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Les doctrines religieuses sont-elles condamnées à s'opposer ? Actes du colloque de l'ISTR des 6 et 7
Pisani Emmanuel
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204145183
Les religions sont-elles condamnées à s'opposer et à être source de conflits en raison de la diversité et du caractère souvent contradictoire de leurs doctrines ? Lorsqu'elles sont missionnaires et prétendent détenir la vérité sur Dieu, le monde et l'homme, le caractère systématique de leurs énoncés théologiques et juridiques qui excluent les autres systèmes ne redouble-t-il pas ces conflits ? Comment dans ces conditions le dialogue interreligieux pourrait-il aller au-delà des rencontres et du dialogue de vie ? Peut-on penser du point de vue théologique une ouverture à l'autre qui assoie l'unité entre les religions, leur communion et leur réconciliation au niveau de la doctrine sans obliger chacune à renoncer aux énoncés de sa foi ? Pour envisager ces questions fondamentales qui concernent tous les acteurs impliqués dans le dialogue interreligieux ou la théologie du pluralisme religieux, plusieurs théologiens ont interrogé George Lindbeck afin d'évaluer si les principes qu'il avance pour repenser l'oecuménisme sont transposables au niveau de l'interreligieux. En effet, conscient de l'enjeu des différences doctrinales entre les Eglises chrétiennes, Lindbeck a questionné la nature d'une doctrine et a proposé un modèle post-libéral privilégiant la praxis, l'articulation entre l'action et le langage, la réactivation et la réadaptation constante des identités. Ces recherches montrent qu'en dépit de bien des limites de son modèle, on trouve chez le théologien luthérien une approche originale et féconde pour répondre à bien des défis contemporains.
Ce volume rassemble la plupart des contributions du colloque d'avril 2018 sur les interactions entre imamites et chrétiens. Il montre que si les rapports des missionnaires, les récits de voyages, les oeuvres théologiques révèlent souvent des connaissances partielles et la persistance de préjugés, les interactions et les transferts sont réels : non seulement ils permettent une meilleure connaissance de l'autre, mais ils sont aussi le vecteur d'une transformation, à commencer par la manière dont l'autre, l'étranger, est appréhendé dans sa propre tradition religieuse.
Aux controverses et polémiques du Moyen-Age, le dialogue islamo-chrétien connaît sous l'impulsion du Concile Vatican II un tournant heureux. Ce dialogue n'en demeure pas moins exigeant et difficile. Ses prophètes et artisans doivent parfois s'affronter à des oppositions ou des critiques émanant tout aussi bien de leurs coreligionnaires que des penseurs de l'autre religion. L'histoire que retrace dans cet ouvrage le dominicain Emmanuel Pisani est celle de la position théologique du Père Anawati, personnalité éminente et expert au Concile sur les questions relatives à l'islam. S'il a cherché à justifier dans une conférence donnée au Caire le Il septembre 1978 le dialogue et la rencontre inter-religieuse sur la base d'une foi commune entre christianisme et islam, sa position suscita les foudres d'un enseignant de la prestigieuse Université d'al-Azhar, le Dr. al-Baraka. Dans sa réponse, celui-ci semble renouer avec les heures les plus vives des controverses théologiques. La traduction et la présentation des textes est donc une contribution notoire à l'histoire contemporaine de ce dialogue. Dans son commentaire, l'auteur offre par ailleurs des clefs précieuses de discernement et de méthodologie afin d'éviter les confusions sémantiques et théologiques pour ceux qui s'intéressent à la connaissance de l'une et l'autre religion ou qui s'impliquent dans le dialogue islamo-chrétien.
Ce premier numéro est axé sur les recherches actuelles conduites sur le Coran et la pluralité des herméneutiques proposées. Michel Cuypers signe un article où il répond à un des contempteurs de l?analyse rhétorique appliquée au Coran. El-Sayed Amin, enseignant à l?université al-Azhar, propose une mise au point exégétique à frais nouveau sur la question de la violence dans le Coran. Jean-Louis Déclais présente une traduction de la sourate al-A?raf et montre l?existence de procédés midrashiques. Mohammad-Ali Amir-Moezzi rend compte de l?apport de l?enseignement des imams à propos de la sourate al-Qadr. Geneviève Gobillot, en suivant la méthode inductive de lecture du Coran, traite de la question de l?histoire et de la géographie sacrée dans le Coran à partir de l?exemple de Sodome. Enfin, Mehdi Azaiez propose une analyse de la présence d?une figure rhétorique décisive dans le Coran, celle de l?allocutaire coranique. Le Mideo reste des Mélanges et l?on trouvera dans ce numéro un article important de Philippe Vallat dont la recherche sur Abu Bakr al-Razi entre dans un dialogue et un débat soutenu de recherche et d?interprétation avec ses collègues.