse et que nous devons adorer, elle est quand même d'une manière générale, associée dans le monde à toutes sortes d'idolâtries dont les origines sont obscures et souvent mauvaises. Elle est sacrificielle au mauvais sens du mot et elle répand à cause de cela sur le monde des superstitions qui nous empêchent d'en prendre possession.Or quand le Christ dit qu'il n'y a plus de race, qu'il n'y a plus d'objet pur et impur, qu'il n'y a plus de lieu, qu'il n'y a plus de temps, que tout cela n'est à considérer que relativement au bien de l'homme et que ce bien c'est de connaître le vrai Dieu, alors du coup il révèle la nature du christianisme... Historiquement et en profondeur, malgré toute querelle de surface, il donne le fondement même de la science.(...)
Les religions sont-elles condamnées à s'opposer et à être source de conflits en raison de la diversité et du caractère souvent contradictoire de leurs doctrines ? Lorsqu'elles sont missionnaires et prétendent détenir la vérité sur Dieu, le monde et l'homme, le caractère systématique de leurs énoncés théologiques et juridiques qui excluent les autres systèmes ne redouble-t-il pas ces conflits ? Comment dans ces conditions le dialogue interreligieux pourrait-il aller au-delà des rencontres et du dialogue de vie ? Peut-on penser du point de vue théologique une ouverture à l'autre qui assoie l'unité entre les religions, leur communion et leur réconciliation au niveau de la doctrine sans obliger chacune à renoncer aux énoncés de sa foi ? Pour envisager ces questions fondamentales qui concernent tous les acteurs impliqués dans le dialogue interreligieux ou la théologie du pluralisme religieux, plusieurs théologiens ont interrogé George Lindbeck afin d'évaluer si les principes qu'il avance pour repenser l'oecuménisme sont transposables au niveau de l'interreligieux. En effet, conscient de l'enjeu des différences doctrinales entre les Eglises chrétiennes, Lindbeck a questionné la nature d'une doctrine et a proposé un modèle post-libéral privilégiant la praxis, l'articulation entre l'action et le langage, la réactivation et la réadaptation constante des identités. Ces recherches montrent qu'en dépit de bien des limites de son modèle, on trouve chez le théologien luthérien une approche originale et féconde pour répondre à bien des défis contemporains.
Cette étude aborde la question du regard et de la compréhension de l'altérité religieuse d'un point de vue musulman, à la lumière de l'un de ses plus grands penseurs. A partir d'un questionnement sur le statut des non musulmans, l'auteur montre qu'il est nécessaire de partir des divisions qui ont marqué la première communauté musulmane, particulièrement après la mort du Messager de l'islam. Le phénomène de fragmentation, de divergence, d'ikhtilaf qui traverse les siècles est loin de satisfaire les musulmans car l'unité de la communauté reste l'idéal à atteindre. Cependant, à l'époque d'al-Gazali (m. 505/1111), les divisions s'amplifient, avec leurs cortèges de conséquences sociales et politiques redoutables. Soucieux de dépasser les conflits entre les écoles juridiques et théologiques, al-Gazali va développer une synthèse originale et inclusiviste qui neutralise le couperet communautariste et exclusiviste de certaines écoles islamiques et permet d'intégrer ses coreligionnaires au grand projet de l'islam sunnite. L'étude montre que son approche n'est pas sans conséquence dans le statut et le regard qu'il porte sur les non musulmans, qu'ils soient juifs, chrétiens, bouddhistes, etc. Plus encore, sa pensée permet de fonder une théologie islamique de l'autre et du dialogue.
Aux controverses et polémiques du Moyen-Age, le dialogue islamo-chrétien connaît sous l'impulsion du Concile Vatican II un tournant heureux. Ce dialogue n'en demeure pas moins exigeant et difficile. Ses prophètes et artisans doivent parfois s'affronter à des oppositions ou des critiques émanant tout aussi bien de leurs coreligionnaires que des penseurs de l'autre religion. L'histoire que retrace dans cet ouvrage le dominicain Emmanuel Pisani est celle de la position théologique du Père Anawati, personnalité éminente et expert au Concile sur les questions relatives à l'islam. S'il a cherché à justifier dans une conférence donnée au Caire le Il septembre 1978 le dialogue et la rencontre inter-religieuse sur la base d'une foi commune entre christianisme et islam, sa position suscita les foudres d'un enseignant de la prestigieuse Université d'al-Azhar, le Dr. al-Baraka. Dans sa réponse, celui-ci semble renouer avec les heures les plus vives des controverses théologiques. La traduction et la présentation des textes est donc une contribution notoire à l'histoire contemporaine de ce dialogue. Dans son commentaire, l'auteur offre par ailleurs des clefs précieuses de discernement et de méthodologie afin d'éviter les confusions sémantiques et théologiques pour ceux qui s'intéressent à la connaissance de l'une et l'autre religion ou qui s'impliquent dans le dialogue islamo-chrétien.
Comment définir l Église? Il s agit d une institution complexe qui a subi beaucoup de critiques tout au long de l histoire. C est à la fois pour tordre le cou à beaucoup de légendes et d idées reçues qu un certain nombre de théologiens et prêtres, experts sur ces questions, ont été interrogés par Emmanuel Pisani. Le dominicain leur a opposé non seulement les objections récurrentes des conversations avec les non croyants mais également les a conduits à donner leur témoignage sur la beauté de l Épouse du Christ. Tout en donnant à voir la dimension spirituelle de l Église, cet ouvrage répond aussi aux questions les plus simples qui, souvent, nous laissent sans réponse. Il s attache ainsi à rétablir beaucoup de vérités historiques et montre l Église, telle que voulue par le Christ.
L'Église de France s'engage de plus en plus à former la foi de tous les chrétiens quel que soit leur âge. En particulier, parallèlement aux propositions faites aux enfants et aux jeunes, elle multiplie les sessions de formation, week-ends, soirées d'échanges... pour les adultes. Ceci est indispensable et fécond. Il reste que la plupart des chrétiens n'ont pas la possibilité de participer à ces rencontres (problèmes de temps, de distance, de famille, de culture). Or, les chrétiens " ordinaires " ont besoin comme et, peut-être même, plus Glue les autres, de s'approprier la foi qu'ils ont reçue, d'en faire une véritable affaire personnelle pour en rendre compte et la communiquer autour d'eux, en la mettant en pratique dans la société actuelle. La prédication du dimanche est sans aucun doute le moyen le plus élémentaire et le plus riche pour permettre une telle formation du " plus grand nombre " des fidèles réguliers. Mais le découpage des lectures ne permettant pas toujours au prédicateur de construire une cohérence dans ses exposés au long des dimanches, l'auteur de ce livre propose une autre façon de faire : des prédications suivies pendant un mois, chaque année, autour d'un thème continu. Chaque lecteur pourra y trouver des idées de séquences catéchétiques, déjà expérimentées au cours de prédications dominicales dans des paroisses. Elles sont, bien sûr, à adapter selon les lieux, les temps, les communautés et les prédicateurs. Elles éclaireront aussi bien des personnes qui les liront tout simplement...
Ce livre est un parcours sur le christianisme pour ceux qui n'en connaissent pas grand-chose, qui viennent d'autres traditions ou qui sont simplement en recherche.
Agnès de La Barre de Nanteuil est la seule femme à avoir donné son nom à une promotion d'élèves officiers. Née dans une famille de vieille noblesse normande et parisienne, Agnès de Nanteuil connaît une enfance heureuse à Paris et en Bretagne et une jeunesse investie dans les mouvements de jeunes et l'Action catholique. Pendant la guerre, elle s'engage dans la résistance et devient agent de liaison. Dénoncée, arrêtée, torturée, Agnès est déportée par le dernier convoi de Rennes et meurt à Paray- le-Monial des suites d'une blessure reçue pendant le trajet. L'auteur prend soin de traduire le climat et les valeurs de cette époque à partir du témoignage direct de ceux qui l'ont vécue. Le récit poignant de sa vie, à partir de larges extraits d'écrits inédits, donne à cet ouvrage sa force et son authenticité. Préface de Gérard Cholvy, Professeur émérite des Universités ( Montpellier III ).
Le Père Matthieu Dauchez a tout quitté pour les enfants de Manille, les enfants de la rue et de la décharge publique. Avec une équipe d?éducateurs philippins, il arpente les rues pour leur offrir une vie d'enfants dans le cadre de la Fondation Tulay ng Kabataan: scolarisation, foyer d'insertion, programme de nutrition. Très vite, il constate que le vrai défi n?est pas de partir mais de demeurer fidèle au quotidien. Si les souffrances sont extrêmes, les fruits de cette fidélité et les grâces sont immenses. Le père Dauchez propose une relecture spirituelle à partir de ses rencontres quotidiennes et partage ici les leçons de dignité, de courage et d'amour que donnent les plus petits parmi les démunis.